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jeudi 22 juin 2017

Flexibilisation du travail ou transition écologique, il faut choisir !

Par Aurore Lalucq | 22/06/2017 | Codirectrice de l'Institut Veblen pour les réformes économiques

La volonté du gouvernement de flexibiliser les emplois amènera à une précarisation des conditions de travail qui va irrémédiablement à l’encontre de la transition écologique. Des pays anglo-saxons à l’Allemagne, la flexibilisation du marché du travail s’est certes traduite par des créations d’emplois, mais des emplois mal rémunérés et peu protégés. On peut considérer qu’il vaut mieux être mal employé que chômeur, c’est un choix de société. Mais il faut être conscient que ce choix, par l’accroissement des inégalités qu’il provoque, est aussi complètement anti-écologique.

vendredi 24 février 2017

Laetitia Vasseur : « Tout le monde a intérêt à l’obsolescence programmée »




Le Monde | 24.02.2017

Ancienne collaboratrice parlementaire et spécialiste des modèles économiques innovants, Laetitia Vasseur a cofondé en 2015 l’association HOP, Halte à l’obsolescence programmée. Elle milite contre ce symbole d’une société du tout jetable pour consacrer du temps à ce qui importe vraiment. Une position qu’elle développe dans Du jetable au durable. En finir avec l’obsolescence programmée publié en janvier chez Gallimard et coécrit avec Samuel Sauvage.

jeudi 5 novembre 2015

Cinq thèses de l'écologie révolutionnaire des peuples du Sud

Par Mohammed Taleb | 7 Août 2015

Les cinq thèses présentées ci-dessous sont d'une certaine façon un condensé des orientations politiques, philosophiques, éthiques et spirituelles des grands mouvements de la résistance socio-écologique des peuples du Sud, et notamment, des mouvements éco-paysans, des peuples autochtones, des mouvements de libération nationale, des réseaux tricontinentaux et plurireligieux de la théologie de la libération.

mercredi 4 novembre 2015

François Hollande et l’excellence écologique ? La bonne blague !

Par Coralie Schaub 2 novembre 2015

En matière d’écologie, on savait l’exécutif champion du grand écart entre le discours et les actes. Alors que François Hollande jurait en 2012 vouloir «faire de la France la nation de l’excellence environnementale», il n’a cessé, depuis, de faire preuve d’incohérence et d’agir exactement dans le sens opposé. Abandon de l’écotaxe poids lourds, choix du tout-routier au détriment de modes de transport plus écologiques, innombrables gages accordés à l’agriculture industrielle, visite présidentielle en Alberta (Canada), là où est extrait des sables bitumineux le pétrole le plus sale du monde, atermoiements sans fin pour cesser les aides à l’exportation des centrales à charbon ou les avantages fiscaux accordés au diesel, coupes incessantes dans les budgets du ministère de l’Ecologie… La liste est loin d’être exhaustive. On avait presque fini par s’y faire. Et même par en rire jaune - c’est meilleur pour la santé et ça permet de ne pas se ruiner en mouchoirs.

dimanche 1 novembre 2015

Jusqu'où iront-ils dans la provocation ?

PAR JEAN-PIERRE HARDY | 31 OCTOBRE 2015 

Les travaux de construction de l'aéroport de Notre Dame des Landes vont "reprendre".

C'est la première info que j'ai lue sur mon réseau social préféré ce matin. Stupeur, colère, honte, ce sont les mots qui me sont venus à l'esprit. Il y a quelques jours, je disais à des amis, s'ils n'annoncent pas le démarrage de la construction de l'aéroport avant la COP21, ce sera calme, sinon, les risques de violences deviennent importants.

samedi 31 octobre 2015

COP 21 : un accord est nécessaire, mais pas celui-là !

Attac France 19 octobre 2015

Ce lundi à Bonn (Allemagne), à quarante-deux jours de l’ouverture de la COP 21 (30 nov - 11 déc), les négociateurs des pays membres de l’ONU vont devoir se prononcer sur un nouveau texte de négociations. Plus court, mais guère plus compréhensible ni ambitieux, ce texte fait disparaître la contrainte climatique et préfère des dispositifs volontaires, non contraignants et dramatiquement insuffisants, entérinant les crimes climatiques de demain.

jeudi 20 novembre 2014

Pourquoi nous n’avons pas voté la Charte des États Généraux - Intervention au Bureau national du 18 Novembre 2014

Par Frédéric Lutaud, membre du Bureau national

CherEs camarades,

Nous déplorons que deux mois de contribution aux États Généraux, avec toute la richesse militante que cela représente pour notre parti, s’achèvent dans la précipitation : 48h pour déposer des amendements à une charte rédigée par un comité de rédaction restreint à la direction. Et nous devons voter dans la foulée au Bureau national sur un texte dont nous prenons connaissance à l’instant des modifications.
Sur la méthode, c’est franchement regrettable que nous ne nous donnions pas les moyens de la réflexion et du recul sur un document qui engage notre identité socialiste.

