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mercredi 24 mai 2017

Il n'y a pas de miracle Allemand

Pour celles et ceux, sans doute nombreux au sommet de l'Etat désormais, qui s'imaginent qu'il y aurait quelque chose comme un "miracle allemand". 
Il s'est simplement produit ces dernières années un rattrapage : Angela Merkel a su corriger les énormes dégâts causés à l'économie et à la société allemandes par la politique antisociale du chancelier Gerhard Schröder au début des années 2000. Et cela notamment en adoptant des éléments clés du modèle social français comme le SMIC...

Gullaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Économiques

vendredi 24 février 2017

Laetitia Vasseur : « Tout le monde a intérêt à l’obsolescence programmée »




Le Monde | 24.02.2017

Ancienne collaboratrice parlementaire et spécialiste des modèles économiques innovants, Laetitia Vasseur a cofondé en 2015 l’association HOP, Halte à l’obsolescence programmée. Elle milite contre ce symbole d’une société du tout jetable pour consacrer du temps à ce qui importe vraiment. Une position qu’elle développe dans Du jetable au durable. En finir avec l’obsolescence programmée publié en janvier chez Gallimard et coécrit avec Samuel Sauvage.

samedi 7 novembre 2015

Pour l'instant, la politique de l'offre est un flop !

Par Fabien Piliu | 06/11/2015

Selon l'Insee, les chefs d'entreprises industrielles ne prévoient plus que d'augmenter de 1% leurs investissements en 2015, soit moins qu'en 2014 ! Sachant que l'emploi est toujours en berne, un constat s'impose : la politique de l'offre du gouvernement fait un bide retentissant.

mardi 9 décembre 2014

Le revenu des 10 % les plus riches est 9,5 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres

Par Claire Guélaud | 09.12.2014

Jamais en 30 ans le fossé entre riches et pauvres n’a été aussi prononcé qu’actuellement dans les économies avancées. Aujourd’hui, dans les 34 pays membres de l’Organisation de Coopération et de Développement économiques (OCDE), le revenu des 10 % de la population les plus riches est 9,5 fois plus élevé que celui des 10 % les plus pauvres. Dans les années 1980, ce rapport était de 7 à 1, souligne, dans un document de travail rendu public mardi 9 décembre, l’économiste Federico Cingano - il travaille au sein de la direction de l’emploi de l’OCDE.

mardi 25 novembre 2014

Pourquoi le capitalisme aura disparu dans... moins de 40 ans

Jean-Yves Paillé  |  21/11/2014 |

Fin de l'accumulation du capital, automatisation, réchauffement climatique, pollution... Dans le livre “Le capitalisme a-t-il un avenir ?”, un collectif réunissant un sociologue, un historien et un économiste voit dans la conjoncture actuelle certaines tendances qui pourraient mener à la fin de l’économie de marché.

mardi 4 novembre 2014

« L’origine des problèmes aujourd’hui réside dans le dogme de la croissance économique »

ENTRETIEN AVEC MARIE-MONIQUE ROBIN

Pourquoi avez-vous consacré un documentaire à la croissance ?

Marie-Monique Robin - L’idée de ce documentaire m’est venue, à la suite de ceux que j’avais réalisés sur l’agro-industrie, parce qu’il me paraît évident que l’origine de tous les problèmes dans lesquels nous sommes aujourd’hui réside dans le dogme de la croissance économique. Tous les jours, nos hommes politiques et les journalistes ne cessent de déplorer l’absence de croissance ou sa faiblesse. A la radio, à la télévision, il y a une incantation permanente, quasi-pathologique, à la croissance parce que, selon eux, elle résoudrait les problèmes du chômage et de la pauvreté. J’ai voulu faire ce documentaire précisément pour comprendre comment on en était arrivé là et pourquoi la croissance est devenue le paradigme indépassable. Parallèlement, nous avons atteint les limites de notre modèle économique, comme en témoignent de façon inouïe le réchauffement climatique, l’épuisement des ressources naturelles, l’effondrement des écosystèmes, la sixième extinction des espèces. Pour la première fois de son histoire, l’humanité toute entière est dans une situation gravissime. L’enjeu aujourd’hui, c’est sa survie et il y a urgence !
Je voulais aussi montrer que, partout dans le monde, des gens avaient compris cette situation et qu’ils dessinaient à leur échelle ce que pourrait être la société post-croissance en s’engageant dans des alternatives concrètes, dans les domaines de l’agriculture urbaine, des énergies renouvelables, des monnaies locales et sociales. Cette société, qui est déjà en marche, n’est pas basée sur le toujours plus mais sur le toujours mieux en prônant des valeurs telles que la convivialité, le partage, la coopération, l’échange, la créativité, etc.

