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lundi 12 juin 2017

La crise du SME (système monétaire européen) ou la préfiguration de l’euro



10 Juin 2017 , Rédigé par L'oeil de Brutus

Cette analyse est pour l’essentiel issue de la lecture Jean-Pierre Chevènement, Un Défi de cvilisation, Fayard 2016, pages 90 à 105

Début 1982, alors que l’application de son programme politique génère de fortes tensions sur les marchés de change (notamment des spéculations contre le Franc et des fuites importantes de capitaux), François Mitterrand se trouve face à dilemme : sortir du SME pour restaurer la compétitivité de l’économie française ou y rester pour préserver cet « acquis » européen.

mardi 6 juin 2017

2017, imminence d’un effondrement financier – Cinq hauts spécialistes l’annoncent !

Par Michael Snyder | 29 mai 2017 | Michael Snyder est un Américain résidant dans l’Idaho, diplômé en droit de l’université de Floride. Il a été avocat à Washington. Il est l’auteur de plusieurs romans dont The Beginning Of The End, de Get Prepared Now ! : Why A Great Crisis Is Coming & How You Can Survive It, ainsi que du tout dernier intitulé The Rapture Verdict.

lundi 29 mai 2017

« S’il n’y avait pas d’évasion fiscale, il n’y aurait pas de problème d’équilibre des finances publiques »

LE MONDE | 15.02.2017

Dominique Plihon, porte-parole d’Attac France et professeur d’économie financière à l’université Paris-XIII a répondu à vos questions lors d’un tchat du Monde.fr à propos de la lutte contre l’optimisation et l’évasion fiscales.

Que peut entreprendre la France, et plus généralement l’Union européenne (UE) pour lutter contre l’optimisation et l’évasion fiscale ? Alors que l’UE a déjà adopté, en 2016, une série de mesures dans la foulée du scandale « Panama papers », beaucoup s’interrogent sur la tolérance qu’elle affiche à l’égard de « petits paradis fiscaux », tels que l’île de Madère, à laquelle Le Monde s’intéresse, mercredi 15 février.

Kaushik Basu: «Pour sauver la mondialisation, il faut passer du partage de la pauvreté à celui des profits»


26 MAI 2017 PAR ROMARIC GODIN

Kaushik Basu, ancien économiste en chef de la Banque mondiale de 2012 à 2016, est un critique de l’économie libérale classique. De passage à Paris, il donne sa vision de l’économie, de la nécessité de la coopération et de l’importance de changer de logique pour la mondialisation.

mardi 10 novembre 2015

Les « Économistes atterrés » soutiennent les réquisitions citoyennes contre l’évasion fiscale

Communiqués

Par Les Économistes Atterrés | 02 Novembre 2015

A l’échelle mondiale, 20 000 milliards de dollars sont aujourd’hui cachés dans les paradis fiscaux. Mais les 195 pays qui vont participer à la COP 21 n’arrivent pas à trouver 100 milliards pour abonder le Fonds vert destiné à aider les pays les plus pauvres à faire face à la transition énergétique ! La plupart s’acharnent contre les dépenses publiques, en particulier celles qui sont nécessaires pour financer la transition écologique, cela au nom de la compétitivité des entreprises et de l’équilibre des finances publiques. Celles-ci justifient-elles que notre planète devienne inhabitable ?

En France, selon un rapport parlementaire récent[1], l’évasion fiscale s’élève à 50 milliards d’euros chaque année ; c’est une des causes principales du déficit de l’État. Les grandes banques sont les principaux acteurs de cette industrie de l’évasion fiscale, à commencer par BNP Paribas et ses 171 filiales dans les paradis fiscaux.

Les « Économistes atterrés » soutiennent et sont solidaires des actions de « fauchage de chaises » dans les agences bancaires. Ils abriteront certaines de ces chaises. Cette réquisition citoyenne est un moyen d’alerter l’opinion publique sur le rôle inacceptable des banques dans l’organisation de l’évasion fiscale, et d’obliger les pouvoirs publics à prendre les mesures pour récupérer les 50 milliards perdus chaque année par le budget de l’État français.

