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mercredi 24 mai 2017

Il n'y a pas de miracle Allemand

Pour celles et ceux, sans doute nombreux au sommet de l'Etat désormais, qui s'imaginent qu'il y aurait quelque chose comme un "miracle allemand". 
Il s'est simplement produit ces dernières années un rattrapage : Angela Merkel a su corriger les énormes dégâts causés à l'économie et à la société allemandes par la politique antisociale du chancelier Gerhard Schröder au début des années 2000. Et cela notamment en adoptant des éléments clés du modèle social français comme le SMIC...

Gullaume Duval, rédacteur en chef d'Alternatives Économiques

jeudi 11 février 2016

Après Cologne : "Nous voyons en Europe les signes précurseurs de la montée de l'extrême droite intégriste"

ENTRETIEN avec Marieme Helie Lucas par Juliette Bénabent | 08/02/2016.

Après Cologne, la sociologue algérienne Marieme Helie Lucas prévient : les agressions contre les femmes traduisent la montée d'un intégrisme musulman, qui n'est rien d'autre qu'une nouvelle forme d'extrême droite.

vendredi 13 novembre 2015

Chômage | La crise de 2008 a exacerbé les déséquilibres des marchés du travail européens

Par Gaëlle Picut | LE MONDE | 13.11.2015

Le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE) a publié, lundi 9 novembre, un rapport consacré aux réformes du marché du travail dans dix pays européens depuis 2008. Il met en avant le fait que la crise a exacerbé les déséquilibres du marché du travail existants, mais « a pu aussi cristalliser un certain nombre de défis communs auxquels sont confrontés aujourd’hui l’ensemble des pays européens ». Les deux principaux enjeux communs concernent l’éloignement d’une partie grandissante des jeunes du marché de l’emploi et l’augmentation du chômage de longue durée.

samedi 7 novembre 2015

Varoufákis : «Hollande n'est pas l'ami de la Grèce»

L'ancien ministre grec estime que le président français n'a pas aidé son pays lors des négociations cet été.

Yánis Varoufákis n’est plus ministre des Finances… mais continue de parler, et de faire parler. En Grèce, il participe à la campagne pour le «mouvement 1101», qui se constitue autour du site ThePressProject, un média indépendant. Va-t-il constituer un parti bientôt ? «Je n’y pense vraiment pas. Sérieusement», répond-il.

lundi 19 octobre 2015

L'économiste James Galbraith raconte les coulisses du plan B grec

PAR MARTINE ORANGE  |  18 OCTOBRE 2015

De février à juillet, l'économiste s'est rendu à Athènes pour travailler aux côtés du gouvernement. Il raconte les débats autour d’une éventuelle sortie de l’euro. « On s’est exagéré les difficultés. Pour la prochaine fois, on saura comment faire », dit-il.

Ce sont des réformes construites par les lobbies

Deux mots lui viennent spontanément pour résumer la situation actuelle de la Grèce après le nouveau plan d’austérité. Deux mots dont l’économiste américain James Galbraith assume la violence pour expliquer, ce vendredi 16 octobre, à l'institut Veblen, devant ses collègues français, l'ampleur du désastre grec : colonisation et liquidation. « C'est ce à quoi nous assistons aujourd'hui. Une perte d'indépendance totale et une liquidation de l'État grec. La Grèce est un pays qui n'est plus indépendant. Le gouvernement a perdu toute marge de manœuvre. Il lui est interdit d'introduire la moindre loi sans l'accord préalable de ses créanciers », dit l'économiste américain.

mardi 29 septembre 2015

Syriza a promis de continuer la résistance face aux diktats européens autant que possible

ENTRETIEN avec Seraphim Seferiades, professeur de sociologie politique à l’université Panteion, à Athènes, et membre à vie de la faculté de Cambridge, au Royaume-Uni.

Comment analysez-vous le résultat de ces élections ?

Seraphim Seferiade. La chose la plus impressionnante, à mon sens, c’est la lecture contradictoire qui est faite de ce résultat. Le porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, en félicitant le soir des élections Syriza pour sa victoire, a aussi cru bon de déclarer que désormais « le gouvernement grec a un mandat clair pour appliquer un plan de réformes très ambitieux ». C’est une des idées principales véhiculées par le système médiatique européen depuis dimanche soir : cette victoire représente l’acquiescement, la validation de la part du peuple grec des nouvelles mesures d’austérité, de la continuation de libéralisation du marché du travail et des privatisations prévues par l’accord du 13 juillet. En arrière- plan, il y a l’idée du mauvais élève récalcitrant qui désormais accepte le bon sens des mesures européennes. C’est une narration très dangereuse.

jeudi 24 septembre 2015

Tsípras, la victoire en déchantant ?

