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mercredi 24 mai 2017

Il n'y a pas de miracle Allemand

Pour celles et ceux, sans doute nombreux au sommet de l'Etat désormais, qui s'imaginent qu'il y aurait quelque chose comme un "miracle allemand". 
Il s'est simplement produit ces dernières années un rattrapage : Angela Merkel a su corriger les énormes dégâts causés à l'économie et à la société allemandes par la politique antisociale du chancelier Gerhard Schröder au début des années 2000. Et cela notamment en adoptant des éléments clés du modèle social français comme le SMIC...

Gullaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Économiques

vendredi 19 février 2016

Le djihadisme est devenu un instrument de revanche sociale

Par Bernard Rougier, politologue | 15.02.2016

Avec la première intervention américaine en Afghanistan, le « djihadisme stratégique », porté par une organisation nomade, Al-Qaida, hébergée par les talibans mais dépourvue d’enracinement ­solide dans le tissu social local, disparaît progressivement. Cependant, la seconde intervention américaine dans le « Grand Moyen-Orient », l’occupation de l’Irak de 2003 à 2010, a facilité, quant à elle, l’expansion d’un nouveau phénomène terroriste, le « djihadisme social ».

mercredi 2 décembre 2015


Youcef Seddik, journaliste syrien : “Il y a un accord secret entre le clan Assad et Daech”

Par Nicolas Delesalle | 01/12/2015

ENTRETIEN Pour Youcef Seddik, directeur du Centre de presse d'Alep, les médias occidentaux parlent trop de Daech. Et pas assez des révolutionnaires qui se battent pour sortir de l'enfer. Rencontre à la Maison des journalistes, à Paris, lors de son passage en France.

vendredi 27 novembre 2015

Gilles Kepel: «Le 13 novembre ? Le résultat d'une faillite des élites politiques françaises»

Politologue et sociologue, Gilles Kepel est internationalement reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes du discours djihadiste et de l'islam en France. Il revient sur la dernière vague de terreur qui ébranle la France, bien trop prévisible pour l'intellectuel quelque peu désabusé de prêcher depuis des années dans le désert. Entretien

Au lendemain des attentats du 13 novembre, un message de revendication était diffusé sur le Net par la voix d'un converti français. «Rhétorique pseudo-islamique à la sauce des banlieues populaires françaises», réagit aussitôt Gilles Kepel.

"Moins ils connaissent l'islam, plus ils sont attirés par le djihad"

Des combattants de Daech affichent le drapeau du groupe djihadiste après une victoire contre l'armée irakienne dans la province de Diyala, en janvier 2015. (AFP / YOUNIS AL-BAYATI)

ENTRETIEN Par Celine Rastello | 26-11-2015

Pourquoi et comment certains jeunes basculent-ils, parfois très rapidement, vers ce que le sociologue Farhad Khosrokhavar appelle "l'illumination djihadiste" ? Puis, pour certains, vers le terrorisme ? Le sociologue Farhad Khosrokhavar, spécialiste des mécanismes de radicalisation, prône la création d'un service de renseignement européen pour contrer "l'Europe du djihadisme". Interview.

L'incroyable récit d'un ancien maître espion de l'Etat islamique

Saviez-vous que l'Etat islamique payait ses recrues en dollars? Que le groupe terroriste recevait près de 3000 candidatures par jour en septembre 2014? Que sur son territoire règne la terreur mais aussi une administration efficace qui s'occupe des écoles et de la santé, gratuites? Plongée vertigineuse dans un monde parallèle de paranoïa et de violence

« La France n’a aucune intention de revoir ses relations avec l’Arabie saoudite et le Qatar »

ENTRETIEN Sophie Bessis | Propos recueillis par Enora Ollivier et Manon Rescan  | Le Monde.fr | 26.11.2015

Sophie Bessis est historienne et journaliste franco-tunisienne, chercheuse associée à l’Institut des relations internationales et stratégiques (IRIS) et autrice de La Double Impasse. L’universel à l’épreuve des fondamentalismes religieux et marchand(La Découverte, 2014). Dans un tchat sur le site Internet du Monde, elle a répondu aux questions sur le thème : « La Francedoit-elle repenser ses relations diplomatiques avec l’Arabie saoudite et le Qatar ? »

jeudi 26 novembre 2015

A qui sert leur guerre ?

