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lundi 12 décembre 2016

Manifeste d’Oviedo contre la dette illégitime

Le Manisfeste d’Oviedo, signé par plus de 700 élus pour former un Front contre la dette illégitime, entre dans une nouvelle dimension. Ces dernières heures, des personnalités internationales telles que Susan George, Yanis Varoufakis, Zoe Konstantopoulou ou Tariq Ali, entre autres, ont rejoint le Manifeste d’Oviedo

jeudi 16 juin 2016

Le tour de passe-passe de Hollande pour maquiller la dette



Par Mathieu Lehot

Pour contenir la dette publique avant la présidentielle, l'exécutif a recours à un stratagème fructueux à court terme, mais très coûteux à long terme.

dimanche 5 avril 2015

La vérité sur l'économie américaine











La prochaine fois que quelqu'un vous dit que l'économie américaine connait une belle reprise, montrez-lui seulement ces 9 graphiques.

PAR AUDREY DUPERRON · 24 MARS 2015

La dette nationale a doublé depuis la récession de 2007
Bien que la Réserve fédérale et la presse insinuent régulièrement qu’une hausse des taux d’intérêt américains ne devrait plus tarder, de nombreux économistes considèrent que cette probabilité est très faible, voire inexistante.

jeudi 5 mars 2015

La BCE et la crise du capitalisme en Europe

par Clément Fontan, le 24 février

Selon Clément Fontan, la Banque centrale européenne a outrepassé ses prérogatives et a, sans contrôle démocratique, traité de manière trop différenciée l’aide qu’elle apporte aux États et celle qu’elle alloue au système financier.

En l’espace de quatre jours, l’Union Européenne a traversé un nouvel épisode marquant d’une crise longue maintenant de cinq ans. Peu après l’annonce d’un programme dit de Quantitative Easing (QE) (assouplissement quantitatif) le 22 janvier 2015 par Mario Draghi, le président de la Banque Centrale Européenne (BCE) [1], le parti de gauche radicale Syriza remportait le 25 janvier les élections législatives grecques avec une avance très confortable sur ses principaux opposants. Étant donné que les traités européens confinent la responsabilité de la BCE à la politique monétaire et l’isolent des pressions politiques en lui conférant un très haut niveau d’indépendance, on pourrait s’attendre à ce que rien n’unisse l’annonce du QE à Francfort et les résultats électoraux à Athènes. Pourtant, les liens sont étroits : le nouveau gouvernement grec d’Alexis Tsipras doit prendre en compte sa dépendance financière envers la BCE et cette dernière doit se préoccuper des risques que la crise grecque peut faire peser sur la stabilité financière de la zone euro. Cette porosité des enjeux explique les rencontres répétées et les multiples signaux envoyés par voie de presse interposée entre les nouveaux dirigeants grecs et Mario Draghi sous forme de « partie de poker » ou de « chicken game » selon les expressions journalistiques consacrées [2].

jeudi 26 février 2015

Soutenir la Grèce - Contre l’austérité à perpétuité

Par Serge Halimi, mars 2015

Appuyée par la plupart des capitales européennes, l’Allemagne n’accepte pas l’arrivée au pouvoir à Athènes d’un gouvernement de gauche déterminé à appliquer son programme. Elle prétend tirer argument de sa domination économique et financière pour contraindre la Grèce à tenir le cap d’une politique d’austérité qui l’a ruinée.

Les Grecs n’ont pas besoin qu’on leur explique la signification du terme « démocratie ». Pourtant, les leçons pleuvent sur leurs têtes depuis qu’ils ont porté au pouvoir une force de gauche déterminée à tourner le dos aux politiques d’austérité qui depuis six ans les tourmentent. Les admonestations leur sont dispensées d’autant plus copieusement que les maîtres d’école savent de quoi ils parlent. Eux qui ont imposé des traités rejetés par le suffrage populaire et renié leurs engagements de campagne sitôt leur élection acquise. Désormais, une épreuve de force les oppose à ceux qui veulent tenir ce qu’ils ont promis, et à quoi ils croient. Elle sera d’autant plus rude que ces derniers pourraient diffuser à des tiers, jusqu’alors résignés à leur impuissance, des idées menaçantes pour l’ordre social. Au-delà du sort de la Grèce, cet affrontement engage le destin de la démocratie européenne (1).