[1] Rapport de la commission d'enquête sur l'évasion fiscale et les actifs hors de France et ses incidences fiscales présenté le 24 juillet 2015.

dimanche 8 novembre 2015

Ce sont les banquiers qui en parlent le mieux

Préparez-vous à la destruction totale du système financier !” 
Alerte Egon Von Greyerz | 17 Oct 2015

Aujourd’hui, l’homme qui est devenu une légende pour ses anticipations de quantitative Easing (Planche à billets), dans les fluctuations des devises et sur des événements mondiaux majeurs alerte kinkworldnews sur le fait que les gens doivent se préparer à la destruction totale du système financier actuel.

samedi 10 octobre 2015

Wall Street : les révélations d'un financier "repenti"

Par Amid Faljaoui, directeur des magazines francophones de Roularta | 08/10/15

Entendre un financier dire du mal de la finance ou plutôt de la Bourse est extrêmement rare, surtout si ce financier est une légende de la finance. C'est portant ce qu'a fait John Bogle (1), le fondateur du fameux groupe financier Vanguard.

mercredi 30 septembre 2015

La vérité commence à sortir (aussi) de la bouche des banquiers centraux.

La vérité sort de la bouche des banquiers centraux. Dans un discours prononcé le 21 septembre dernier, Mark Carney, actuel gouverneur de la Banque d’Angleterre, a mis en évidence ce qu’il appelle les « trois mensonges » de la finance moderne : faire croire que l’on peut s’endetter infiniment sans risque ; dire que les marchés s’auto-équilibrent ; affirmer que les marchés sont moraux. Une bombe venue d’outre-Manche contre ce qui s’enseigne à Harvard ou nous est répété par Bruxelles ou Bercy.

mercredi 3 juin 2015

Selon le FMI, la plus grosse bulle financière va bientôt exploser

Par Benoit Delrue. 2 juin 2015

"La prochaine crise est inévitable."

Dans son dernier rapport sur la stabilité financière, le Fonds monétaire international sonne l’alarme. Son propos, sur la retenue comme d’ordinaire, n’est pas aussi explicite que le nôtre. LE BILAN ajoute, aux aspects conjoncturels relevés par le FMI, une analyse structurelle du système financier.

C’est un événement planétaire. Le Fonds monétaire international (FMI), organisme basé à Washington né des accords de Bretton Woods en 1944, qui a largement contribué à bâtir le système financier actuel, tire la sonnette d’alarme. Généralement rassurante, l’institution sort de ses habitudes pour mettre le doigt sur ce qui « accentue les tensions » dans l’économie mondiale. Bien sûr, le discours tenu par le FMI reste sobre et évite soigneusement les formules catégoriques et trop explicites. Néanmoins, après avoir déjà consacré son avant-dernier [1] rapport régulier – biannuel ou trimestriel – sur la stabilité financière aux « risques » encourus par les acteurs publics et privés de la finance internationale, l’édition d’avril 2015 du document franchit une marche supplémentaire [2].

La prochaine crise est inévitable. Pour le prouver, nous nous intéresserons de près aux signaux négatifs dont le FMI fait état, reposant comme à l’accoutumée sur une étude empirique des conjonctures. Dans un second temps, nous lierons à ces facteurs circonstanciels un examen structurel du système financier contemporain. Ce dernier, par une analyse plus profonde, sera révélé pour ce qu’il est – un géant aux pieds d’argile, sans cesse grandissant pour nourrir en milliards la caste des ultra-riches.

jeudi 5 mars 2015

La BCE et la crise du capitalisme en Europe

par Clément Fontan, le 24 février

Selon Clément Fontan, la Banque centrale européenne a outrepassé ses prérogatives et a, sans contrôle démocratique, traité de manière trop différenciée l’aide qu’elle apporte aux États et celle qu’elle alloue au système financier.

En l’espace de quatre jours, l’Union Européenne a traversé un nouvel épisode marquant d’une crise longue maintenant de cinq ans. Peu après l’annonce d’un programme dit de Quantitative Easing (QE) (assouplissement quantitatif) le 22 janvier 2015 par Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) [1], le parti de gauche radicale Syriza remportait le 25 janvier les élections législatives grecques avec une avance très confortable sur ses principaux opposants. Étant donné que les traités européens confinent la responsabilité de la BCE à la politique monétaire et l’isolent des pressions politiques en lui conférant un très haut niveau d’indépendance, on pourrait s’attendre à ce que rien n’unisse l’annonce du QE à Francfort et les résultats électoraux à Athènes. Pourtant, les liens sont étroits : le nouveau gouvernement grec d’Alexis Tsipras doit prendre en compte sa dépendance financière envers la BCE et cette dernière doit se préoccuper des risques que la crise grecque peut faire peser sur la stabilité financière de la zone euro. Cette porosité des enjeux explique les rencontres répétées et les multiples signaux envoyés par voie de presse interposée entre les nouveaux dirigeants grecs et Mario Draghi sous forme de « partie de poker » ou de « chicken game » selon les expressions journalistiques consacrées [2].

