Affichage des articles dont le libellé est Industrie. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Industrie. Afficher tous les articles

lundi 20 mars 2017

Elie Cohen : « Je crains une pénurie massive d’ingénieurs en Europe »


LE MONDE ECONOMIE | 20.03.2017 à 06h37 | Propos recueillis par Annie Kahn

L’économiste, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po, affirme que les problèmes complexes d’urbanisme, de santé ou de transports, entre autres, nécessitent des réponses industrielles. La robotisation et la mondialisation ne condamnent pas les métiers industriels en France. Bien au contraire. A condition de s’adapter à la nouvelle demande.

jeudi 9 mars 2017

Emploi : en 2016, l’industrie a perdu près de 25.000 salariés

L’INSEE a publié hier les chiffres de l’emploi en France en 2016. Si le solde global sur un an est de 187.000 emplois créés, l’industrie baisse de près de 10%.

L’emploi continue d’augmenter au quatrième trimestre 2016, soutenu par l’intérim.

jeudi 30 octobre 2014

Les robots vont-ils nous mettre au chômage ?



FRANÇOIS BUGEON INGÉNIEUR-CHERCHEUR 27 OCTOBRE 2014 À 16:55

Bientôt, 30% des travailleurs seront remplacés par des systèmes robotisés. Nos sociétés sont-elles préparées à de tels taux de chômage ?

Deux faits économiques majeurs s’imposeront durant le XXIe siècle : d’une part, le retour des taux de croissance à leur étiage historique aux alentours de 1%. D’autre part, la généralisation de la robotisation qui devrait permettre de remplacer les travailleurs humains dans des secteurs d’activité jusque-là inaccessibles à l’automatisation.

mercredi 24 septembre 2014

L’ultime logique de l’accroissement de la productivité

PAR FRANÇOIS LECLERC | 29 JUILLET 2014 |

La liste des pays qui connaissent un vieillissement de leur population s’allonge, conséquence d’une vie plus durable et d’une baisse de la natalité. C’est notamment le cas en Chine, résultat dans ce cas de la politique de l’enfant unique. Lorsque cette question est abordée, c’est pour souligner le mauvais rapport entre population active et inactive qui en résulte – pesant sur les systèmes de retraite par répartition – ainsi que l’augmentation des coûts médicaux afférents qui contribue à déséquilibrer les finances des systèmes de santé. Il est oublié que c’était éminemment prévisible et aurait dû faire l’objet de provisions. En France, un fonds de réserve pour les retraites a bien été institué en 2001 par le gouvernement Jospin, mais il a été siphonné sous Sarkozy avant l’heure prévue de 2020, en raison de la crise financière.

dimanche 21 septembre 2014

Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui”

ENTRETIEN | Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Propos recueillis par Olivier Pascal-Moussellard - 18/09/2014

Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation : les « communaux collaboratifs ». Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d'organisation sociale fondée sur l'intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l'innovation et la culture du partage. Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c'est déjà une réalité. Entretien.

dimanche 27 juillet 2014

Retour à une croissance séculaire faible ou deuxième révolution industrielle ?

Le débat Gordon vs Brynjolfsson et McAfee

Par Bertrand Jacquillat - 24/07/2014

Aux Etats-Unis comme en Europe, on constate un déclin du poids de l’industrie au profit du secteur des services. Le même basculement semble s’opérer entre ces deux secteurs que celui intervenu dans la seconde partie du XXe siècle entre l’agriculture et l’industrie. Celui qui s’opère aujourd’hui est à relativiser dans la mesure où, en s’externalisant, une partie des services n’est plus comptabilisée dans l’industrie. Ce basculement est par ailleurs normal, les gains de productivité dans l’industrie étant supérieurs à ceux dans les services, les prix relatifs des premiers par rapport aux seconds baissent, ce qui mécaniquement diminue leur part dans la comptabilité nationale.

jeudi 10 avril 2014

Le « choc de compétitivité » stimulera d’abord… les profits !


Croissance faible, pouvoir d'achat déprimé, chômage à un niveau record : l'Insee ne voit pas venir l'embellie que devait susciter la politique économique néolibérale de Hollande. Et les cadeaux aux entreprises seront utilisés à 50 % « pour accroître ou préserver leurs marges ».

samedi 29 mars 2014

L’économie circulaire, une réponse à tout


Les adeptes de l’économie circulaire, dont fait partie François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’économie circulaire, se donnent jusqu’en 2017 – la fin de mandat de François Hollande – pour qu’une loi en faveur de l’économie circulaire soit votée. Le pari sera probablement tenu, car cette approche pour changer le système – en profondeur et en douceur – semble avoir réponse à tout : gain économique, préservation des ressources, création d’emplois, le tout en injectant de l’innovation et du sens dans les rouages.

mercredi 26 mars 2014

Pourquoi les entreprises relocalisent en France



Bercy a tenté de comprendre ce mouvement «prometteur». L'étude de trente cas montre qu'elles veulent surtout améliorer la logistique, la qualité des produits et leur image.

