Le Premier ministre finlandais, Juhä Sipilä, le défendait dans son programme de campagne : le revenu de base a été plébiscité lors des dernières élections législatives. Dans un pays fortement touché par le chômage, cette mesure a recueilli un large consensus au sein des partis politiques finlandais, des verts au centre – seuls les conservateurs s’y sont opposés. Un revenu de base va donc être testé dans certaines régions du pays particulièrement touchées par le chômage. De plus en plus à la mode, le revenu de base reste toutefois une véritable interrogation.
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jeudi 26 mai 2016
Le revenu universel en Finlande, un modèle à suivre?
Le Premier ministre finlandais, Juhä Sipilä, le défendait dans son programme de campagne : le revenu de base a été plébiscité lors des dernières élections législatives. Dans un pays fortement touché par le chômage, cette mesure a recueilli un large consensus au sein des partis politiques finlandais, des verts au centre – seuls les conservateurs s’y sont opposés. Un revenu de base va donc être testé dans certaines régions du pays particulièrement touchées par le chômage. De plus en plus à la mode, le revenu de base reste toutefois une véritable interrogation.
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samedi 14 novembre 2015
Bernard Friot : « Nous n’avons besoin ni d’employeurs, ni d’actionnaires pour produire »
Économiste et sociologue, Bernard Friot défend depuis de nombreuses années une alternative au capitalisme, qu’il a théorisée à partir de son sujet de prédilection : la sécurité sociale. Contrairement à la proposition du revenu de base qu’il qualifie de « roue de secours du capitalisme », la solution du salaire à vie s’inscrit autant dans une refonte complète de notre rapport à la propriété que dans une démarche de suppression de notre aliénation au marché de l’emploi, au profit de la valorisation du travail. Car, pour ce professeur émérite de l’université de Nanterre, c’est très clair : nous travaillons tous, même si nous n’avons pas d’emploi. Au sein de l’association d’éducation populaire Réseau salariat dont il est cofondateur, Bernard Friot déconstruit méthodiquement la rhétorique de ce qu’il appelle la « religion capitaliste », que nous avons intégrée jusqu’à en être prisonniers conceptuellement. Entretien.
mardi 3 novembre 2015
Financer une ressource universelle ?
Le revenu inconditionnel (selon Baptiste Mylondo) et le salaire à vie (au sens de Réseau Salariat) ont en commun le versement à tous d’un montant supérieur aux minima sociaux.
Toutefois, le revenu inconditionnel, qui examine plusieurs financements, opte pour l’impôt progressif sur le revenu et sur le patrimoine, sans exclure une combinaison avec la cotisation sociale.
Pour Réseau Salariat, la cotisation seule s’impose, car elle subvertit le capital, tandis que la fiscalité le confirme :
redistributive, la fiscalité suppose que la répartition de la richesse entre salaire et profit ait déjà eu lieu. En ce sens, elle met d’autant moins en cause le profit qu’elle y est adossée. A l’inverse, la cotisation fait partie de la répartition première de la richesse, de même que le salaire et le profit ; mieux, toute hausse de la cotisation concurrence le profit.
que l’allocataire soit aussi employé ou ne vive que du revenu universel, il n’a aucune maîtrise du quoi et du comment de la production, qui restent le fait du propriétaire du capital. Le salaire à vie propose l’inverse : reconnaître à chacun le droit politique de décider de la production.
Les caisses de sécurité sociale et la cotisation sociale prouvent que ça marche, en gérant 30 % du produit intérieur brut et en salariant déjà les millions de retraités, les soignants, les parents, sans profit ni marché du travail ! Étendue au financement du salaire à vie et de l’investissement, elle supprime toute légitimité au capital.
Toutefois, le revenu inconditionnel, qui examine plusieurs financements, opte pour l’impôt progressif sur le revenu et sur le patrimoine, sans exclure une combinaison avec la cotisation sociale.
Pour Réseau Salariat, la cotisation seule s’impose, car elle subvertit le capital, tandis que la fiscalité le confirme :
redistributive, la fiscalité suppose que la répartition de la richesse entre salaire et profit ait déjà eu lieu. En ce sens, elle met d’autant moins en cause le profit qu’elle y est adossée. A l’inverse, la cotisation fait partie de la répartition première de la richesse, de même que le salaire et le profit ; mieux, toute hausse de la cotisation concurrence le profit.
que l’allocataire soit aussi employé ou ne vive que du revenu universel, il n’a aucune maîtrise du quoi et du comment de la production, qui restent le fait du propriétaire du capital. Le salaire à vie propose l’inverse : reconnaître à chacun le droit politique de décider de la production.
Les caisses de sécurité sociale et la cotisation sociale prouvent que ça marche, en gérant 30 % du produit intérieur brut et en salariant déjà les millions de retraités, les soignants, les parents, sans profit ni marché du travail ! Étendue au financement du salaire à vie et de l’investissement, elle supprime toute légitimité au capital.
samedi 31 octobre 2015
Le compte personnel d’activité, une réforme insuffisante pour garantir les droits à la personne
La conférence sociale doit discuter de la mise en œuvre d’un compte personnel d’activité (CPA) prévue au 1er janvier 2017, présenté comme un outil de sécurisation des parcours professionnels. La présentation habituelle de la logique de la sécurisation des parcours consiste à dire que dans un contexte marqué par une discontinuité grandissante des parcours, les droits ne doivent plus être attachés au poste de travail, mais à la personne. Comme nous l’avons développé dans une note pour France Stratégie, nous partageons l’objectif mais contestons l’effectivité de l’attachement à la personne dans les scenarii proposés.
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