Commémorant le centenaire de l'impôt sur le revenu,
l'Institut des politiques publiques livre une note ravageuse montrant comment,
depuis trente ans, ce prélèvement a été progressivement démantelé. Cette
radiographie constitue un réquisitoire contre la politique fiscale conduite par
François Hollande, au mépris de « l’esprit de la République ».
C’est un anniversaire important mais que les dignitaires
socialistes français, oublieux des combats de leurs glorieux prédécesseurs, se
sont bien gardés de commémorer : instauré par la loi du 15 juillet 1914,
l’impôt sur le revenu vient juste d’avoir cent ans. Aucun oubli pourtant dans
cette absence de célébration : si ni François Hollande ni Manuel Valls
n’ont jugé opportun de saluer cet événement historique, c’est qu’en vérité, la
politique fiscale qu’ils conduisent aujourd’hui tourne radicalement le dos aux
principes de justice fiscale et sociale qui ont été à l’origine de la création
du plus célèbre des prélèvements français.
En douterait-on, il suffit de consulter la passionnante
étude que vient de publier à cette occasion l’Institut des politiques publiques
(IPP). Retraçant l’histoire fiscale du siècle écoulé, elle établit une
radiographie consternante de ce qu’est devenu l’impôt sur le revenu : un
impôt croupion, qui taxe bien davantage les classes moyennes que les très hauts
revenus.