Par Albert Ogien | Sociologue, directeur de recherche au CNRS, enseignant à l’EHESS | 23 septembre 2015

"Les Grecs ont, en pleine connaissance de cause et très majoritairement, choisi Tsípras et Syriza. Ils ont finalement jugé que leur programme (mais qui en parle ?) était le plus à même d’appliquer les mesures imposées par le troisième mémorandum en en atténuant les effets pour les plus déshérités."
                                                        
Quel est le sens de ce troisième succès de Syriza lors des élections anticipées en Grèce, dimanche ? L’idée que les Grecs aient pu faire un choix raisonnable, informé et clair ne semble pas effleurer les commentateurs.

vendredi 17 juillet 2015

En France, frondeurs et gauche de la gauche sont désorientés



PAR MATHIEU MAGNAUDEIX  | 15 JUILLET 2015 |  

Avec 412 voix pour, gauche et droite confondues, 69 contre et 49 abstentions, les députés ont massivement approuvé l'accord signé lundi. Au prix d'une cacophonie à la gauche de la gauche.

Lorsqu’on est contre l’austérité, peut-on voter pour un accord qui l’aggrave ? Quand Alexis Tsipras lui-même assure « ne pas croire » à l’accord signé sous la contrainte dans la nuit de dimanche à lundi, le maintien de la Grèce dans la zone euro vaut-il un « oui » du Parlement français ? Depuis dimanche soir et la fin de la négociation au long cours sur le plan d’aide à la Grèce, les frondeurs socialistes, les écologistes et le Front de gauche, soutiens de Tsipras et partisans d’une politique européenne alternative, sont désarçonnés : le premier ministre grec, héraut de la lutte contre l’austérité en Europe, l’homme qui a osé convoquer un référendum pour faire voter son peuple, a dû rendre les armes à Bruxelles.

Première victime de l'accord de Bruxelles : Syriza

PAR AMÉLIE POINSSOT | 16 JUILLET 2015 | 

Le groupe parlementaire du premier ministre Alexis Tsipras s'est déchiré pendant les débats sur le vote de l'accord de Bruxelles, mercredi 15 juillet. Dans la nuit, 32 de ses députés se sont prononcés contre, et un remaniement gouvernemental est attendu. Après avoir connu une ascension fulgurante, le parti au pouvoir à Athènes est en train d'opérer un virage centriste.

Un Syriza déchiré et un Tsipras gagnant. C'est tout le paradoxe de la séquence politique en train de se jouer à Athènes. La « coalition de la gauche radicale » – selon la signification de l'acronyme du parti – n'est pas sortie indemne de l'accord conclu à Bruxelles par Alexis Tsipras et les créanciers de la Grèce. Depuis son arrivée au pouvoir, elle était prise au piège de la diversité de ses courants internes, et les tensions s'étaient sensiblement accrues ces dernières semaines. Cette fois-ci, la rupture au sein du parti est définitive.

mercredi 15 juillet 2015

Jeffrey Sachs : « Les Etats puissants seront rattrapés par les souffrances qu’ils infligent »


PAR CHRISTIAN LOSSON - 14 JUILLET 2015

INTERVIEW

Pour l’économiste, très critique envers l’accord sur la Grèce, l’Europe «est sur le point de s’effondrer à cause des vanités et du cynisme d’une poignée de banquiers et de politiciens».

Jeffrey Sachs est directeur du Earth Institute à l’Université de Colombia et conseiller de Ban Ki-moon, le secrétaire général des Nations unies, sur les enjeux de développement. Il a notamment cosigné une lettre, avec quatre économistes de renom (dont Thomas Piketty), dans laquelle ils exhortaient Angela Merkel à «rectifier le tir» en renonçant aux politiques d’austérité et en consentant un «important» effacement de la dette grecque. Présent au sommet sur le financement du développement à Addis-Abeba, il revient, pour Libération, sur les conséquences de «l’accord» scellé lundi avec la Grèce. (Photo Ilya Savenok. Getty. AFP)

vendredi 10 juillet 2015

Le crépuscule d’une époque, par Frédéric Lordon


C’est une photo comme il y en a des milliers, certaines sympathiques, d’autres grotesques : un selfie. une légende à la photo : « Ça va Bastille ? Nous on est rive gauche ».
Deux ahuris font un selfie, regards béats et satisfaits. Ils se ressemblent comme deux gouttes d’eau. Ils sont visiblement très contents de leur coup, « on va le mettre sur Twitter pour les faire chier ». Arnaud Leparmentier et Jean Quatremer. On est jeudi 2 juillet, jour de manifestation de solidarité avec le peuple grec. Il y a
En fait, oui, ça va, pas mal même. Et vous ?
***
Une victoire électorale, fut-elle massive, n’a par soi aucun vrai pouvoir de dessillement du camp d’en face, ni d’endiguement des contre-vérités. On n’attendra donc pas des deux ahuris au selfie qu’ils renoncent à leurs scies préférées : « les contribuables européens ne veulent pas payer pour les fonctionnaires grecs » ; « et si la Grèce fait défaut, ce sont les retraités slovaques et allemands qui paieront pour eux » — soit le bon sens à front de bœuf.
Les contribuables européens ne payent pas pour les fonctionnaires grecs. Ils payent pour les épargnants européens. Car c’est une tuyauterie financière désormais entièrement circulaire qui prête aux Grecs pour qu’ils remboursent les créanciers — de ces euros-là qui circulent sous leur nez, les Grecs ne voient pas la couleur. Les contribuables européens ont d’abord payé pour la reprise publique des titres grecs détenus par les banques privées — un grand classique. Maintenant ils payent directement pour eux-mêmes — enfin certains pour d’autres. On progresse…