mardi 21 octobre 2014

Une révolution décroissante


Par Marc Petel Secrétaire fédéral à l'Europe (91) pour la motion 4 - professeur d'économie en Prépa sciences Po et chargé d'enseignement à l'université d'Evry












1) Liminaires : Qu’est-ce qu’une révolution ?

Il existe différentes définitions de la notion de révolution, certaines sont très larges et ont le mérite de la clarté, d’autres mettent en avant des critères plus précis et sont donc plus propices à l’analyse du phénomène. Nous avons choisi de n’en étudier que trois, de la plus globale à la plus détaillée.

mercredi 24 septembre 2014

L’ultime logique de l’accroissement de la productivité

PAR FRANÇOIS LECLERC | 29 JUILLET 2014 |

La liste des pays qui connaissent un vieillissement de leur population s’allonge, conséquence d’une vie plus durable et d’une baisse de la natalité. C’est notamment le cas en Chine, résultat dans ce cas de la politique de l’enfant unique. Lorsque cette question est abordée, c’est pour souligner le mauvais rapport entre population active et inactive qui en résulte – pesant sur les systèmes de retraite par répartition – ainsi que l’augmentation des coûts médicaux afférents qui contribue à déséquilibrer les finances des systèmes de santé. Il est oublié que c’était éminemment prévisible et aurait dû faire l’objet de provisions. En France, un fonds de réserve pour les retraites a bien été institué en 2001 par le gouvernement Jospin, mais il a été siphonné sous Sarkozy avant l’heure prévue de 2020, en raison de la crise financière.

samedi 13 septembre 2014

Dominique Méda: «Une autre voie que le modèle libéral ou la sortie de l’euro»

PAR JOSEPH CONFAVREUX | 10 SEPTEMBRE 2014 

Les déclarations des responsables socialistes ne font pas qu'épouser les discours de la droite. Elles sont la marque d’un conservatisme idéologique tributaire d’un modèle périmé.

Le refrain entonné en cette rentrée parlementaire par les responsables socialistes est affligeant pour ceux et celles qui jugent qu’ils ne font, ainsi, qu’emboîter le pas à ce que préconise la droite, que ce soit en matière de contrôle des chômeurs, d’organisation du travail, ou encore de recherche éperdue de la croissance, perçue comme la panacée de toute politique économique.

mardi 2 septembre 2014

La chute de la France

Par paul Krugman | 28 Août  2014 | 
Traduction par Sylvie Tassin | Article en version originale ici 

François Hollande, président de la France depuis 2012, aurait pu être un espoir. Il a été élu sur la promesse de tourner le dos aux politiques d’austérité qui ont tué le redressement économique trop bref et insuffisant de l’Europe. Dans la mesure où la justification intellectuelle de ces politiques ne tenait pas et était vouée à  s’écrouler rapidement, M.Hollande aurait pu être le meneur d’un bloc d’états exigeant un changement de politique. Or le destin en a décidé autrement. Une fois au pouvoir M. Hollande a promptement plié, cédant complètement aux demandes de davantage d’austérité.

jeudi 14 août 2014

Politique économique : le changement, ça doit être maintenant

Par Guillaume Duval  | 14.08.2014 |

L'Europe, menacée par la déflation, retombe dans la stagnation. Il faut d'urgence arrêter la course au moins disant social et l'austérité budgétaire excessive qui plombent la demande intérieure en France et en Europe. Et c'est possible. Explication en six points.

lundi 11 août 2014

Le gouvernement tétanisé par le scénario noir de la rentrée

PAR MARTINE ORANGE | 10 AOÛT 2014 

La rentrée s’annonce sous de sombres auspices pour le gouvernement. Selon les prévisions du Trésor, toute l’Europe, y compris l’Allemagne, est prise dans une spirale déflationniste. Tous les espoirs de retrouver la croissance, d’endiguer le chômage, de redresser les comptes publics risquent d’être réduits à néant. Montebourg milite pour un changement de politique. Valls hésite et Hollande ne dit rien.  

