Trois ans après la catastrophe de Fukushima, quelles leçons
la France a-t-elle tirées pour ses propres centrales ? Le directeur de l'IRSN,
Jacques Repussard, donne l'alerte.
Trois ans après la catastrophe de Fukushima, le 11 mars
2011, l'ex-centrale n'est plus qu'une gigantesque usine à brasser, pomper,
injecter, filtrer et stocker du liquide hautement radioactif. Des centaines de
tonnes d'eau refroidissent chaque jour les coeurs fondus, puis une partie se
perd dans le sous-sol, contaminant massivement les fonds marins du Pacifique.
Le démantèlement des réacteurs est prévu pour durer jusqu'à
l'horizon de 2050. La France a-t-elle tiré les leçons du drame
japonais ? En décembre dernier, lors d'un voyage sur les terres stérilisées de
Fukushima, Jacques Repussard, directeur de l'Institut de
Radioprotection et de Sûreté nucléaire (IRSN), a livré son analyse
au "Nouvel Observateur". Interview.
