L’économiste, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po, affirme que les problèmes complexes d’urbanisme, de santé ou de transports, entre autres, nécessitent des réponses industrielles. La robotisation et la mondialisation ne condamnent pas les métiers industriels en France. Bien au contraire. A condition de s’adapter à la nouvelle demande.
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lundi 20 mars 2017
Elie Cohen : « Je crains une pénurie massive d’ingénieurs en Europe »
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Partage du travail
mercredi 4 novembre 2015
« Ayez peur du capitalisme, pas des robots » estime Stephen Hawking
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Richesses
mardi 14 octobre 2014
Un tiers des emplois pourraient être confiés à des robots ou logiciels d’ici 2025
Le patron de la division recherche de Gartner dresse le
portrait d’un monde où les machines intelligentes exécuteront les tâches,
transformant en profondeur l’activité économique et le marché de l’emploi.
Pierre Fontaine 09/10/14
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dimanche 21 septembre 2014
Jeremy Rifkin : “Ce qui a permis le succès inouï du capitalisme va se retourner contre lui”
ENTRETIEN | Pour l’économiste américain Jeremy Rifkin,
l’heure de la troisième révolution industrielle a sonné. La société va devoir s’adapter.
Propos recueillis par Olivier Pascal-Moussellard - 18/09/2014
Il y a vingt-cinq ans, c'était la star du ring, le « boss »,
vainqueur du communisme par K-O ! Aujourd'hui, le capitalisme est un champion
usé par la crise, miné par les contradictions et politiquement à bout de
souffle. Pour l'économiste américain Jeremy Rifkin,
nous assistons, tout simplement, à son éclipse. Dans un livre passionnant – La
Nouvelle Société du coût marginal zéro – en librairie le 24 septembre
2014, il raconte le basculement, inévitable, que nous avons déjà commencé à
opérer vers un nouveau système de production et de consommation : les «
communaux collaboratifs ». Cette troisième voie (au-delà du sempiternel binôme
« capitalisme ou socialisme ») est une forme d'organisation sociale fondée sur
l'intérêt de la communauté plutôt que sur la seule satisfaction des désirs
individuels, et rendue possible par la troisième révolution industrielle, dans
laquelle Internet nous a fait entrer. Un nouveau monde émerge, dynamisé par les
réseaux sociaux, l'innovation et la culture du partage. Utopie, encore ? Pour
Jeremy Rifkin, c'est déjà une réalité. Entretien.
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dimanche 27 juillet 2014
Retour à une croissance séculaire faible ou deuxième révolution industrielle ?
Le débat Gordon vs Brynjolfsson et McAfee
Par Bertrand Jacquillat - 24/07/2014
Aux Etats-Unis comme en Europe, on constate un déclin du
poids de l’industrie au profit du secteur des services. Le même basculement
semble s’opérer entre ces deux secteurs que celui intervenu dans la seconde
partie du XXe siècle entre l’agriculture et l’industrie. Celui qui s’opère
aujourd’hui est à relativiser dans la mesure où, en s’externalisant, une partie
des services n’est plus comptabilisée dans l’industrie. Ce basculement est par
ailleurs normal, les gains de productivité dans l’industrie étant supérieurs à
ceux dans les services, les prix relatifs des premiers par rapport aux seconds
baissent, ce qui mécaniquement diminue leur part dans la comptabilité
nationale.
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mercredi 25 juin 2014
Les riches et leurs robots s'apprêtent à faire disparaitre la moitié des emplois du monde
Deux statistiques extrêmement importantes concernant
l'avenir de l'emploi dont nous avons pris connaissance a fait des vagues
récemment :
1. Seules 85 personnes possède autant de richesses que la moitié de la population la plus pauvre du monde.
2. 47 pour cent des
emplois qui existent actuellement dans le monde sont susceptibles d'être
automatisés au cours des deux prochaines décennies.
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Chômage,
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Partage du travail
samedi 29 mars 2014
L’économie circulaire, une réponse à tout
Les adeptes de l’économie circulaire, dont fait partie
François-Michel Lambert, président de l’Institut de l’économie circulaire, se
donnent jusqu’en 2017 – la fin de mandat de François Hollande – pour qu’une loi
en faveur de l’économie circulaire soit votée. Le pari sera probablement tenu,
car cette approche pour changer le système – en profondeur et en douceur –
semble avoir réponse à tout : gain économique, préservation des ressources,
création d’emplois, le tout en injectant de l’innovation et du sens dans les
rouages.
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mercredi 19 mars 2014
Vous pensez que les robots vont vous piquer votre boulot ? Vous avez raison
Par Sophie Fay 15 03 2014
La nouvelle vague d'automatisation des tâches menace
désormais les jobs qualifiés des juristes, vendeurs, techniciens et
financiers... La fin des classes moyennes ?