jeudi 12 février 2015

Dette Grecque : le vrai débat doit porter sur l’idée même d’une dette publique plutôt que sur la Grèce

Par Christophe D.
membre du Conseil Fédéral et signataire de la Contribution Commune

Remboursera ou ne remboursera pas ? Avec la victoire le 26 janvier du parti Syriza aux élections législatives grecques, la question du remboursement par la Grèce de sa dette publique fait débat. Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre, a en effet annoncé lors de sa campagne électorale qu’il prononcerait un « défaut », c’est-à-dire qu’il ne rembourserait pas.
D’emblée, il faut se rassurer sur cette énième crise au sein de l’Union Européenne. Politiquement, il n’est pas question que la Grèce sorte de l’euro : cela déstabiliserait l’ensemble de l’union et serait un signal très négatif pour son avenir. Géopolitiquement, c’est totalement exclu. Les interventions rapides de John Kerry, et même de Barack Obama, viennent rappeler que les enjeux dépassent la seule Europe, dans un contexte de tensions extrêmement vives avec le voisin russe. Autant dire que l’OTAN reste d’une extrême vigilance.

mardi 25 novembre 2014

Crise financière : un banquier repenti balance

Par Sophie Fay03-10-2013 | 

Banquier pendant 37 ans, Jean-Michel Naulot tire la sonnette d’alarme : la dictature des marchés, plus dangereuse que jamais, règne toujours !

Attention, danger ! C’est l’avertissement que lance un ancien banquier, Jean-Michel Naulot, dans un essai virulent qui paraît ce jeudi : "Crise financière : pourquoi les gouvernements ne font rien" (Seuil). L’homme sait de quoi il parle. Il a derrière lui trente sept ans de carrière bancaire et dix ans de régulation financière. Depuis 2003, il siège au Collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la Bourse. Il vient de démissionner de la Commission des marchés de cet organisme qu’il quittera définitivement en décembre. Objectif : retrouver sa liberté de parole pour dénoncer haut et fort ce qu’il appelle "la centrale nucléaire financière" et une "dictature des marchés, que les gouvernements font semblants de combattre, mais qu’en réalité, ils acceptent".

jeudi 20 novembre 2014

Pourquoi nous n’avons pas voté la Charte des États Généraux - Intervention au Bureau national du 18 Novembre 2014

Par Frédéric Lutaud, membre du Bureau national

CherEs camarades,

Nous déplorons que deux mois de contribution aux États Généraux, avec toute la richesse militante que cela représente pour notre parti, s’achèvent dans la précipitation : 48h pour déposer des amendements à une charte rédigée par un comité de rédaction restreint à la direction. Et nous devons voter dans la foulée au Bureau national sur un texte dont nous prenons connaissance à l’instant des modifications.
Sur la méthode, c’est franchement regrettable que nous ne nous donnions pas les moyens de la réflexion et du recul sur un document qui engage notre identité socialiste.

Nous découvrons un texte remanié sur de nombreux points depuis sa version précédente fournie la veille. Nous relevons des améliorations notables.
D’abord en ce qui concerne le titre où la notion de « nouveau progressisme » dans laquelle nous ne nous retrouvons pas a disparu. Y aurait-il un progressisme archaïque à opposer au « nouveau progressisme » ? Nous sommes socialistes donc progressistes. Nous l’avons toujours été. Nous n’avons pas besoin de nous justifier. Cela relève pour ainsi dire du pléonasme.
Mais surtout, si nous revendiquons sans conteste notre attachement au progrès, il ne faudrait pas que cela encourage la tentation cultivée par certains de substituer le mot « progressisme » à celui de « socialisme ». Le « progressisme » fait référence dans les esprits au blairisme et aux tentatives de recentrage que l’on a pu voir aux État-Unis.
Pour nous, le socialisme reste une idée neuve, une idée d’avenir. C’est elle que nous voulons défendre.

dimanche 2 novembre 2014

Dette : l’économie mondiale piégée dans un cercle vicieux

PAR PHILIPPE RIÈS | 01 NOVEMBRE 2014 | 

Le traitement de l'endettement par davantage de dette conduit à un constat ignoré, celui du dernier Geneva Report : sept années de crise financière globale et le “deleveraging” (désendettement) n'a même pas encore commencé. Inquiétant.