jeudi 12 février 2015

Dette Grecque : le vrai débat doit porter sur l’idée même d’une dette publique plutôt que sur la Grèce

Par Christophe D.
membre du Conseil Fédéral et signataire de la Contribution Commune

Remboursera ou ne remboursera pas ? Avec la victoire le 26 janvier du parti Syriza aux élections législatives grecques, la question du remboursement par la Grèce de sa dette publique fait débat. Alexis Tsipras, le nouveau premier ministre, a en effet annoncé lors de sa campagne électorale qu’il prononcerait un « défaut », c’est-à-dire qu’il ne rembourserait pas.
D’emblée, il faut se rassurer sur cette énième crise au sein de l’Union Européenne. Politiquement, il n’est pas question que la Grèce sorte de l’euro : cela déstabiliserait l’ensemble de l’union et serait un signal très négatif pour son avenir. Géopolitiquement, c’est totalement exclu. Les interventions rapides de John Kerry, et même de Barack Obama, viennent rappeler que les enjeux dépassent la seule Europe, dans un contexte de tensions extrêmement vives avec le voisin russe. Autant dire que l’OTAN reste d’une extrême vigilance.

lundi 8 décembre 2014

La gauche radicale a raison à propos de la dette de l’Europe

Wolfgang Münchau, rédacteur en chef adjoint du Financial Times, n’est pas un suppôt de la gauche radicale. Son dernier éditorial, dans lequel il affirme que celle-ci a raison à propos de la dette de l’Europe, n’en est que plus significatif.

Éditorialiste du Financial Times en matière d’économie européenne, Wolfgang Münchau est peu suspect de complaisance envers une gauche radicale européenne qu’il qualifie volontiers de « dure ». Dans sa contribution du lundi 24 novembre, reproduite ci-dessous, il estime pourtant qu’elle seule prône les politiques économiques qui s’imposent. (traduction Bernard Marx)

jeudi 20 novembre 2014

Pourquoi nous n’avons pas voté la Charte des États Généraux - Intervention au Bureau national du 18 Novembre 2014

Par Frédéric Lutaud, membre du Bureau national

CherEs camarades,

Nous déplorons que deux mois de contribution aux États Généraux, avec toute la richesse militante que cela représente pour notre parti, s’achèvent dans la précipitation : 48h pour déposer des amendements à une charte rédigée par un comité de rédaction restreint à la direction. Et nous devons voter dans la foulée au Bureau national sur un texte dont nous prenons connaissance à l’instant des modifications.
Sur la méthode, c’est franchement regrettable que nous ne nous donnions pas les moyens de la réflexion et du recul sur un document qui engage notre identité socialiste.

Nous découvrons un texte remanié sur de nombreux points depuis sa version précédente fournie la veille. Nous relevons des améliorations notables.
D’abord en ce qui concerne le titre où la notion de « nouveau progressisme » dans laquelle nous ne nous retrouvons pas a disparu. Y aurait-il un progressisme archaïque à opposer au « nouveau progressisme » ? Nous sommes socialistes donc progressistes. Nous l’avons toujours été. Nous n’avons pas besoin de nous justifier. Cela relève pour ainsi dire du pléonasme.
Mais surtout, si nous revendiquons sans conteste notre attachement au progrès, il ne faudrait pas que cela encourage la tentation cultivée par certains de substituer le mot « progressisme » à celui de « socialisme ». Le « progressisme » fait référence dans les esprits au blairisme et aux tentatives de recentrage que l’on a pu voir aux État-Unis.
Pour nous, le socialisme reste une idée neuve, une idée d’avenir. C’est elle que nous voulons défendre.

jeudi 13 novembre 2014

« La dette est un prétexte d’asservissement » Gabriel Colletis



PAR MATHIEU ARNAL | 15 OCTOBRE 2014 |  

Entretien avec Gabriel Colletis, professeur de sciences économiques à l’Université Toulouse I Capitole et chercheur au Laboratoire d’études et de recherches sur l’économie, les politiques et les systèmes sociaux (LEREPS). Il dresse un virulent réquisitoire contre l’« illégitimité » de la dette et plaide pour la constitution d’une société des citoyens comme nouvelle « agora » politique.