mardi 7 juillet 2015

Tsipras fait l'union sacrée autour de lui

PAR AMÉLIE POINSSOT | 06 JUILLET 2015 |

C'est inédit dans l'histoire politique grecque. Le premier ministre et les chefs des principaux partis du pays, opposition comprise, ont signé lundi une déclaration politique commune.

Athènes, de notre envoyée spéciale.-  Pendant que la planète Bruxelles commençait à discuter sérieusement d'un « Grexit » ce lundi 6 juillet, à Athènes, Alexis Tsipras a continué à avancer ses pions. Pendant près de sept heures, il s'est entretenu à huis clos, derrière les murs du palais Maximou, avec les chefs des principaux partis politiques. Seule Aube dorée, dont les dirigeants néonazis sont actuellement poursuivis par la justice, n'était pas convoquée à cette réunion.

Intervention au Bureau national du 6 juillet

Par Gérard Filoche

Si tu suis les conseils de Didier et Karine, Jean-Christophe et que tu appelles Martin Schultz (il faut « mettre fin à l’ère » Schultz et pas à celle de Syriza, il faut respecter la démocratie quand on se dit social démocrate) et Sigmar Gabriel (qui exige un « gouvernement de technocrates » contre le gouvernement Syriza légitimement élu) pour leur dire le désaccord du PS français sur les propos qu’ils ont tenu contre les Grecs et Syriza, prend aussi ton téléphone pour appeler Emmanuel Macron, ministre de notre gouvernement pour lui dire notre opposition à ses propos « le FN, c’est une forme de Syriza à la française, d’extrême droite ».

1°) le vote d’hier a été massif en Grèce en dépit des peurs créées, des chantages exacerbés, des calomnies déversées, de la tentative de la BCE de créer la panique aux guichets, 61,5% un vote populaire, ouvriers et employés, 70 % autour du Pirée, jusqu’à 92 % dans certains endroits, majoritaire partout de Salonique à Kalamata, d’Athènes  à Patras, et dans les Iles… Il tend à prouver que quand la gauche se bouge, on n’entend plus l’extrême droite Aube dorée et les autres… C’est pareil pour les deux grands meetings du vendredi soir, 200 000 pour l’un autour de Syntagma, et 20 000 pour le Nai dans le stade avec toute les figures décomposées de la droite et des vieux appareils, des restes de la vieille droite Caramanlis, de Samaras, de Papandréou et de Venizelos, les deux bouts restants du Pasok scissionné, sans oublier Nikos Alliagas. Y’a pas photo, les forces vives sociales du pays comme la jeunesse étaient pour OXI. Ce sont les questions sociales et pas nationalistes qui sont déterminantes !

La bien triste Europe de monsieur Leparmentier

Par Romaric Godin  |  06/02/2015  |

L'éditorialiste du Monde rejette sur les Grecs la faute de leurs maux. Et refuse tout nouveau soutien au nom du choix du peuple hellénique. Réponse au nouveau mishellénisme français.

Il fut un temps béni où les grands écrivains français faisaient de leur philhellénisme une vertu et un courage. Il fut un temps où Chateaubriand pouvait s'enorgueillir de placer dans ses Mémoires d'Outre-Tombe cette réaction des Grecs à sa sortie du Ministère : « Leurs espérances les plus fondées étant dans la générosité de la France, ils se demandent avec inquiétude ce que présage l'éloignement d'un homme dont le caractère leur promettait un appui. » Les temps ont bien changé et, désormais, l'heure est davantage au mishellénisme d'un Pierre Loti qui n'avait à la fin de sa vie pas de mots assez durs pour la « Grécaille. »

La BCE pousse la Grèce à la porte de l'euro

PAR MARTINE ORANGE | 07 JUILLET 2015 | 

La banque centrale n’a laissé aucune chance au gouvernement de Syriza après la victoire du non. Lundi, elle a adopté une mesure étouffant un peu plus le système bancaire grec, déjà totalement asphyxié. L’Europe a engagé l’expulsion de la Grèce hors de la zone euro.