Par un collectif | 24 novembre 2015

Après le temps de la sidération, plusieurs intellectuels et universitaires s’interrogent sur l’opportunité d’une nouvelle «guerre au terrorisme», les précédentes interventions militaires n’ayant eu aucun résultat positif.

Du suicide politique du PS aux représailles terroristes

Par Frédéric Lutaud

Quel rapport y a t’il entre la politique de François Hollande et les attentats parisiens du 13 Novembre ? Aucun en apparence. Le Président aurait même été à la hauteur de la situation en décrétant la prolongation de l’état d’urgence et l’intensification des frappes aériennes sur Daesh. Si l’on en croit les sondages, la popularité de François Hollande a fait un bond de 10 points. On ne peut accuser le gouvernement d'avoir participé à l’invasion de la Libye par Sarkozy qui a déstabilisé la Moyen Orient et Villepin avait, en son temps, refusé de participer à l’invasion de l’Irak. La France n’a-t-elle pas rempli son devoir en soutenant l’Armée syrienne libre (ASL) lors du printemps arabe afin d’établir la démocratie ? A l’évidence, la politique étrangère du gouvernement ne peut être tenue pour responsable des représailles de Daesh. Les attentas abjectes perpétués sur notre territoire méritent une condamnation sans appel et d’ailleurs les reproches de la droite portent essentiellement sur un manque de fermeté vis-à-vis de la communauté musulmane radicalisée. Des critiques que s’est empressé d’étouffer François Hollande par la mise en place d’une politique sécuritaire ovationnée par le parlement. Cette lecture de la situation exonère le gouvernement de toute responsabilité dans la mécanique infernale qui a fait tant de victimes innocentes… et pourtant.

mardi 24 novembre 2015

Daesh : la France aveuglée par son partenariat économique avec l’Arabie Saoudite et le Qatar

Retranscription de l'enquête menée par Jacques Monino réalisée en collaboration avec Benoit Colomba. Comentaire Olivier Berruyer. Enquête à retrouver sur le site internet franceinter.fr et la page Facebook de Secret d’Infos.

lundi 23 novembre 2015

L’Arabie saoudite, un Daesh qui a réussi



Par Kamel DAOUD 20-11-2015

Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident mène la guerre contre l’un tout en serrant la main de l’autre. Mécanique du déni, et de son prix. On veut sauver la fameuse alliance stratégique avec l’Arabie saoudite tout en oubliant que ce royaume repose sur une autre alliance, avec un clergé religieux qui produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daesh.

Bernard Stiegler : « Ce n’est qu’en projetant un véritable avenir qu’on pourra combattre Daech »

Propos recueillis par Margherita Nasi  | LE MONDE | 19.11.2015

Pour le philosophe Bernard Stiegler, « la guerre est économique ». L’effondrement de l’emploi engendre le désespoir qui engendre à son tour la violence. « Il n’y a pas d’avenir hors d’un renversement fondamental de la valeur en économie », explique-t-il.

vendredi 20 novembre 2015

La fin de la gauche comme mouvement révolutionnaire a supprimé une alternative, ouvert un espace au fondamentalisme.

Jason Burke est l’un des meilleurs spécialistes anglo-saxons du terrorisme islamiste. Il explique l’attrait de l’idéologie du djihad auprès des jeunes Européens issus de l’immigration
«L'Etat islamique propose une vie plus excitante
que de travailler au McDonald's»
Déjà quatorze ans que l’Occident est engagé dans une «guerre contre le terrorisme» qui semble ne jamais finir. Loin d’être anéanti, le mouvement djihadiste séduit une frange de jeunes Européens, dont certains finissent par retourner leurs armes contre leurs concitoyens. D’où vient ce phénomène ? Comment le stopper ? Les réponses de Jason Burke, spécialiste du djihadisme au Guardianet auteur d’un livre sur la «Nouvelle Menace»* de l’islam radical.

mercredi 18 novembre 2015

Pour combattre le djihadisme, moins de bombes et plus de politique

Par Marc CHER-LEPARRAIN | Ancien diplomate dans le Proche-Orient  | 10 MARS 2015

La principale réponse apportée aujourd’hui au djihadisme consiste à perpétuer ce qui l’a provoqué. L’Occident mésestime les fondements politiques de la violence « islamique » exercée contre lui et soutient des régimes qui l’instrumentalisent pour se maintenir en place. La France s’enferme dans cet aveuglement. Face aux attentats qu’elle subit, elle refuse la part de responsabilité de sa politique étrangère et la renvoie vers sa population musulmane.