Nous découvrons un texte remanié sur de nombreux points depuis sa version précédente fournie la veille. Nous relevons des améliorations notables.
D’abord en ce qui concerne le titre où la notion de « nouveau progressisme » dans laquelle nous ne nous retrouvons pas a disparu. Y aurait-il un progressisme archaïque à opposer au « nouveau progressisme » ? Nous sommes socialistes donc progressistes. Nous l’avons toujours été. Nous n’avons pas besoin de nous justifier. Cela relève pour ainsi dire du pléonasme.
Mais surtout, si nous revendiquons sans conteste notre attachement au progrès, il ne faudrait pas que cela encourage la tentation cultivée par certains de substituer le mot « progressisme » à celui de « socialisme ». Le « progressisme » fait référence dans les esprits au blairisme et aux tentatives de recentrage que l’on a pu voir aux État-Unis.
Pour nous, le socialisme reste une idée neuve, une idée d’avenir. C’est elle que nous voulons défendre.

samedi 29 mars 2014

L’économie circulaire, une réponse à tout


Les adeptes de l’économie circulaire, dont fait partie François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’économie circulaire, se donnent jusqu’en 2017 – la fin de mandat de François Hollande – pour qu’une loi en faveur de l’économie circulaire soit votée. Le pari sera probablement tenu, car cette approche pour changer le système – en profondeur et en douceur – semble avoir réponse à tout : gain économique, préservation des ressources, création d’emplois, le tout en injectant de l’innovation et du sens dans les rouages.

mardi 25 février 2014

Séminaire : "Transition écologique : quelle valeur donner à la nature ?"


Le prochain séminaire de la Chaire "Reconversion écologique, travail, emploi et politiques sociales" (Fondation Maison des sciences de l’homme et Université de Paris Dauphine) en collaboration avec l’Institut Veblen et le soutien de la Fondation de l’écologie Politique, traitera de la question de la valeur.

PRESENTATION

S’il s’agit de repenser nos modèles de développement dans une perspective de soutenabilité, une transition des régimes de valeurs s’impose. Concomitamment à cette évolution, la question des enjeux à valoriser et des modalités de leur valorisation est essentielle. Lors de cette séance, nous ferons dialoguer réflexions philosophiques et travaux comptables.

INTERVENANTS

DATE ET LIEU

Le 10 mars de 14h à 17h à la FMSH, 190, avenue de France, 75013 (métro quai de la gare) salle 638.

INSCRIPTIONS


contact [@]geraldinethiry.be

mercredi 5 février 2014

La liste des banques qui contribuent le plus au réchauffement climatique




















+3,6°C d’ici la fin du siècle. Ce sera la hausse de la température planétaire selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Un redoux printanier se transformera en canicule, un hiver sec et froid en pluies torrentielles. Les gouvernements continuent de discuter de cette sombre perspective à Varsovie, dans le cadre de la conférence de Nations Unies. Pendant que pays et lobbies négocient, les investissements coulent à flot vers l’un des secteurs qui émet le plus de gaz à effet de serre : le charbon, l’énergie sale par excellence. Depuis l’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto en 2005, censé aider les États à diminuer leurs émissions, le secteur bancaire a investi ou prêté 165 milliards d’euros pour extraire toujours plus de charbon. Soit plus de 18 milliards par an en moyenne.


vendredi 31 janvier 2014

Le défi de la rénovation énergétique des logements

La Fabrique Ecologique
Fondation pluraliste de l’écologie

cliquer sur l'image pour vous inscrire
vous invite à participer à la première édition des Ateliers co-écologiques 
À l’occasion de la publication de la note : 

Le défi de la rénovation énergétique des logements
Comment amplifier le passage à l’acte des ménages
Lundi 10 février de 19h à 21h

Assemblée nationale (Salle Colbert)




Inscription obligatoire, une pièce d'identité vous sera demandée à l'entrée.
Pour en savoir plus sur les ateliers co-écologiques, rendez-vous sur notre site.

dimanche 26 janvier 2014

Transition énergétique : le gouvernement patauge


Rédaction retardée, prise en compte lacunaire du débat national de 2013, rapports reportés, flou sur les scénarios d’évolution de la demande : les critiques pleuvent sur le projet de loi sur la transition énergétique.