Déflation. François Hollande a lâché le mot. « Il y a un vrai risque déflationniste en Europe. En France, l’inflation n’a jamais été aussi basse », déclare-t-il le 3 août au Monde. En marge d’un entretien sur les relations avec l’Allemagne au moment du centenaire de la Première Guerre mondiale, le président de la République n’a pu s’empêcher de s’attarder longuement sur les risques encourus dans la zone euro. Comme si, après avoir découvert les sombres prévisions économiques lors du séminaire gouvernemental du 1er août, il estimait urgent de préparer l’opinion publique à une rentrée difficile. Comme s’il lui fallait prendre tout de suite à témoin les Français pour leur annoncer que le sol se dérobait sous ses pieds.

vendredi 1 août 2014

Une société sans croissance: la politique à l’heure de la « grande stagnation »

Par Fabien Escalona publié le 28.07.2014
Enseignant à Sciences Po Grenoble

L’entrée des démocraties occidentales dans une ère sans croissance paraît de plus en plus crédible. Or, le triomphe de l’Etat nation libéral-démocratique et social a été profondément lié aux «Trente Glorieuses». Que peut-on en attendre pour l’avenir de nos régimes politiques ?

Nicolas Sarkozy se faisait fort d’aller la «chercher avec les dents», tandis que François Hollande la guette désespérément. En son nom, Pierre Gattaz prétend « tout renégocier » : aucun sacrifice ne serait de trop pour précipiter son retour, du Smic aux seuils sociaux dans les entreprises. Au niveau de l’Union européenne (UE), une stratégie baptisée « Europe 2020 » lui a été dédiée, en l’affublant des adjectifs «intelligente, durable et inclusive».

jeudi 5 juin 2014

Stiglitz : «L'austérité aggrave la crise»

« Mon livre invite à stimuler la demande. On ne regarde que les dépenses, on ne s'intéresse qu'aux déficits, mais il faut retrouver un équilibre. Il faut emprunter et réaliser davantage d'investissements, dépenses publiques comprises ».


Joseph Stiglitz, prix Nobel d'économie, était l'invité du Tiger forum organisé par la TSE de Toulouse. Fidèle à des analyses en rupture avec le prêt-à-porter libéral, le professeur américain parle croissance, emploi, politique de la demande et dépenses publiques.

mardi 20 mai 2014

Jean Gadrey : « S’affranchir du mythe de la croissance et reprendre la main »


Les politiques actuelles ne marchent plus. Il faut en finir avec cette idée que sans croissance rien n’est possible, affirme l’économiste Jean Gadrey, membre du comité de soutien du parti Nouvelle Donne. Nul besoin d’attendre une hypothétique croissance pour partager le travail, réduire la pauvreté et la précarité, ou taxer les transactions financières.

Il est temps d’en finir avec cette idée du candidat François Hollande en 2012, reprise sans cesse par le Président, selon laquelle « sans croissance, il n’y a pas de redressement économique, pas de création d’emploi » et même pas de progrès social possible. Cette idée nous condamne à l’impuissance politique.

mercredi 19 mars 2014

Vous pensez que les robots vont vous piquer votre boulot ? Vous avez raison

Par Sophie Fay 15 03 2014

La nouvelle vague d'automatisation des tâches menace désormais les jobs qualifiés des juristes, vendeurs, techniciens et financiers... La fin des classes moyennes ?

C'est une vague qui submerge l'Amérique et gagne l'Europe. Une grande peur pour les uns, un immense espoir pour les autres. Pour tous les économistes en tout cas, c'est une vraie question : les nouvelles technologies vont-elles laminer les millions de jobs qualifiés - mais un rien répétitifs ! - qui ont fait la prospérité des classes moyennes et des économies développées ? Finis les agents de banque, les comptables, les traducteurs, les assistants juridiques, les laborantins, les techniciens qualifiés, les chauffeurs de taxi ou les livreurs... Tous bientôt remplacés par des "robots-ordinateurs" à la puissance de calcul et de travail infinie.