C'est une vague qui submerge l'Amérique et gagne l'Europe.
Une grande peur pour les uns, un immense espoir pour les autres. Pour tous les
économistes en tout cas, c'est une vraie question : les nouvelles technologies
vont-elles laminer les millions de jobs qualifiés - mais un rien répétitifs ! -
qui ont fait la prospérité des classes moyennes et des économies développées ?
Finis les agents de banque, les comptables, les traducteurs, les assistants
juridiques, les laborantins, les techniciens qualifiés, les chauffeurs de taxi
ou les livreurs... Tous bientôt remplacés par des
"robots-ordinateurs" à la puissance de calcul et de travail infinie.
La faute aux processeurs ultraperformants, aux capteurs
médicaux, aux voitures automatiques et aux drones qui s'agitent déjà dans les
labos de recherche et développement... "Le logiciel dévore le monde",
a résumé Marc Andreessen, le visionnaire fondateur de Netscape.
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jeudi 6 mars 2014
Robotique de services : «La France est la Californie de l'Europe»
« La robotisation des entreprises va entraîner la suppression des tâches pénibles et répétitives mais il y aura un effort de transformation de certains métiers. »
Ils pourront opérer avec plus de précision ou veiller sur
nos aînés à domicile. Les robots à tout faire sont pour demain et la France a une carte à
jouer dans ce secteur d'avenir. C'est le message que martèle Arnaud
Montebourg. Le ministre du redressement
productif a annoncé mardi la création d'un fond d'investissement public-privé doté
de 80 millions d'euros, Robolution
Capital, pour développer de nouvelles générations de robots qui
doperont les exportations françaises du futur, avec à la clé de nouveaux
emplois industriels.
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Partage du travail
mardi 4 mars 2014
« La route connectée, c’est pour demain »
Frédéric Cuvillier, ministre des Transports, veut développer
la mobilité du futur.
Les transports du futur seront connectés et intelligents.
C’est le ministre des Transports lui-même, Frédéric Cuvillier, qui l’affirme.
Il organise ce mardi à Versailles (Yvelines) une conférence nationale sur ce
secteur, qui pèse 4,5 milliards d’euros en France. Selon lui, d’ici à 2016, les
nouvelles technologies équiperont notamment les voitures et les routes afin de
prévenir les risques d’embouteillages et d’accidents.
En quoi consiste la conférence nationale d'aujourd'hui
?
La France compte énormément de start-ups et de chercheurs
spécialisés dans les transports intelligents, qui lancent leurs initiatives
dans leur coin. Je souhaite les fédérer et impulser une dynamique publique de
l’Etat dans ce domaine. Penser la mobilité de demain pour disposer bientôt de
véhicules intelligents est un enjeu considérable pour la compétitivité
économique et industrielle. Une compétition internationale s’est engagée et la
France doit faire partie des précurseurs.
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Transition énergétique
lundi 24 février 2014
Jeremy Rifkin - La troisième Révolution Industrielle
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Transition énergétique
mercredi 5 février 2014
Bienvenue dans une nouvelle ère géologique, déterminée par les humains pour le meilleur et pour le pire : l’Anthropocène
Ce modelage artificiel des milieux naturels couvre désormais près du tiers de la surface terrestre, contre seulement 5 % en 1750.
« Nous avons déséquilibré le monde d’une façon telle que nous sommes aujourd’hui en droit de penser que le processus est pratiquement irréversible »C’est aussi pour contourner les mouvements ouvriers dans les mines que les États-Unis ont ouvert l’ère du tout pétrole malgré son coût plus élevé.
« Nous nous méprenons à jouer à Dieu avec l’avenir de notre planète »
La civilisation industrielle a franchi une nouvelle étape.
Selon de nombreux scientifiques, elle s’est élevée au rang de force géologique
capable de décider de l’avenir de la Terre. Notre empreinte sur l’environnement
est telle que ses impacts se font déjà ressentir : hausse de la température
du globe, « sixième extinction » des espèces, acidification des
océans… Nous entrerions ainsi dans l’Anthropocène, « le nouvel âge des
humains ». Loin d’être inéluctables, ces impacts sont déterminés par des
choix politiques, économiques et idéologiques pris par une petite partie de
l’espèce humaine. Comment l’Humanité peut-elle reprendre collectivement la main
sur son destin ? Analyse.
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L’avenir est à la bio-économie
Agrégé d’économie, il a enseigné l’économie au cours d’une
longue carrière à l’Université (Rabat, Bordeaux, puis Paris) et il est
aujourd’hui, professeur émérite d’économie à l’Université de Paris 1 –
Sorbonne. Sa réflexion sur l’économie dépasse largement cette discipline. En la
resituant dans l’histoire de l’humanité et l’évolution de la connaissance, en
l’inscrivant dans la nécessité d’un humanisme tissé de valeurs morales, René
Passet met constamment en question l’économie.