Depuis 2008-2009 et les débuts de la crise, la Troïka (Commission Européenne, Banque Centrale Européenne, Fonds monétaire International) a imposé à la Grèce différentes politiques d’austérité. Une stratégie qui ne marche pas puisque la crise de la dette grecque avait failli faire exploser la zone euro il y a deux ans. A vos yeux, cette dette est même illégitime…

La question de la dette est très ancienne puisqu’elle remonte à l’Antiquité. Il faut avoir en tête qu’un des concepteurs des lois d’Athènes, Solon (-640 -558 av. J.C), avait dénoncé ce qu’il appelait la « dette servage ». Il considérait qu’on n’avait pas le droit d’asservir quelqu’un au prétexte que cette personne devait de l’argent à un autre. Hors très souvent ce cas existe encore aujourd’hui en 2014. Les gens tombent en esclavage parce qu’ils ont des dettes ou parce que leurs parents ont contracté des dettes. Je crois que la dette est un des prétextes d’asservissement et ceci vaut aussi bien pour les individus que pour les Etats. Et de ce point de vue-là, le cas de la Grèce est intéressant. On pourrait aussi bien parler du cas de l’Argentine, de l’Equateur… Des pays qui ont été confrontés à des politiques que les institutions internationales, au premier rang desquels le Font monétaire international (FMI), ont voulu leur imposer, au prétexte que ces pays étaient endettés. La « dette prétexte » me paraît un élément déterminant. Si vous voulez qu’on vous aide à rembourser cette dette, il va falloir en contrepartie que vous meniez en œuvre des politiques d’austérité et de privatisation, c’est-à-dire autant de formes de bradage non seulement des biens publics mais surtout des communs. Le gouvernement grec s’apprête à vendre des milliers de kilomètres de littoral, c’est-à-dire quelque chose qui ne lui appartient pas puisqu’il appartient à tous les Grecs. Il se pose donc non seulement un problème de légitimité mais aussi un problème de légalité.

dimanche 2 novembre 2014

Dette : l’économie mondiale piégée dans un cercle vicieux

PAR PHILIPPE RIÈS | 01 NOVEMBRE 2014 | 

Le traitement de l'endettement par davantage de dette conduit à un constat ignoré, celui du dernier Geneva Report : sept années de crise financière globale et le “deleveraging” (désendettement) n'a même pas encore commencé. Inquiétant.

Plus de six ans après la faillite de Lehman Brothers, on pourrait croire que l’économie mondiale serait bien avancée dans la purge de l’excès généralisé d’endettement qui l’avait projetée dans la crise financière globale. Or, en dépit d’un discours omniprésent sur le “deleveraging”, la réalité est tout autre : globalement, et toutes catégories confondues (ménages, entreprises non financières, souverains et même banques), le niveau d’endettement a continué d'augmenter, pour atteindre des sommets historiques. Autrement dit, les effets dramatiques du dernier cataclysme n’ont pas encore été surmontés que les conditions d’un nouveau choc se mettent en place.
Désendettement ? Quel désendettement ?

jeudi 2 octobre 2014

La dette ou comment s'en débarrasser

A travers le monde, nombreux sont les cas d'explosion de la dette publique. Comment en sortir ?

Par François Leclerc @fdleclerc

Une surprenante découverte vient d'être effectuée au Japon : « il n'y a pas de plancher au rendement de la dette ! », se sont effarés les analystes, après avoir enregistré que la Banque du Japon venait d'acheter des titres au rendement négatif, acceptant en conséquence de perdre de l'argent... Car c'est à ce prix que la banque centrale poursuit sa politique de création monétaire destinée à sortir vaille que vaille le pays de la déflation.


dimanche 21 septembre 2014

« La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social »

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 6 SEPTEMBRE 2012

Emprunt, crédit, créanciers, débiteurs, déficits, remboursement, taux d’endettement, « pacte budgétaire »… La dette est partout, elle a envahi nos vies. Or la dette n’est pas seulement économique, elle est avant tout une construction politique. Elle n’est pas une conséquence malheureuse de la crise : elle est au cœur du projet néolibéral et permet de renforcer le contrôle des individus et des sociétés. « Le remboursement de la dette, c’est une appropriation du temps. Et le temps, c’est la vie », nous explique le sociologue et philosophe Maurizio Lazzarato (auteur de La Fabrique de l’homme endetté). Entretien.

