Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Allemagne. Afficher tous les articles

mardi 6 juin 2017

« Modèle » allemand : instrumentalisation et incompréhension à la française



LUNDI 5 JUIN 2017 EVELYNE SALAMERO

Guillaume Duval est rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques et auteur du livre Made in Germany, Le modèle allemand au-delà des mythes, publié en 2013. Outre un aveu de faiblesse, vouloir copier un modèle est déjà en soi une grossière erreur, explique-t-il en substance. Quant aux grandes réformes du travail menées Outre-Rhin au début des années 2000, elles ont selon lui gravement affaibli les points forts du système allemand et bien failli causer sa perte. Le gouvernement allemand cherche d’ailleurs aujourd’hui à en atténuer certains effets en empruntant quelques recettes au… modèle social français.

mercredi 24 mai 2017

Le côté obscur du "miracle de l'emploi" en Allemagne

Des bénévoles distribuent de la soupe dans un quartier pauvre de Dortmund. © Reuters




"Vivre dans l'un des pays les plus riches au monde et être traités ainsi, je trouve ça incroyable". Comme des millions d'Allemands, Petra Vogel fait partie des travailleurs pauvres qui peinent à boucler leurs fins de mois et redoutent la retraite.

dimanche 7 décembre 2014

L'impasse Schröder


Par Guillaume Duval - décembre 2014

Un rapport conjoint des économistes Henrik Enderlein et Jean Pisani-Ferry, des propositions communes des ministres de l'Economie…, le "couple franco-allemand" est de retour. Au cœur de cette relance, un "deal" où l'Allemagne ferait quelques efforts supplémentaires pour soutenir sa demande intérieure, notamment en investissant dans des infrastructures dégradées, et se montrerait indulgente vis-à-vis du retard de la France à maîtriser ses déficits publics. En échange de quoi, Paris s'engagerait sur la voie des "réformes structurelles", le mot-valise utilisé en Europe pour signifier un recul de la protection sociale, la facilitation des licenciements et la baisse des salaires réels. A la base de ce deal, figure l'idée, partagée à Paris et à Berlin, que ce sont les réformes de ce type menées par le chancelier Gerhard Schröder au début des années 2000 qui ont permis à l'économie allemande de se redresser. Et que donc, si elle veut s'en sortir, la France doit à son tour suivre ce chemin. Il s'agit pourtant d'une croyance erronée et dangereuse.

mercredi 10 septembre 2014

La pauvreté qui se cache derrière le miracle allemand

PAR ARNAUD LEFEBVRE · 06 FÉVR. 2014

Au sein d’une zone euro en crise, la machine allemande semble avoir trouvé la formule secrète pour renouveler le miracle de l’après-guerre : taux de chômage faible, croissance économique et hausse des exportations. Toutefois, derrière ce panorama enchanteur, se cache une âpre réalité sociale pour la quatrième économie mondiale et le deuxième pays exportateur le plus important de la planète, explique la BBC.

samedi 8 mars 2014

Le diagnostic de la motion 4 confirmé par les Économistes Attérés

Un très bon texte sur la "politique de l'offre" qui rejoint notre analyse sur la baisse du "coût du travail". La motion 4 s'était déjà exprimée sur les contradictions inhérentes au "Pacte de responsabilité". Les chercheurs des Économistes Atterrés confirment notre diagnostic même si l'on peut regretter que ne soit pas suffisamment prise en compte l'analyse sur les gains de productivité et le partage du travail.


Un pacte irresponsable

05 Mars 2014 - 23:25 par Anne EydouxAntoine MathHenri Sterdyniak

Introduction : 
En France, où les cotisations sociales sont la source du financement de la protection sociale, le débat sur la lourdeur des “charges” sociales pesant sur les entreprises est récurrent. Les arguments les plus fréquemment avancés sont d'une part que le coût du travail trop élevé, notamment au voisinage du Smic, dissuaderait les employeurs d'embaucher une main-d'œuvre non qualifiée devenue trop chère, et d'autre part que ce coût du travail constituerait un désavantage compétitif qui mettrait les entreprises françaises en difficulté dans la concurrence mondiale. Dans une situation où la dévaluation monétaire est devenue impossible dans les pays de la zone euro, la baisse du coût du travail est ainsi envisagée comme une modalité de dévaluation interne, à même de stimuler la compétitivité et l'emploi sans agir directement sur les salaires et même selon certains sans nuire au pouvoir d’achat des salariés.

jeudi 30 janvier 2014

Et l’Allemagne recule sur l’âge de la retraite (63 ans!)…

Le gouvernement de coalition allemand va adopter, ce 29 janvier, une réforme des retraites ramenant l'âge de départ de 67 à 63 ans à terme. Il s'agit d'une concession d'Angela Merkel aux socio-démocrates membres de sa majorité.

Premier grand dossier épineux pour le nouveau gouvernement allemand: la réforme des retraites. Andrea Nahles, la ministre sociale-démocrate du Travail, doit présenter sa proposition pour ramener l’âge la retraite à 63 ans, en Conseil des ministres ce mercredi 29 janvier.

Le Parlement devrait ensuite voter la réforme en mai, et celle-ci sera effective à partir du 1er juillet. Grâce à une écrasante majorité de 504 sièges sur 631, la grande coalition entre le SPD et la CDU devrait réussir à faire passer la réforme.