Après la période des délocalisations, voici venir celle des relocalisations! Si l'heure n'est pas au retour massif des entreprises françaises sur le sol national, le phénomène commence à être suffisamment notable pour que Bercy s'y intéresse. La Direction générale de la compétitivité de l'industrie et des services (DGCIS) a tenté de comprendre les motivations de 30 d'entre elles qui ont récemment rapatrié des activités - les projets varient de 30.000 à 40 millions d'euros, pour une moyenne de 7,5 millions. L'étude publiée montre que «ces entreprises souhaitent surtout améliorer la logistique et la qualité de leur production, et bénéficier d'une meilleure image, notamment du “made in France”».

mercredi 19 mars 2014

Vous pensez que les robots vont vous piquer votre boulot ? Vous avez raison

Par Sophie Fay 15 03 2014

La nouvelle vague d'automatisation des tâches menace désormais les jobs qualifiés des juristes, vendeurs, techniciens et financiers... La fin des classes moyennes ?

C'est une vague qui submerge l'Amérique et gagne l'Europe. Une grande peur pour les uns, un immense espoir pour les autres. Pour tous les économistes en tout cas, c'est une vraie question : les nouvelles technologies vont-elles laminer les millions de jobs qualifiés - mais un rien répétitifs ! - qui ont fait la prospérité des classes moyennes et des économies développées ? Finis les agents de banque, les comptables, les traducteurs, les assistants juridiques, les laborantins, les techniciens qualifiés, les chauffeurs de taxi ou les livreurs... Tous bientôt remplacés par des "robots-ordinateurs" à la puissance de calcul et de travail infinie.

La faute aux processeurs ultraperformants, aux capteurs médicaux, aux voitures automatiques et aux drones qui s'agitent déjà dans les labos de recherche et développement... "Le logiciel dévore le monde", a résumé Marc Andreessen, le visionnaire fondateur de Netscape.

samedi 8 mars 2014

Le diagnostic de la motion 4 confirmé par les Économistes Attérés

Un très bon texte sur la "politique de l'offre" qui rejoint notre analyse sur la baisse du "coût du travail". La motion 4 s'était déjà exprimée sur les contradictions inhérentes au "Pacte de responsabilité". Les chercheurs des Économistes Atterrés confirment notre diagnostic même si l'on peut regretter que ne soit pas suffisamment prise en compte l'analyse sur les gains de productivité et le partage du travail.


Un pacte irresponsable

05 Mars 2014 - 23:25 par Anne EydouxAntoine MathHenri Sterdyniak

Introduction : 
En France, où les cotisations sociales sont la source du financement de la protection sociale, le débat sur la lourdeur des “charges” sociales pesant sur les entreprises est récurrent. Les arguments les plus fréquemment avancés sont d'une part que le coût du travail trop élevé, notamment au voisinage du Smic, dissuaderait les employeurs d'embaucher une main-d'œuvre non qualifiée devenue trop chère, et d'autre part que ce coût du travail constituerait un désavantage compétitif qui mettrait les entreprises françaises en difficulté dans la concurrence mondiale. Dans une situation où la dévaluation monétaire est devenue impossible dans les pays de la zone euro, la baisse du coût du travail est ainsi envisagée comme une modalité de dévaluation interne, à même de stimuler la compétitivité et l'emploi sans agir directement sur les salaires et même selon certains sans nuire au pouvoir d’achat des salariés.

vendredi 7 mars 2014

Un robot en France, un ouvrier en Chine

L’organisation du travail comparée chez Renault Trucks et Dongfeng

On oppose souvent la production industrielle en France et en Chine : il y aurait, d’un côté, un « modèle chinois » caractérisé par la copie des savoir-faire, une main-d’œuvre peu qualifiée et des produits de faible qualité ; de l’autre, un « modèle français » plus innovant, avec une maîtrise supérieure de la fabrication et des productions de meilleure tenue. L’étude comparative de l’organisation du travail chez Renault Trucks et chez son partenaire Dongfeng met à mal ces idées reçues.

jeudi 6 mars 2014

Robotique de services : «La France est la Californie de l'Europe»



« La robotisation des entreprises va entraîner la suppression des tâches pénibles et répétitives mais il y aura un effort de transformation de certains métiers. »

Ils pourront opérer avec plus de précision ou veiller sur nos aînés à domicile. Les robots à tout faire sont pour demain et la France a une carte à jouer dans ce secteur d'avenir. C'est le message que martèle Arnaud MontebourgLe ministre du redressement productif a annoncé mardi la création d'un fond d'investissement public-privé doté de 80 millions d'euros, Robolution Capital, pour développer de nouvelles générations de robots qui doperont les exportations françaises du futur, avec à la clé de nouveaux emplois industriels.

mercredi 26 février 2014

Les entreprises ne créent pas l’emploi


Il faut avoir sérieusement forcé sur les boissons fermentées, et se trouver victime de leur propension à faire paraître toutes les routes sinueuses, pour voir, comme s’y emploie le commentariat quasi-unanime, un tournant néolibéral dans les annonces récentes de François Hollande [1]. Sans porter trop hauts les standards de la sobriété, la vérité appelle plutôt une de ces formulations dont Jean-Pierre Raffarin nous avait enchantés en son temps : la route est droite et la pente est forte — mais très descendante (et les freins viennent de lâcher).

