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lundi 20 mars 2017

Elie Cohen : « Je crains une pénurie massive d’ingénieurs en Europe »


LE MONDE ECONOMIE | 20.03.2017 à 06h37 | Propos recueillis par Annie Kahn

L’économiste, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po, affirme que les problèmes complexes d’urbanisme, de santé ou de transports, entre autres, nécessitent des réponses industrielles. La robotisation et la mondialisation ne condamnent pas les métiers industriels en France. Bien au contraire. A condition de s’adapter à la nouvelle demande.

mercredi 4 novembre 2015

« Ayez peur du capitalisme, pas des robots » estime Stephen Hawking

Stephen Hawking, le brillant physicien et cosmologiste britannique, s’est récemment exprimé sur le capitalisme. Selon lui, l’apocalypse économique ne viendra pas des robots et de la technique, mais de l’avidité des Hommes.

mardi 14 octobre 2014

Un tiers des emplois pourraient être confiés à des robots ou logiciels d’ici 2025

Le patron de la division recherche de Gartner dresse le portrait d’un monde où les machines intelligentes exécuteront les tâches, transformant en profondeur l’activité économique et le marché de l’emploi.

Pierre Fontaine 09/10/14

Deep Blue est vieux et fatigué, trop spécialisé, condamné à l’échec, en quelque sorte. Aujourd’hui, l’humain a créé des intelligences artificielles capables d’apprendre par elles-mêmes. Pour l’instant, il s’agit de découvrir et de reconnaître un chat, ou de réussir à jouer, bien mieux qu’un humain, à un vieux titre arcade. Mais d’ici moins de dix ans, ce n’est pas à nos high scores que ces IA, logiciels et autres robots pourraient s’attaquer, mais plutôt à nos emplois.

dimanche 21 septembre 2014

Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui”

ENTRETIEN | Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin, l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.

Propos recueillis par Olivier Pascal-Moussellard - 18/09/2014

Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le « boss », vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin, nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Dans un livre passionnant – La Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre 2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à opérer vers un nouveau système de production et de consommation : les « communaux collaboratifs ». Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme « capitalisme ou socialisme ») est une forme d'organisation sociale fondée sur l'intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les réseaux sociaux, l'innovation et la culture du partage. Utopie, encore ? Pour Jeremy Rifkin, c'est déjà une réalité. Entretien.

dimanche 27 juillet 2014

Retour à une croissance séculaire faible ou deuxième révolution industrielle ?

Le débat Gordon vs Brynjolfsson et McAfee

Par Bertrand Jacquillat - 24/07/2014

Aux Etats-Unis comme en Europe, on constate un déclin du poids de l’industrie au profit du secteur des services. Le même basculement semble s’opérer entre ces deux secteurs que celui intervenu dans la seconde partie du XXe siècle entre l’agriculture et l’industrie. Celui qui s’opère aujourd’hui est à relativiser dans la mesure où, en s’externalisant, une partie des services n’est plus comptabilisée dans l’industrie. Ce basculement est par ailleurs normal, les gains de productivité dans l’industrie étant supérieurs à ceux dans les services, les prix relatifs des premiers par rapport aux seconds baissent, ce qui mécaniquement diminue leur part dans la comptabilité nationale.

mercredi 25 juin 2014

Les riches et leurs robots s'apprêtent à faire disparaitre la moitié des emplois du monde


Deux statistiques extrêmement importantes concernant l'avenir de l'emploi dont nous avons pris connaissance a fait des vagues récemment :

1. Seules 85 personnes possède autant de richesses que la moitié de la population la plus pauvre du monde

2. 47 pour cent des emplois qui existent actuellement dans le monde sont susceptibles d'être automatisés au cours des deux prochaines décennies. 

samedi 29 mars 2014

L’économie circulaire, une réponse à tout


Les adeptes de l’économie circulaire, dont fait partie François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’économie circulaire, se donnent jusqu’en 2017 – la fin de mandat de François Hollande – pour qu’une loi en faveur de l’économie circulaire soit votée. Le pari sera probablement tenu, car cette approche pour changer le système – en profondeur et en douceur – semble avoir réponse à tout : gain économique, préservation des ressources, création d’emplois, le tout en injectant de l’innovation et du sens dans les rouages.

mercredi 19 mars 2014

Vous pensez que les robots vont vous piquer votre boulot ? Vous avez raison

Par Sophie Fay 15 03 2014

La nouvelle vague d'automatisation des tâches menace désormais les jobs qualifiés des juristes, vendeurs, techniciens et financiers... La fin des classes moyennes ?