Actuellement, l’âge légal de départ à la retraite en Allemagne est fixé à 65 ans et trois mois, et est repoussé chaque année pour atteindre 67 ans en 2030. Le SPD avait pris cette mesure en 2009, dans le cadre des réformes Schröder. Cinq ans et plusieurs échecs électoraux plus tard, les sociaux-démocrates font donc demi-tour et ont imposer une nouvelle réforme à Angela Merkel.


dimanche 3 novembre 2013

Les excédents allemands : cette fois c'est différent

Paul Krugman - The New York Times -  November 2013

Il y a une tendance, en discutant de la position de l'Allemagne dans le commerce mondial, à supposer que les excédents massifs ont toujours été la norme allemande - que les produits de haute qualité du pays ont toujours alimenté un moteur d'exportation qui, inévitablement, a vendu beaucoup plus à l'étranger que les Allemands ont acheté. Mais ce n'est pas vrai. 
Voici le solde du compte courant de l'Allemagne en pourcentage du PIB depuis 1980 :

vendredi 20 septembre 2013

Et si les heures supplémentaires défiscalisées avaient plombé l'emploi français

En France, on a subventionné les heures supplémentaires ; 
en Allemagne, on a subventionné la réduction du temps de travail


En 2009, la France décroche de l'Allemagne sur le plan de l'emploi malgré une récession moins forte. En cause : des choix politiques.

En mai 2008, alors que la crise financière commence à inquiéter les agents économiques et que le prix du pétrole affole les industriels, les courbes du chômage française et allemande se croisent pour la première fois depuis janvier 2002. Ce mois-là, les deux taux de chômage sont parfaitement identiques : 7,7 % des deux côté du Rhin (selon les données d'Eurostat). Dès le mois de juin 2008, le taux de chômage allemand passe sous son équivalent français. Il y est encore et l'écart n'a fait que se creuser puisque, avec la crise qui a suivi la faillite de Lehman Brothers, le chômage a baissé outre-Rhin et a augmenté en France. En juillet dernier, le taux de chômage allemand était de 5,3 %, celui de la France à 11 %.

mardi 25 juin 2013

Le diagnostic sur le temps de travail de la Motion 4 confirmé par des experts allemands

Télécharger
En Allemagne est paru le Manifeste pour surmonter le chômage de masse rédigé par deux éminents professeurs d’économie : Dr Heinz-J. Bontrup et Mohssen Massarat, respectivement membre expert sur ​​la réforme de l'Union économique et monétaire européenne et ancien professeur de sciences politiques et d'économie à la Faculté des sciences sociales de l'Université d'Osnabrück.
Ce document d’une clarté édifiante démontre :

• Que l’Allemagne malgré son excédent commercial rencontre les mêmes problèmes que la France concernant le chômage de masse : « Tout compris, le déficit d’emploi dans sur le marché du travail allemand a été en 2010 de l’ordre de 5,9 millions d’emplois manquants. Une situation catastrophique pour le marché du travail. Si on ajoute à cela les multiples revenus du travail précaire de l’automobile, les pseudo-auto entrepreneurs au chiffre des entrepreneurs et des membres de leur famille qui les épaulent, chiffre qui en 2010 était d’au moins 4,4 millions de personnes, la vue d’ensemble s’assombrit encore ».

mercredi 19 juin 2013

De la domination allemande (ce qu’elle est, et ce qu’elle n’est pas)

Monde Diplomatique mardi 18 juin 2013, par Frédéric Lordon

L’Allemagne prendra-t-elle bientôt conscience du ressentiment croissant dont elle est l’objet – non pas seulement dans les pays du Sud, dont, par une sorte de « racisme économique », elle se moque comme d’une guigne, mais au cœur même de l’Europe, et notamment en France ? Car tous les cantiques à la sacralité du « couple franco-allemand » n’empêcheront pas que quelques vérités pénibles finissent par faire leur chemin, d’abord dans les marges, où il est plus facile de les assigner à leur condition de réprouvées, mais bientôt beaucoup plus largement.

vendredi 17 mai 2013

Union Européenne « Le problème, c’est le chômage, l’effondrement social et politique en cours... Cela s’appelle la déflation, pas l’inflation ! » Galbraith



LE GRAND ENTRETIEN | par Pascal Riché | 16/05/2013 Rue 89

James Galbraith est un économiste américain, situé à gauche du parti démocrate. Il est professeur à l’université d’Austin, au Texas, spécialiste des questions d’inégalités et proche de l’Institut Roosevelt, co-fondé par son père, le célèbre économiste John Kenneth Galbraith, dont il s’inscrit dans la lignée.

Selon lui, l’Union européenne ne pourra s’en sortir qu’en adoptant un vaste filet social financé par le budget européen, comme l’avait fait Roosevelt en 1933. Entretien décoiffant.

L’économie américaine a redémarré, l’économie de la zone euro reste embourbée. Qu’ont fait les Etats-Unis que l’Europe aurait dû faire ?

James Galbraith : La réponse n’est pas compliquée : nous disposons d’un gros gouvernement fédéral à l’échelle du continent, ce qui n’existe pas en Europe.

Il reste aux Etats-Unis des problèmes sociaux, liés aux mesures d’austérité que nous appelons « séquestration » et de nombreuses personnes ont perdu leur emploi ces dernières années. Mais le système n’est pas en chute libre : il n’est pas dans un Etat de déclin non contrôlé.

jeudi 16 mai 2013

Le « modèle allemand » ou comment s’obstiner dans l’erreur


par Pierre Rimbert, Le Monde Diplomatique, lundi 6 mai 2013

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?