Le sociologue Bernard Friot affirme que la logique actuelle du système de retraite, loin d’être obsolète, comme on voudrait le faire croire, mériterait au contraire d’être étendue, et permet d’imaginer une société où le travail serait libéré à la fois du marché de l’emploi et de l’emprise de la finance (lire « Retraites, un trésor impensé »). Il détaille ici sa proposition.
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mercredi 30 septembre 2015
A partir des retraites, imaginer un salaire à vie
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Retraites, un trésor impensé
mercredi 12 mars 2014
Un nouveau coup contre les retraités et les salariés
Communiqué commun de la CGT et de l’UGICT-CGT | lundi 10 mars 2014
"Rappelons que l’ensemble de ces dispositions sont ardemment défendues par la partie patronale au motif des difficultés financières des régimes. Dans le même temps, les entreprises perçoivent 200 milliards d’euros de la part de l’Etat, plus de vingt fois le déficit annuel de l’ensemble des régimes de retraite, soi-disant pour favoriser l’emploi…"
jeudi 30 janvier 2014
Et l’Allemagne recule sur l’âge de la retraite (63 ans!)…
Le gouvernement de coalition allemand va adopter, ce 29
janvier, une réforme des retraites ramenant l'âge de départ de 67 à 63 ans à
terme. Il s'agit d'une concession d'Angela Merkel aux socio-démocrates membres
de sa majorité.
Premier grand dossier épineux pour le nouveau gouvernement
allemand: la réforme des retraites. Andrea Nahles,
la ministre sociale-démocrate du Travail, doit présenter sa proposition pour
ramener l’âge la retraite à 63 ans, en Conseil des ministres ce mercredi 29
janvier.
Le Parlement devrait ensuite voter la réforme en mai, et
celle-ci sera effective à partir du 1er juillet. Grâce à une écrasante
majorité de 504 sièges sur 631, la grande
coalition entre le SPD et la CDU devrait réussir à faire passer
la réforme.
Actuellement, l’âge légal de départ à la retraite en
Allemagne est fixé à 65 ans et trois mois, et est repoussé chaque année pour
atteindre 67 ans en 2030. Le SPD avait pris cette mesure en 2009, dans le cadre des réformes
Schröder. Cinq ans et plusieurs échecs électoraux plus tard, les
sociaux-démocrates font donc demi-tour et ont imposer une nouvelle réforme à
Angela Merkel.
jeudi 3 octobre 2013
Pas un trimestre de plus, pas un euro de moins !
Signer l'appel des socialistes pour les retraites
Plus de 5000 militants socialistes ont déjà signé l'appel. L'allongement de la durée de cotisation n’est pas acceptable ! D’abord, parce qu’augmenter d’un trimestre tous les trois ans de 2020 à 2035 la durée des cotisations revient à maintenir les actifs plus longtemps sur le marché du travail, alors que tant de chômeurs cherchent à y rentrer. Cette mesure irresponsable va aggraver le chômage de masse et les inégalités de pension femmes-hommes (40 % des femmes ne peuvent partir à la retraite à taux plein, contre 23 % des hommes). Ensuite, cette mesure tourne le dos au progrès social dans son ensemble. Si nous avons accompli tous ces progrès technologiques pour réaliser des gains de productivité considérables ce n’est pas pour travailler plus longtemps, mais pour libérer du temps sur le travail productif. Pierre Mauroy disait, lors d’un discours au Sénat, l’importance de la retraite à 60 ans pour les catégories populaires et concluait en s’adressant à la Droite : « La différence entre vous et nous, elle est là : notre priorité, ce sont les travailleurs. ». Allonger la durée de cotisation c’est renoncer aux valeurs du socialisme et à son principe d’émancipation.
