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dimanche 12 juillet 2015

Adoptées, les lois Macron et Rebsamen taillent à la hache dans le droit du travail


11 JUILLET 2015 |  PAR MATHILDE GOANEC

Passage en revue des deux lois sociales du gouvernement, la loi Macron et la loi Rebsamen, qui achèvent leur (chaotique) parcours législatif. Au-delà du prix des lunettes et du permis de conduire, ces deux textes sont porteurs de changements majeurs, notamment sur le travail et l'emploi.

Macron à l'économie, Rebsamen au travail, chacun sa loi symbole. Durée du voyage législatif pour la loi sur la croissance, l’activité et l’égalité économique, qui a finalement été adoptée par 49-3 vendredi 10 juillet ? Sept mois, émaillés par l’émergence des députés frondeurs, la reprise en main par Manuel Valls du gouvernement socialiste ainsi que la montée en puissance d’un ministre ex-banquier, Emmanuel Macron.

mardi 9 décembre 2014

La tectonique des plaques ou les théories de la Macron-économie !


Par Laurent Beaud, Secrétaire fédéral pour la motion 4 | 08 décembre 2014

Alors que les Etats Généraux des Socialistes viennent de se conclure - ils s’étaient donné pour ambition de vouloir réfléchir à refonder ou reconstruire leur identité et ont abouti  à la Charte des socialistes pour le progrès humain - certains membres du gouvernement prennent liberté d’agir et de dire des choses que le Parti Socialiste (dont ils sont issus, et par lequel ils ont été élu) n’a jamais ingéré ou intégré dans ses valeurs, ses fondamentaux. Un façon pour les grands énarques penseurs de notre parti d’adresser un pied de nez à la base militante.

lundi 3 novembre 2014

Le Medef propose de supprimer délégués du personnel et CHSCT, et de « licencier sans motif »

PAR GERARD FILOCHE | 03 NOVEMBRE 2014 | 

Le Medef vient de formuler une proposition choc (cf AFP, 28 oct. 2014)  en suggérant de ne conserver qu’une seule instance de représentation du personnel (IRP) dans les entreprises. Dans un document transmis aux cinq organisations représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), les trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) proposent de créer un « Conseil d’entreprise » dans les entreprises de plus de 50 salariés, qui serait « l’instance unique de représentation du personnel ».

PS : c'est la dernière en date de Gattaz, la plus terrible,, le Medef propose de supprimer le motif du licenciement, je l’avais prédit c’est leur but ultime : dénoncer la convention 158 de l’OIT ! licencier sans motif c'est le comble du viol de la dignité du salarié, cela revient à avoir le droit de dire  : "dehors, on te chasse de ton emploi, et on ne te dira pas pourquoi".
Le « conseil d'entreprise » dans les plus de 50 salariés, (3% des entreprises) reprendrait l’ensemble des prérogatives dévolues jusqu’ici au Comité d’entreprise, au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), aux délégués du personnel et aux délégués syndicaux.

mercredi 10 septembre 2014

La pauvreté qui se cache derrière le miracle allemand

PAR ARNAUD LEFEBVRE · 06 FÉVR. 2014

Au sein d’une zone euro en crise, la machine allemande semble avoir trouvé la formule secrète pour renouveler le miracle de l’après-guerre : taux de chômage faible, croissance économique et hausse des exportations. Toutefois, derrière ce panorama enchanteur, se cache une âpre réalité sociale pour la quatrième économie mondiale et le deuxième pays exportateur le plus important de la planète, explique la BBC.

jeudi 14 août 2014

J.C. Werrebrouck : "Une crise de surproduction mondiale"

Propos recueillis par Rémy Brisson | 4 décembre 2013 |

Jean-Claude Werrebrouck revient ici sur la pensée dominante selon laquelle nous serions confrontés à une crise de l’offre, et non de la demande. Or si la déflation salariale améliore la compétitivité-prix d’un pays (souvent confondue avec la productivité), elle aboutit aussi, en comprimant la demande, à restreindre non seulement la consommation interne mais aussi les débouchés à l’export des pays concurrents. Appliquer à tous une politique mercantiliste à l’allemande ou à la chinoise est une aberration : tout le monde ne peut exporter plus qu’il n’achète… Une analyse que j’avais développée naguère dans le blog, sous le titre : "Zone euro : tous exportateurs !" OD

Le regain de compétitivité des pays d’Europe du sud provient-il exclusivement des politiques d’austérité menées par les gouvernements ou faut-il y voir également des gains de productivité ?

J.-C. Werrebrouck : Cela provient effectivement, essentiellement, de la baisse des salaires. Je pense que l’on confond beaucoup productivité et compétitivité. Il faut savoir que la compétitivité peut être obtenue par des gains de productivité, ou simplement par une baisse du coût du travail.
Avec une hausse de la productivité, le « gâteau économique » devient plus grand, pour des investissements en capital et en travail identiques. Cette part supplémentaire peut être utilisée pour baisser les prix de la marchandise produite, pour accroître les profits ou pour augmenter les salaires.

mercredi 12 mars 2014

Les allègements de charges pourront servir à verser des dividendes

(avec AFP) 07-03-2014

« L'acte politique du pacte revient à s'en remettre au seul patronat pour régler les problèmes économiques et sociaux », a estimé Thierry Lepaon

D'après Pierre Gattaz, le président du Medef, à l'origine du pacte de responsabilité, l'usage que feront les entreprises des allègements de charge ne sera pas contrôlé.

Les entreprises décideront de l'usage qu'elles feront des allègements de charges promis dans le cadre du pacte de responsabilité, y compris la distribution de dividendes, a déclaré jeudi 6 mars le président du Medef, Pierre Gattaz.

samedi 8 mars 2014

Le diagnostic de la motion 4 confirmé par les Économistes Attérés

Un très bon texte sur la "politique de l'offre" qui rejoint notre analyse sur la baisse du "coût du travail". La motion 4 s'était déjà exprimée sur les contradictions inhérentes au "Pacte de responsabilité". Les chercheurs des Économistes Atterrés confirment notre diagnostic même si l'on peut regretter que ne soit pas suffisamment prise en compte l'analyse sur les gains de productivité et le partage du travail.


Un pacte irresponsable

05 Mars 2014 - 23:25 par Anne EydouxAntoine MathHenri Sterdyniak

Introduction : 
En France, où les cotisations sociales sont la source du financement de la protection sociale, le débat sur la lourdeur des “charges” sociales pesant sur les entreprises est récurrent. Les arguments les plus fréquemment avancés sont d'une part que le coût du travail trop élevé, notamment au voisinage du Smic, dissuaderait les employeurs d'embaucher une main-d'œuvre non qualifiée devenue trop chère, et d'autre part que ce coût du travail constituerait un désavantage compétitif qui mettrait les entreprises françaises en difficulté dans la concurrence mondiale. Dans une situation où la dévaluation monétaire est devenue impossible dans les pays de la zone euro, la baisse du coût du travail est ainsi envisagée comme une modalité de dévaluation interne, à même de stimuler la compétitivité et l'emploi sans agir directement sur les salaires et même selon certains sans nuire au pouvoir d’achat des salariés.