TERRORISME | un grand mufti parle

Par Shawki Ibrahim, Grand mufti d'Égypte

Les organisations terroristes prennent le masque de la religion pour justifier leurs lâches violences

Comme tout être humain doué de raison, j'ai été choqué en prenant connaissance des actions insensées, haineuses, effroyables et lâches qui ont été menées à Paris vendredi.

mardi 17 novembre 2015

Refuser la rhétorique de guerre

Par Frédéric Lutaud

Ce n’est pas jouer sur les mots que de réfuter la rhétorique belliqueuse du gouvernement. Bien sûr, il y a les explosifs et les kalachnikovs. Il y a les victimes innocentes de la barbarie de Daesh, auxquelles nous exprimons notre solidarité, ainsi qu’à leurs proches. Mais nous n’oublierons jamais que s’il y eut des morts, ce ne fut pas au combat, ce fut des civils abattus froidement par des fanatiques atteints par le délire djihadiste sanguinaire. Comme l’explique à justes titre la juge Marc Trévidic du pôle anti-terrorisme : « Ceux qui partent faire le jihad agissent à 90 % pour des motifs personnels : pour en découdre, pour l'aventure, pour se venger, parce qu'ils ne trouvent pas leur place dans la société... Et à 10 % seulement pour des convictions religieuses : l'islam radical. La religion n'est pas le moteur de ce mouvement et c'est ce qui en fait sa force ». Les 10 % de "théologiens" fondamentalistes pervertissent une religion séculaire porteuse d’une immense culture autant du point de vue social qu’artistique. Ceux-là n’ont pas plus à voir avec l’Islam que le Ku Klux Klan avec le protestantisme. Notre devoir est de ne pas confondre le croyant et le fanatique, mais aussi de distinguer ce qui relève d’une logique de guerre ou du crime terroriste. C’est une erreur impardonnable de voir dans ces attentats odieux une quelconque guerre de religion ou de civilisation, et une terrible injustice pour des millions de musulmans d’être assimilés à de telles atrocités. Ceux qui se prêtent au massacre sur le sol français, nous le savons, sont soit en rupture de bancs avec la société, soit des esprits influençables sous l’emprise d’un endoctrinement psychologique. Ce ne sont pas des soldats et encore moins des guerriers. Ce sont des assassins, et c’est leur faire trop d’honneur que de leur accorder le moindre mérite militaire. En cela nous ne sommes pas en guerre. La guerre c'est en Syrie.

« Nous payons les inconséquences de la politique française au Moyen-Orient »

Par Sophie Bessis et Mohamed Harbi | 17.11.2015 | LE MONDE

Soyons réalistes, demandons l’impossible, clamaient dans les rues de Paris les utopistes de mai 1968. Etre réaliste aujourd’hui, c’est réclamer à ceux qui gouvernent d’aller aux racines de ce mal qui, le 13 novembre, a tué au moins 129 personnes dans la capitale française. Elles sont multiples, et il n’est pas question d’en faire ici l’inventaire. Nous n’évoquerons ni l’abandon des banlieues, ni l’école, ni la reproduction endogamique d’élites hexagonales incapables de lirela complexité du monde. Nous mesurons la multiplicité des causes de l’expansion de l’islamisme radical.

Syrie | Ébriété guerrière

Après les attentats du 13 novembre 17 novembre 2015

Le 13 novembre 2015, une série de fusillades et d’explosions ont endeuillé Paris et Saint-Denis, provoquant la mort d’au moins 130 personnes. Les auteurs de ces attentats, souvent des jeunes Français musulmans, ont motivé leur acte en invoquant l’intervention militaire de leur pays en Syrie contre l’Organisation de l’Etat islamique (OEI). Deux jours plus tard, Paris a procédé à de nouveaux bombardements contre les positions de l’OEI en Syrie, principalement dans la « capitale » de l’organisation, à Rakka. Et, dorénavant, le gouvernement français comme l’opposition de droite s’accordent sur la nécessité de multiplier les « frappes » en Syrie. L’urgence de mener sur le front intérieur une « guerre » implacable ne les distingue pas davantage.

Le profil inattendu des djihadistes français

Par Eugénie Bastié | 18/11/2014

Issus de classes moyennes, de familles athées, souffrant de dépression, le portrait robot que dresse le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam dans un rapport tranche avec les idées reçues.