Entreprise, mon amour ?

En effet, droit, c’est droit ! Et depuis l’origine. Evidemment, pour s’en apercevoir, il aurait fallu prêter un peu plus attention aux six premiers mois de la présidence Hollande, où tout a été posé pour cinq ans, et les actes et la logique des actes.

jeudi 13 février 2014

La Grèce réinvente son économie sans l’euro et sans intermédiaires au profit d’une autogestion ouvrière

Par Héctor Estepa vu sur Pressenza Publié le 11 février 2014 par El Don

La Grèce peine à se réinventer. Six années de récession et quatre autres de sévères coupes budgétaires ont coulé les finances du pays, que la présidence grecque de l’Union européenne a inauguré officiellement la veille au milieu d’importantes mesures de sécurité qui ont transformé Athènes en une forteresse. De plus, le courage de l’un des peuples les plus déprimés d’Europe s’est évanoui… ce qui n’a rien d’étonnant avec un taux de chômage supérieur à 27 % et une pauvreté multipliée par sept au cours des cinq dernières années.

Certains se rebellent néanmoins face à cette situation. Le panorama est propice à l’expérimentation et les grecs en profitent. Certains n’ont rien à perdre ; d’autres n’ont pas le choix : soit ils cherchent des mesures alternatives afin de percevoir un revenu, soit ils sombrent dans la misère.

vendredi 31 janvier 2014

120 000 emplois détruits dans l'industrie en 3 ans : pourquoi la grande purge ne fait que commencer


Par Jean-Pierre Corniou, directeur général adjoint du cabinet de conseil Sia Partners.

Plus de 1 000 usines fermées et 120 000 emplois perdus. Tel est le constat dressé par une étude publiée par Trendeo. Faut-il croire qu'il y a trop d'emplois dans le secteur industriel et que le phénomène est amené à se poursuivre ?

Jean-Pierre Corniou : Toutes les études publiées depuis quelques années illustrent l’ampleur de la réduction des effectifs industriels en France depuis 30 ans. De 1980 à 2007, donc avant la crise, la France a perdu 36% de ses effectifs industriels. Ce phénomène s’est accéléré depuis 2000, et s'est encore accru depuis 2008 sous l’effet de la crise. La part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011. Mais il faut souligner qu’une partie de l’emploi naguère considéré comme industriel est désormais externalisé auprès d’entreprises de services spécialisés. Il y a donc une partie de destruction nette, et une part de transfert vers des activités de service.

mercredi 29 janvier 2014

Un capitalisme qui avantage toujours plus les dividendes et la rente


L'Insee publie ce mercredi un dossier sur « trente ans de vie économique et sociale ». On y découvre la formidable montée en puissance d'un capitalisme qui avantage la rente et les dividendes servis aux actionnaires.

C’est un ouvrage remarquable que publie ce mercredi 29 janvier l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) : pour la première fois, il présente et met en forme des séries statistiques sur une longue période, ce qui permet d’appréhender – c’est le titre du document – « trente ans de vie économique et sociale ». Agrémenté d’innombrables graphiques, le travail des statisticiens permet de cerner les mutations profondes du capitalisme français ces trois dernières décennies et d’appréhender les fortes inégalités qu’elles ont charriées. Avec à la clef, notamment, un partage des richesses qui avantage de plus en plus le capital au détriment du travail et qui pousse à une véritable explosion des dividendes servis aux actionnaires.


jeudi 17 octobre 2013

« Il faut changer notre mode de production. » Guillaume Garot, ministre de l’Agroalimentaire



Super Trash : Interview Guillaume Garot par Marianne2fr


Le film Super Trash qui vient de sortir dénonce le gaspillage, la gestion de nos déchets et de nos décharges. A cette occasion, Marianne donne la parole à ses lecteurs pour questionner les grands acteurs de ce combat contre l’incivisme et le laisser faire. Premier intervenant : Guillaume Garot, ministre de l’Agroalimentaire. 

lundi 30 septembre 2013

La compétitivité comme suicidaire panique collective

Le blog de jean Claude Werrebrouck - Vendredi 27 septembre 2013

La grande presse internationale se félicite des succès croissants des pays de l’Europe du sud qui rétablissent parfois de façon spectaculaire leur balance extérieure et contribuent ainsi à la levée des doutes sur la possible pérennité de l’euro. Toute la zone euro serait ainsi sur le chemin d’une nouvelle compétitivité, et ce d’autant que l’Allemagne s’apprête à frôler pour l’année 2013 un excédent de 200 milliards d’euros.