La future loi de programmation sur la transition énergétique possède déjà son acronyme technocratique : « LPTE. » Mais a-t-elle seulement un contenu ? La dernière réunion du Conseil national de la transition écologique (CNTE), mi-janvier, a saisi d’inquiétude les représentants des ONG. Le brouillon du projet de loi n’est toujours pas prêt et la direction générale de l’énergie et du climat (DGEC), le service ministériel chargé de rédiger le document, dit manquer de ressources pour s’y atteler. Il n'y a pas non plus de tableau de suivi comparant la synthèse du débat national de l’année dernière (voir ici)au contenu de la future loi.
Pire, lorsque les associations ont fait leur propre inventaire, elles sont tombées de haut : pas même la moitié des conclusions du débat acceptées en juillet dernier par l’ensemble des acteurs (associations, syndicats, collectivités, État) sont aujourd’hui reprises par l’administration. Selon Anne Bringault, porte-parole de la coordination des ONG, la perte en ligne avoisine les 70 %...

mardi 7 janvier 2014

1972-2012 : le Club de Rome confirme la date de la catastrophe


08 AVRIL 2012 |  PAR JEAN-PAUL BAQUIAST





















Il y a quelques semaines, le Club de Rome célébrait le quarantième anniversaire de son célèbre rapport (surnommé «Halte à la croissance?»), dit aussi Rapport Meadows, du nom de son principal rédacteur. Ce rapport avait été présenté au public le 1er mars 1972, à partir d’une commande faite par le même Club de Rome (créé en 1968) au Massachusetts Institute of Technology (MIT) en 1970.


jeudi 26 décembre 2013

Stiglitz : « Les maux de notre économie n'ont pas été résolus pour une raison simple : nous avons demandé aux gens qui ont créé la crise de la résoudre. »

Le prix Nobel d’économie 2001, pape du néo-keynésianisme, décrypte les enjeux de l'économie sociale et solidaire en temps de crise et affirme que les solutions de long terme portées par cette alternative sont une réponse à la crise.


Comment définiriez-vous l'économie positive et en quoi est-elle nécessaire en ces temps de crise ?

JOSEPH STIGLITZ - L'économie positive milite pour un changement de la structure de notre économie vers une vision à plus long terme, génératrice d'une croissance plus pérenne, ce qui est indispensable. Notre société est pour l'instant trop concentrée sur le court terme, cette conception du système a d'ailleurs provoqué la crise financière. 

mardi 17 décembre 2013

Ces innovations vont-elles doper la croissance ?


Les nouvelles technologies vont bientôt bousculer nos modes de production et de communication. Mais de là à doper la croissance...

Innovations : ils n'ont plus que ce mot à la bouche. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, les a placées au cœur de sa stratégie de reconquête industrielle ; Anne Lauvergeon, l'ex-patronne d'Areva, plaide pour les ériger en principe constitutionnel, et Fleur Pellerin, la ministre de l'Economie numérique, en est déjà à son deuxième plan pour les défendre. Les innovations sont devenues la pierre philosophale de la sortie de crise, le seul espoir de voir la France rester debout sur le ring de l'économie mondialisée.

Pas de croissance perpétuelle

Les Echos | 17/12/2013 | par Jean-Marc Jancovici né en 1962, ingénieur français diplômé de l'École polytechnique et de École nationale supérieure des télécommunications de Paris. Il est associé de Carbone 4 et président de The Shift Project.