C'est une vague qui submerge l'Amérique et gagne l'Europe. Une grande peur pour les uns, un immense espoir pour les autres. Pour tous les économistes en tout cas, c'est une vraie question : les nouvelles technologies vont-elles laminer les millions de jobs qualifiés - mais un rien répétitifs ! - qui ont fait la prospérité des classes moyennes et des économies développées ? Finis les agents de banque, les comptables, les traducteurs, les assistants juridiques, les laborantins, les techniciens qualifiés, les chauffeurs de taxi ou les livreurs... Tous bientôt remplacés par des "robots-ordinateurs" à la puissance de calcul et de travail infinie.

La faute aux processeurs ultraperformants, aux capteurs médicaux, aux voitures automatiques et aux drones qui s'agitent déjà dans les labos de recherche et développement... "Le logiciel dévore le monde", a résumé Marc Andreessen, le visionnaire fondateur de Netscape.

jeudi 6 mars 2014

Robotique de services : «La France est la Californie de l'Europe»



« La robotisation des entreprises va entraîner la suppression des tâches pénibles et répétitives mais il y aura un effort de transformation de certains métiers. »

Ils pourront opérer avec plus de précision ou veiller sur nos aînés à domicile. Les robots à tout faire sont pour demain et la France a une carte à jouer dans ce secteur d'avenir. C'est le message que martèle Arnaud MontebourgLe ministre du redressement productif a annoncé mardi la création d'un fond d'investissement public-privé doté de 80 millions d'euros, Robolution Capital, pour développer de nouvelles générations de robots qui doperont les exportations françaises du futur, avec à la clé de nouveaux emplois industriels.

mardi 4 mars 2014

« La route connectée, c’est pour demain »

Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, veut développer la mobilité du futur.

Les transports du futur seront connectés et intelligents. C’est le ministre des Transports lui-même, Frédéric Cuvillier, qui l’affirme. Il organise ce mardi à Versailles (Yvelines) une conférence nationale sur ce secteur, qui pèse 4,5 milliards d’euros en France. Selon lui, d’ici à 2016, les nouvelles technologies équiperont notamment les voitures et les routes afin de prévenir les risques d’embouteillages et d’accidents. 

En quoi consiste la conférence nationale d'aujourd'hui ? 
La France compte énormément de start-ups et de chercheurs spécialisés dans les transports intelligents, qui lancent leurs initiatives dans leur coin. Je souhaite les fédérer et impulser une dynamique publique de l’Etat dans ce domaine. Penser la mobilité de demain pour disposer bientôt de véhicules intelligents est un enjeu considérable pour la compétitivité économique et industrielle. Une compétition internationale s’est engagée et la France doit faire partie des précurseurs.

mercredi 5 février 2014

Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, déterminée par les humains pour le meilleur et pour le pire : l’Anthropocène

Ce modelage artificiel des milieux naturels couvre désormais près du tiers de la surface terrestre, contre seulement 5 % en 1750. 

« Nous avons déséquilibré le monde d’une façon telle que nous sommes aujourd’hui en droit de penser que le processus est pratiquement irréversible »


C’est aussi pour contourner les mouvements ouvriers dans les mines que les États-Unis ont ouvert l’ère du tout pétrole malgré son coût plus élevé.

« Nous nous méprenons à jouer à Dieu avec l’avenir de notre planète »


La civilisation industrielle a franchi une nouvelle étape. Selon de nombreux scientifiques, elle s’est élevée au rang de force géologique capable de décider de l’avenir de la Terre. Notre empreinte sur l’environnement est telle que ses impacts se font déjà ressentir : hausse de la température du globe, « sixième extinction » des espèces, acidification des océans… Nous entrerions ainsi dans l’Anthropocène, « le nouvel âge des humains ». Loin d’être inéluctables, ces impacts sont déterminés par des choix politiques, économiques et idéologiques pris par une petite partie de l’espèce humaine. Comment l’Humanité peut-elle reprendre collectivement la main sur son destin ? Analyse.


L’avenir est à la bio-économie

Agrégé d’économie, il a enseigné l’économie au cours d’une longue carrière à l’Université (Rabat, Bordeaux, puis Paris) et il est aujourd’hui, professeur émérite d’économie à l’Université de Paris 1 – Sorbonne. Sa réflexion sur l’économie dépasse largement cette discipline. En la resituant dans l’histoire de l’humanité et l’évolution de la connaissance, en l’inscrivant dans la nécessité d’un humanisme tissé de valeurs morales, René Passet met constamment en question l’économie.