Plus de 5000 militants socialistes ont déjà signé l'appel. L'allongement de la durée de cotisation n’est pas acceptable ! D’abord, parce qu’augmenter d’un trimestre tous les trois ans de 2020 à 2035 la durée des cotisations revient à maintenir les actifs plus longtemps sur le marché du travail, alors que tant de chômeurs cherchent à y rentrer. Cette mesure irresponsable va aggraver le chômage de masse et les inégalités de pension femmes-hommes (40 % des femmes ne peuvent partir à la retraite à taux plein, contre 23 % des hommes). Ensuite, cette mesure tourne le dos au progrès social dans son ensemble. Si nous avons accompli tous ces progrès technologiques pour réaliser des gains de productivité considérables ce n’est pas pour travailler plus longtemps, mais pour libérer du temps sur le travail productif. Pierre Mauroy disait, lors d’un discours au Sénat, l’importance de la retraite à 60 ans pour les catégories populaires et concluait en s’adressant à la Droite : « La différence entre vous et nous, elle est là : notre priorité, ce sont les travailleurs. ». Allonger la durée de cotisation c’est renoncer aux valeurs du socialisme et à son principe d’émancipation.
samedi 7 septembre 2013
Retraites : le vrai problème des retraites, c’est le chômage
Pierre Polard - Membre du Conseil National du Parti Socialiste - Motion 4
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| Pierre Polard |
A chaque fois que l’on aborde la « réforme » des retraites, c’est pour mettre en avant le déficit, le caractère supposé insoutenable de notre régime par répartition. Poursuivre l'article…
dimanche 1 septembre 2013
Financer les retraites, c'est d'abord vaincre le chômage de masse
Par Frédéric Lutaud, membre du Bureau national du PS
Nous venons de prendre connaissance du projet de réforme des retraites du gouvernement et c’est avec déception que nous constatons l’incohérence des dispositions. Certaines vont dans le bon sens mais sont immédiatement contredites par l’orientation générale. Ce qui aurait pu être une mesure phare du quinquennat de François Hollande accouche finalement d’une logique comptable déséquilibrée et sans envergure.
« Comment peut-il manquer aujourd’hui de l’argent pour maintenir et prolonger les conquêtes sociales alors que la production de richesses a considérablement augmenté depuis la libération, période où l’Europe était ruinée ? »
Stéphane Hessel 2010
Stéphane Hessel 2010
Nous venons de prendre connaissance du projet de réforme des retraites du gouvernement et c’est avec déception que nous constatons l’incohérence des dispositions. Certaines vont dans le bon sens mais sont immédiatement contredites par l’orientation générale. Ce qui aurait pu être une mesure phare du quinquennat de François Hollande accouche finalement d’une logique comptable déséquilibrée et sans envergure.
Certes, il y a bien la création d’un compte personnel de prévention de la pénibilité et de périodes de coupures dans le travail, l’aide aux salariés subissant des temps partiels, la prise en compte des congés maternités, la possibilité donnée aux étudiants de racheter une année de cotisation retraite, des mesures pour les petites pensions agricoles garantissant une pension minimale. Le refus de recourir à l’augmentation de la CSG est aussi une bonne chose et nous souscrivons à l’augmentation des cotisations dans un pays qui a vu sa richesse produite augmenter de 1000 % en 60 ans. Seulement, depuis 1982, la part des salaires s’est écroulée de 11 points au profit du capital, il nous semble donc naturel que les grandes entreprises contribuent plus que toute autre à l’effort financier pour combler le déficit des retraites. Force est de constater que ce n’est pas le cas dans le projet du gouvernement, car la hausse de la part patronale des cotisations retraites sera entièrement compensée par une baisse des cotisations de la branche famille et la baisse du « coût du travail ». Ce sont donc essentiellement les salariés qui sont mis à contribution.
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Retraites
Il était pourtant question de réduire les inégalités femmes-hommes à la retraite…
Le communiqué de presse de Osez le Féminisme
Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a annoncé hier soir
les mesures principales concernant la réforme des retraites : allongement de la
durée de cotisation et création d'un compte pénibilité. Les mesures
annoncées sont extrêmement en-deçà des attentes et ne permettront pas de
réduire les écarts de
pensions entre les femmes et les hommes.
mercredi 10 juillet 2013
Texte d'orientation socialiste sur les retraites
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mercredi 19 juin 2013
Assurer l’avenir des retraites et de notre protection sociale
Les précédentes réformes de retraite ont eu des effets
catastrophiques, qui n’ont pas fini de se faire sentir. Une étude récente de la
Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques a
calculé que si les réformes de 1993, 2003 et 2008 s’étaient appliquées aux affiliés
de la CNAV et de la MSA-salariés de la génération 1938, ceux-ci auraient eu des
pensions de base réduites de 28 % en moyenne lors de la liquidation, et de 35 %
sur l’ensemble de leur période de retraite.
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