La banque centrale européenne (BCE) n’a laissé aucune chance au gouvernement de Syriza après la victoire du non au référendum du dimanche 5 juillet. Pressée de laver l’affront grec, l’institution monétaire a donné la réponse européenne. En fin de soirée, lundi, elle a annoncé qu’elle durcissait les conditions pour assurer la liquidité du système bancaire grec, acceptant le risque de provoquer un effondrement complet bancaire.

lundi 6 juillet 2015

Alexis le grand

Par Frédéric Lutaud

Il y a encore des politiques qui ont rendez-vous avec l’histoire. Des hommes qui ne nous font pas désespérer de la classe politique, qui font mentir les cyniques, les opportunistes, les arrivistes, et portent leur mandat avec courage et sens de l’honneur. Alexis Tsipras fait la démonstration que nous ne sommes pas condamnés à être trahis par la médiocrité servile de nos dirigeants. La Grèce avait accouché d’un Papandréou qui, de reculades en démissions, accepta tous les diktats de la Troïka et plongea son pays dans les affres de l’austérité et de la misère. Aujourd’hui, la Grèce relève enfin la tête en la personne de son premier ministre et engage un véritable bras de fer avec les institutions européennes.

mardi 30 juin 2015

Communiqué de Podemos suite à la rupture des négociations par l'Eurogroupe avec la Grèce

AU REGARD DE LA SITUATION EN GRÈCE, ET À LA SUITE DE LA RUPTURE DES NÉGOCIATIONS PAR L’EUROGROUPE, PODEMOS SOUHAITE COMMUNIQUER CE QUI SUIT

« Au regard de la situation en Grèce, et à la suite de la rupture des négociations par l’Eurogroupe, Podemos souhaite communiquer ce qui suit :

1. Lundi dernier, le gouvernement grec a présenté à l’Eurogroupe une proposition d’accord qui comprenait un grand nombre de concessions et a été saluée par l’ensemble des prêteurs comme une proposition raisonnable et viable. Dans les jours qui ont suivi, cependant, les créanciers internationaux, emmenés par le FMI, ont finalement rejeté la proposition du gouvernement grec de taxer les secteurs les plus riches de la société, de restructurer la dette et de mettre en œuvre un programme d’investissement pour relancer l’économie. Au lieu de cela, ils lui ont demandé d’augmenter la TVA sur les services de base et la nourriture et ont exigé des coupes supplémentaires sur les retraites et les salaires. Dans leur effort visant à démontrer qu’il n’existe pas d’alternative aux politiques d’austérité, les créanciers ne semblent accepter que l’argent des pauvres et s’évertuent à imposer la même logique et les mêmes mesures que celles qui ont conduit le pays à une catastrophe humanitaire. L’économie grecque est asphyxiée. Continuer de l’asphyxier est l’exact opposé de ce qui doit être fait.

dimanche 28 juin 2015

Tyrannie européenne ?

PAR JACQUES SAPIR · 27 JUIN 2015

Alexis Tsipras avait décidé de convoquer un référendum le 5 juillet, demandant au peuple souverain de trancher dans le différent qui l’oppose aux créanciers de la Grèce. Il avait pris cette décision devant les menaces, les pressions, et les ultimatums auxquels il avait été confronté durant les derniers jours de la négociation avec ce que l’on appelle la « Troïka », soit la Banque Centrale Européenne, la Commission Européenne et le Fond Monétaire International. Ce faisant, et dans un geste que l’on peut qualifier de « gaullien », il avait délibérément renvoyé au domaine politique une négociation que les partenaires de la « Troïka » voulaient maintenir dans le domaine technique et comptable. Ce geste à provoqué une réaction de l’Eurogroupe d’une extrême gravité. Nous sommes en présence d’un véritable abus de pouvoir qui a été commis ce 27 juin dans l’après-midi, quand l’Eurogroupe a décidé de tenir une réunion sans la Grèce. Ce qui se joue désormais n’est plus seulement la question du devenir économique de la Grèce. C’est la question de l’Union européenne, et de la tyrannie de la Commission et du Conseil, qui est ouvertement posée.

dimanche 14 juin 2015

Alexis Tsipras, la rupture c’est maintenant


PAR LES INVITÉS DE MEDIAPART  | 12 JUIN 2015 |  

Cédric Durand, économiste, Razmig Keucheyan, sociologue et Aurélie Trouvé, agro-économiste appellent les mouvements sociaux et syndicaux à se solidariser avec le peuple grec.  « Si la perspective périlleuse d’une sortie de l’euro de la Grèce se précise, la faute en est à l’acharnement des créanciers, et singulièrement à la France et à l’Allemagne. Reculer davantage ferait perdre toute consistance politique au gouvernement Syriza et affaiblirait durablement l’alternative de gauche au néolibéralisme dans toute l’Europe ».