Depuis qu'il existe des négociations sur le climat, il est courant de dire que, si nous ne « faisons rien », les émissions continueront à augmenter indéfiniment, jusqu'au moment où… où quoi, exactement ? Le repère généralement proposé est connu :  avec des émissions croissant fortement, nous risquons de 4 à  6° C  en plus en 2100. C'est beaucoup :  à la sortie de la dernière ère glaciaire, la moyenne planétaire n'a gagné que 5° C en dix mille ans. Une même hausse en un siècle signifierait une claque que peu imaginent. Mais, en annonçant des émissions croissant sans limites en cas d'inaction, les partisans de l'action accréditent, paradoxalement, une idée très sympathique :  « ne rien faire » signifierait une économie encore en croissance sur quatre-vingt-sept ans, quoi que puisse faire le climat ! Evidemment, c'est une illusion. A raison de 3 % à 5 % de croissance du PIB par an, les prélèvements et rejets de toute nature augmenteraient presque à la même vitesse. D'ici à 2100, nous aurions multiplié tout ce qui est flux physique  -  énergie, extraction de minerais, poissons pêchés et artificialisation des sols - par 5 à 10. Est-ce seulement possible ? C'est peu probable, quand on voit que plusieurs régions du monde sont déjà sous stress d'approvisionnement physique, avec un PIB qui patine depuis un certain temps, comme le Japon depuis vingt ans ou l'Europe depuis 2006. Dans les deux cas, c'est l'impossibilité de consommer plus de pétrole - depuis 2005, l'offre mondiale de brut n'augmente presque plus - qui est en cause. Le pétrole alimentant tout ce qui roule, vogue ou navigue, donc tout ce qui permet les échanges, s'il n'y a pas assez de pétrole, il n'y aura pas assez de PIB.
En clair, nous avons déjà sous les yeux deux blocs où, faute d'avoir organisé une baisse ordonnée de la consommation d'énergie fossile, c'est désormais une limite physique qui nous y conduit de manière bien moins agréable : l'absence d'action n'a pas du tout amené la croissance perpétuelle… Au niveau mondial, le « business as usual » généralisera cette situation bien avant 2100. Faute d'action, nous cumulerons alors des ennuis climatiques croissants avec une baisse continue des moyens d'y faire face. Alors, l'inaction, bonne affaire ?

mercredi 11 décembre 2013

L’automobile va devenir un moyen de transport en commun, selon les Européens

En raison des prix, les acheteurs de voitures neuves sont toujours plus âgés : en moyenne 52 ans en France.

Le moindre rayon de lumière étant bon pour le moral en berne des constructeurs automobiles français, le trentième Observatoire Cetelem de l’automobile, qui a été dévoilé jeudi 5 décembre 2013, apporte de fait un (modeste) réconfort.

Après une chute vertigineuse des immatriculations de voitures neuves depuis 2009 (de 2,3 millions à plus de 1,7 million estimées en 2013), soit presque 23 % de recul, les ventes devraient frémir en 2014 selon les prévisions de l’Observatoire et de la société d’études et de conseil BIPE.


dimanche 8 décembre 2013

Le réseau français et européen contre les grands projets inutiles imposés prend de l’ampleur


Le réseau français et européen contre les grands projets inutiles imposés prend de l’ampleur

Ce week-end voit se dérouler de nombreuses actions contre les Grands projets inutiles imposés. Les luttes locales ont commencé à se mettre en réseau, partageant expériences et informations. Car la même logique destructive et corrompue est à l’œuvre dans tous ces projets lancés en Europe par les gouvernements et les multinationales.

De nombreux citoyens et peuples, en France, en Europe et dans le monde, s’interrogent de plus en plus sur la pertinence de projets pharaoniques : infrastructures liées à la production ou au transport de personnes, de marchandises, d’énergie (barrages, centrales nucléaires), de matières premières (mines) ou de ’biens’ manufacturés ; complexes touristiques, sportifs ou commerciaux...
Négligeant les conséquences pour les populations concernées, les dégâts environnementaux et climatiques induits, sur la finitude de la planète, politiques et multinationales prétendent vendre aux citoyens ces équipements au nom de l’« attractivité du territoire » ou du « développement ». Face à cette pression toujours plus forte, la mise en réseau de nombreuses luttes locales commence à se développer.

mardi 12 novembre 2013

Les chances de limiter le réchauffement climatique diminuent, alerte l'ONU


"Le défi auquel nous faisons face n'est pas technique [...], il est politique." C'est ainsi que le secrétaire exécutif du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), l'Allemand Achim Steiner, a commenté le rapport annuel de l'ONU sur le réchauffement climatique publié avant la conférence annuelle sur le climat à Varsovie la semaine prochaine.

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) seront de 8 à 12 milliards de tonnes au-dessus des objectifs en 2020, même si les pays étudiés adhèrent aux accords sur la limitation des émissions, selon ce document. Les scientifiques estiment que, si le réchauffement était contenu sous les 2 °C, les pires conséquences du changement climatique pourraient être évitées, mais, selon ce rapport, cela impliquerait de réduire les émissions de GES de 14 % d'ici à 2020.