En 2050, le monde comptera environ 9 milliards d’habitants, aspirant tous, légitimement, aux niveaux de vie des peuples des pays industrialisés. La généralisation des standards de vie européens ou états-uniens actuels exigerait une quantité de ressources représentant 4 à 7 fois celles de notre planète.

Alors que toute la rationalité économique reposait sur la convention d’une nature avare de ses fruits mais elle-même inépuisable, l’humanité se trouve confrontée aux conditions strictement inverses de la destruction de ses ressources naturelles par des productions excessives.

En conséquence, d’un point de vue global, le «plus» de productions finales cesse d’être nécessairement le «mieux» et la question du «pourquoi ?» - c’est-à-dire des finalités, des valeurs et de l’éthique - devient incontournable pour l’économie ; celle-ci se heurte à sa vraie nature d’activité transformatrice de ressources et d’énergies « réelles » dont elle doit respecter les mécanismes de reproduction à très long terme ; le paradigme qui s’impose n’est plus celui de la mécanique, mais celui de la biologie et des systèmes complexes assurant la survie évolutive de l’humanité à travers celle de la biosphère à laquelle elle appartient. « Il n’est désormais d’économie viable qu’une bioéconomie ouverte aux lois de la nature ». Beaucoup de temps a été perdu.

vendredi 31 janvier 2014

120 000 emplois détruits dans l'industrie en 3 ans : pourquoi la grande purge ne fait que commencer


Par Jean-Pierre Corniou, directeur général adjoint du cabinet de conseil Sia Partners.

Plus de 1 000 usines fermées et 120 000 emplois perdus. Tel est le constat dressé par une étude publiée par Trendeo. Faut-il croire qu'il y a trop d'emplois dans le secteur industriel et que le phénomène est amené à se poursuivre ?

Jean-Pierre Corniou : Toutes les études publiées depuis quelques années illustrent l’ampleur de la réduction des effectifs industriels en France depuis 30 ans. De 1980 à 2007, donc avant la crise, la France a perdu 36% de ses effectifs industriels. Ce phénomène s’est accéléré depuis 2000, et s'est encore accru depuis 2008 sous l’effet de la crise. La part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France, est passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011. Mais il faut souligner qu’une partie de l’emploi naguère considéré comme industriel est désormais externalisé auprès d’entreprises de services spécialisés. Il y a donc une partie de destruction nette, et une part de transfert vers des activités de service.

jeudi 19 décembre 2013

"Nos concurrents étaient très riches, ils le sont un tout petit peu moins. J'ai beaucoup de peine pour eux, je vais pleurer." Xavier Niel

"Les trois opérateurs historiques ont payé 3,9 milliards d'euros de dividendes en 2013. On dit que Bouygues Telecom va mal mais Bouygues a versé 500 millions d'euros de dividendes. Chez Free, c'était 21 millions."

INTERVIEW - Le fondateur de Free Xavier Niel, qui vient de lancer ses offres 4G sans hausse de prix, s'est attiré les foudres des autres opérateurs et d'Arnaud Montebourg. Il répond dans le JDD du 15 décembre 2013.

Deux ans après son arrivée sur le marché de la téléphonie mobile, le quatrième opérateur a encore cassé les prix. La semaine passée, Free a lancé ses offres 4G haut débit sans aucun surcoût, créant un nouveau séisme dans les télécoms. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a mis en cause l'opérateur pour avoir détruit des milliers d'emplois en France. En exclusivité pour le JDD, Xavier Niel répond aux attaques du gouvernement et de ses concurrents. "Personne n'est malheureux dans les télécoms", assure le fondateur de Free, toujours actionnaire majoritaire.


mardi 17 décembre 2013

Ces innovations vont-elles doper la croissance ?


Les nouvelles technologies vont bientôt bousculer nos modes de production et de communication. Mais de là à doper la croissance...

Innovations : ils n'ont plus que ce mot à la bouche. Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, les a placées au cœur de sa stratégie de reconquête industrielle ; Anne Lauvergeon, l'ex-patronne d'Areva, plaide pour les ériger en principe constitutionnel, et Fleur Pellerin, la ministre de l'Economie numérique, en est déjà à son deuxième plan pour les défendre. Les innovations sont devenues la pierre philosophale de la sortie de crise, le seul espoir de voir la France rester debout sur le ring de l'économie mondialisée.