La faute aux processeurs ultraperformants, aux capteurs médicaux, aux voitures automatiques et aux drones qui s'agitent déjà dans les labos de recherche et développement... "Le logiciel dévore le monde", a résumé Marc Andreessen, le visionnaire fondateur de Netscape.

lundi 10 mars 2014

Nouvelles controverses sur la croissance

Jean Pisani-Ferry commissaire général à la stratégie et à la prospective |  04/03/2014

Et si l’establishment se mettait à douter ?
L'idée que la croissance va revenir graduellement fait consensus au sein des gouvernements. Mais d'autres hypothèses sont développées, telle celle d'une "stagnation séculaire".

Pour la plupart des gouvernements, savoir quel taux de croissance économique il est raisonnablement possible d'espérer pour les années à venir est une question primordiale. Et, au moins pour les pays avancés, c'est une question à laquelle il est devenu particulièrement difficile de répondre.

Si l'avenir est à l'image du passé récent, les perspectives sont mauvaises. Depuis 2008, la croissance a été régulièrement inférieure aux prévisions. Parmi les pays les plus affectés par la crise financière, seuls quelques-uns - les USA, l'Allemagne et la Suède - se sont solidement installés sur le chemin d'une croissance dynamique. Pourtant même pour eux, le PIB de 2013 a été largement inférieur aux prévisions faites avant la crise.


vendredi 28 février 2014

Révolution copernicienne : pour le FMI, les inégalités nuisent à la croissance


Une récente étude de l’institution prend le contre-pied des théories néolibérales. Chiffres à l’appui, elle démontre que les politiques de redistribution, loin d’être préjudiciables à l’économie, engendrent des croissances plus fortes et plus durables.

lundi 24 février 2014

Jusqu’où confier le développement aux entreprises?


"Au nom de la rentabilité à court terme, on sacrifie le développement social et environnemental à plus long terme. Les investisseurs étrangers ont quatre responsabilités vis-à-vis du développement : la première est financière, au sens du partage de la valeur économique et du paiement de l’impôt. La deuxième touche à la création d’emploi : quelles conditions réserve-t-on aux salariés et aux sous-traitants ? La troisième est sociétale et environnementale : quelle est l’utilité sociale réelle du bien ou du service produit ?"

Entretiens croisés – La tendance est à faire de l’aide publique un levier pour favoriser l’investissement privé dans les pays en développement. Et pour en assurer les « performances sociales et environnementales ». Avec quels résultats ? Quelle conception de l’entreprise ? Des questions qui méritent débat.

jeudi 20 février 2014

Partage du travail, "le facteur temps"

Par Frédéric Lutaud, membre du Bureau national du PS pour la motion 4
Discours prononcé à l’occasion du Forum européen « Partage du travail maintenant ! » qui se déroulait le 19 Novembre à Strasbourg.

Cher(e)s camarades, cher(e)s ami(e)s,

Si nous sommes venus débattre aujourd'hui, c'est parce que nous savons que la diminution du temps de travail n'est pas une simple mesure économique. Elle est bien plus que ça. La diminution du temps de travail est le levier qui permettra de basculer sur un nouveau modèle de développement. Elle est le socle de toute émancipation sociale. Autrement dit, la pierre angulaire qui fonde en pratique un choix de société. Celui-ci repose sur ce que j’appellerai le facteur temps.

Le facteur temps travaille nos sociétés et se décline en 5 piliers :

Premier pilier
Du temps libéré sur le travail pour travailler tous.
Aucune sortie de crise n'est possible si nous n'apportons pas rapidement une solution au chômage de masse qui vient d’atteindre le triste record de 12,2% en Europe.
Pour cela il n'y a pas de recette miracle, de madrigal magique, juste du bon sens. Le volume d'heures travaillées a diminué d’environ 10 % depuis 1950 tandis que la croissance a augmenté  de 1000 %. Tandis que la population active à augmenté de 23 %, creusant l’encart encore un peu plus entre l’offre et la demande de travail.