Plus de six ans après la faillite de Lehman Brothers, on pourrait croire que l’économie mondiale serait bien avancée dans la purge de l’excès généralisé d’endettement qui l’avait projetée dans la crise financière globale. Or, en dépit d’un discours omniprésent sur le “deleveraging”, la réalité est tout autre : globalement, et toutes catégories confondues (ménages, entreprises non financières, souverains et même banques), le niveau d’endettement a continué d'augmenter, pour atteindre des sommets historiques. Autrement dit, les effets dramatiques du dernier cataclysme n’ont pas encore été surmontés que les conditions d’un nouveau choc se mettent en place.
Désendettement ? Quel désendettement ?

mardi 14 octobre 2014

Et la monnaie dans tout ça ?

Par Fabien Hassan Date de publication : 10 October 2014

"si la finance est hors de contrôle, c’est parce que la monnaie est hors de contrôle. Plus précisément, l’Etat a perdu le contrôle de la création monétaire, désormais déléguée au « marché », c'est-à-dire aux banques."

Le 15 septembre 2008, il y a six ans, Lehman Brothers s’est effondrée. Depuis, malgré un tsunami de réformes, le système financier n’a pas été transformé. Pour changer la finance, peut-être faut-il modifier notre compréhension fondamentale du système financier. Ce retour aux fondamentaux a conduit les réformateurs ainsi que les banquiers centraux à se focaliser sur la monnaie elle-même. De façon intéressante, ces nouvelles pensées s’accompagnent de nouvelles méthodes de production et de diffusion de la connaissance, et de nouveaux moyens pour faire entrer ces idées dans l’agenda politique. Ce mois-ci, ce blog vous présente les acteurs les plus dynamiques, entreprenants et rafraichissants du paysage progressiste en finance et leur dernier grand succès : une reconnaissance importante de leurs idées par la Banque d’Angleterre.



jeudi 2 octobre 2014

La dette ou comment s'en débarrasser

A travers le monde, nombreux sont les cas d'explosion de la dette publique. Comment en sortir ?

Par François Leclerc @fdleclerc

Une surprenante découverte vient d'être effectuée au Japon : « il n'y a pas de plancher au rendement de la dette ! », se sont effarés les analystes, après avoir enregistré que la Banque du Japon venait d'acheter des titres au rendement négatif, acceptant en conséquence de perdre de l'argent... Car c'est à ce prix que la banque centrale poursuit sa politique de création monétaire destinée à sortir vaille que vaille le pays de la déflation.


mardi 2 septembre 2014

La chute de la France

Par paul Krugman | 28 Août  2014 | 
Traduction par Sylvie Tassin | Article en version originale ici 

François Hollande, président de la France depuis 2012, aurait pu être un espoir. Il a été élu sur la promesse de tourner le dos aux politiques d’austérité qui ont tué le redressement économique trop bref et insuffisant de l’Europe. Dans la mesure où la justification intellectuelle de ces politiques ne tenait pas et était vouée à  s’écrouler rapidement, M.Hollande aurait pu être le meneur d’un bloc d’états exigeant un changement de politique. Or le destin en a décidé autrement. Une fois au pouvoir M. Hollande a promptement plié, cédant complètement aux demandes de davantage d’austérité.

mardi 12 août 2014

L'autre succès d'Obama

Paul Krugman | mardi 5 août 2014

Bien que les ennemis de la réforme de santé refusent de l’admettre, l’Affordable Care Act ressemble de plus en plus à un grand succès. Les coûts sont en-deçà des prévisions, alors que le nombre d’américains non assurés baisse rapidement, notamment dans les états qui n’ont pas tenté de saboter le programme.

L’Obamacare fonctionne.

Mais qu’en est-il de l’autre grand projet de l’administration, la réforme financière ? Le projet de réforme Dodd-Frank a reçu, si c’est possible, des retours encore pires que ceux de l’Obamacare, décrit par la droite comme anti-entreprises et par la gauche comme totalement inadapté. Et tout comme l’Obamacare, ce n’est certainement pas la réforme que l’on aurait créée en l’absence de contraintes politiques.

Mais tout comme l’Obamacare, la réforme financière marche beaucoup mieux que ce qu’imaginent tous ceux qui écoutent ce que disent les média. Parlons notamment de deux aspects importants de la loi Dodd-Frank : la création d’une agence de protection des consommateurs contre des arguments de vente financiers trompeurs ou frauduleux, et des efforts pour en finir avec le "trop grand pour s’effondrer".