En 2050, le monde comptera environ 9 milliards
d’habitants, aspirant tous, légitimement, aux niveaux de vie des peuples des
pays industrialisés. La généralisation des standards de vie européens ou
états-uniens actuels exigerait une quantité de ressources représentant 4
à 7 fois celles de notre planète.
Alors que toute la rationalité économique reposait sur la
convention d’une nature avare de ses fruits mais elle-même inépuisable,
l’humanité se trouve confrontée aux conditions strictement inverses de la
destruction de ses ressources naturelles par des productions excessives.
En conséquence, d’un point de vue global, le «plus» de
productions finales cesse d’être nécessairement le «mieux» et la question du
«pourquoi ?» - c’est-à-dire des finalités, des valeurs et de l’éthique -
devient incontournable pour l’économie ; celle-ci se heurte à sa vraie nature
d’activité transformatrice de ressources et d’énergies « réelles » dont elle
doit respecter les mécanismes de reproduction à très long terme ; le paradigme
qui s’impose n’est plus celui de la mécanique, mais celui de la biologie et des
systèmes complexes assurant la survie évolutive de l’humanité à travers celle
de la biosphère à laquelle elle appartient. « Il n’est désormais d’économie
viable qu’une bioéconomie ouverte aux lois de la nature ». Beaucoup de temps a
été perdu.
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vendredi 31 janvier 2014
120 000 emplois détruits dans l'industrie en 3 ans : pourquoi la grande purge ne fait que commencer
Par Jean-Pierre Corniou, directeur général adjoint du
cabinet de conseil Sia Partners.
Plus de 1 000 usines fermées et 120 000 emplois perdus. Tel
est le constat dressé par une étude publiée par Trendeo. Faut-il croire qu'il y
a trop d'emplois dans le secteur industriel et que le phénomène est amené à se
poursuivre ?
Jean-Pierre Corniou : Toutes les études publiées
depuis quelques années illustrent l’ampleur de la réduction des effectifs
industriels en France depuis 30 ans. De 1980 à 2007, donc avant la crise,
la France a perdu 36% de ses effectifs industriels. Ce phénomène s’est accéléré
depuis 2000, et s'est encore accru depuis 2008 sous l’effet de la crise. La
part de l’industrie (hors construction) dans la valeur ajoutée totale, en France, est
passée de 18 %, en 2000, à un peu plus de 12,5 %, en 2011. Mais il faut
souligner qu’une partie de l’emploi naguère considéré comme industriel est
désormais externalisé auprès d’entreprises de services spécialisés. Il y a donc
une partie de destruction nette, et une part de transfert vers des activités de
service.
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Partage du travail
jeudi 19 décembre 2013
"Nos concurrents étaient très riches, ils le sont un tout petit peu moins. J'ai beaucoup de peine pour eux, je vais pleurer." Xavier Niel
"Les trois opérateurs historiques ont payé 3,9
milliards d'euros de dividendes en 2013. On dit que Bouygues Telecom va mal
mais Bouygues a versé 500 millions d'euros de dividendes. Chez Free, c'était 21
millions."
INTERVIEW - Le fondateur de Free Xavier
Niel, qui vient de lancer ses offres 4G sans hausse de prix, s'est attiré
les foudres des autres opérateurs et d'Arnaud Montebourg. Il répond dans le JDD du 15 décembre 2013.
Deux ans après son arrivée sur le marché de la
téléphonie mobile, le quatrième opérateur a encore cassé les prix. La semaine
passée, Free a lancé
ses offres 4G haut débit sans aucun surcoût, créant un nouveau
séisme dans les télécoms. Le ministre
du Redressement productif Arnaud Montebourg a mis en cause l'opérateur pour
avoir détruit des milliers d'emplois en France. En exclusivité pour le JDD,
Xavier Niel répond aux attaques du gouvernement et de ses concurrents.
"Personne n'est malheureux dans les télécoms", assure le fondateur de
Free, toujours actionnaire majoritaire.
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mardi 17 décembre 2013
Ces innovations vont-elles doper la croissance ?
Les nouvelles technologies vont bientôt
bousculer nos modes de production et de communication. Mais de là à doper la
croissance...
Innovations :
ils n'ont plus que ce mot à la bouche. Le ministre du Redressement productif,
Arnaud Montebourg, les a placées au cœur de sa stratégie de reconquête
industrielle ; Anne Lauvergeon, l'ex-patronne d'Areva, plaide
pour les ériger en principe constitutionnel, et Fleur Pellerin, la ministre de
l'Economie numérique, en est déjà à son deuxième plan pour les défendre. Les
innovations sont devenues la pierre philosophale de la sortie de crise, le seul
espoir de voir la France rester debout sur le ring de l'économie mondialisée.
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