Vous dites que l’Homo debitor est la nouvelle figure de l’Homo economicus. Quelles sont les caractéristiques de ce « nouvel homme » ?

Maurizio Lazzarato : De nombreux services sociaux, comme la formation ou la santé, ont été transformés en assurance individuelle ou en crédit. Le mode de développement néolibéral est fondé sur le crédit et l’endettement. Cette situation s’est aggravée avec la crise des subprimes de 2007. Un exemple ? La formation aux États-Unis : la Réserve fédérale (Banque centrale) a récemment évalué que le montant total de prêts aux étudiants était de 1 000 milliards de dollars [1] ! C’est un chiffre astronomique. Pour avoir accès aux services, à la formation, vous devez tout payer par vous-même. Vous devenez débiteur. Entrepreneur de votre vie, de votre « capital humain ».

mercredi 12 mars 2014

Le gouvernement prépare un plan d’austérité historique en matière de dépenses de santé

Par l'UFAL 25 février 2014

Le journal Les échos du 18 février nous annonce le projet que prépare le gouvernement Hollande/Ayrault en matière de réduction drastique des dépenses de santé. Principal poste de dépenses visées par le plan d’économies gouvernemental de 50 milliards d’euros à l’horizon 2017, les dépenses de santé – 185 milliards d’euros par an- sont une nouvelle fois dans le collimateur.

jeudi 13 février 2014

Mon épargne en danger !




Delamarche Berruyer Herlin Lecoq-Vallon Ferron Poloni
Publié le 

Débat intéressant, qui fait suite à celui-ci, avec Olivier Berruyer en invité supplémentaire. Sur la question de savoir si l’on peut parler ou non de spoliation des épargnants, en ce qui me concerne je réponds oui, naturellement. Les peuples ont été trahis par leurs dirigeants, qui non seulement sont à l’origine des dérives criminelles du secteur bancaire et financier, mais n’ont cessé de mentir ensuite pour dissimuler la profondeur de la "crise", à laquelle ils n’ont apporté aucun remède et qui par conséquent n’a fait que s’aggraver depuis 2008. Le pire est à venir !

mercredi 12 février 2014

Où en sommes-nous de la crise ? Quelles sont ses causes ? Comment en sortir ?

J’étais invité hier à m’exprimer sur ce vaste sujet par une dynamique association lilloise de retraités de l’université, toutes catégories de personnels confondues. Je ne fais que reproduire ci-dessous le plan de mon intervention. Voici également un lien vers le gros diaporama qui m’a servi de support, bourré comme il se doit de graphiques : blogcrise.pdf

Introduction : est-ce bien une « crise » ?

I. OU EN SOMMES-NOUS, EN FRANCE, EN EUROPE, ET DANS LE MONDE ? QUELQUES GRAPHIQUES COMMENTES EN GUISE DE CONSTATS.


mardi 4 février 2014

« L’austérité conduit l’Europe vers la dictature » déclare l’ancien President socialiste portugais Mario Soares, « la révolution est inévitable en Europe »

« Etat d’urgence » du Portugal à l’Europe, de Mario Soares

Mario Soares, 88 ans, ex- premier ministre, (1976-78 et 1983-1985) et ancien président socialiste de la République portugaise (1986 à 1996) , vient de publier aux « Editions de la différence » un petit livre de 140 pages qui devrait faire événement par la vigueur de sa dénonciation de « l’austérité libérale qui conduit l’Europe à la dictature ».




Politique d’austérité criminelle

« La crise de la zone euro – provoquées par l’idéologie néolibérale et par la politique d’austérité imposée principalement par l’Allemagne de la chancelière Merkel – a mené le Portugal et presque tous les autres pays de la monnaie unique à la ruine ».

« Il faut en finir avec cette crise maintenant » reprend Mario Soares le prix Nobel avec Paul Krugman. Il faut réduire drastiquement cette « maudite » politique d’austérité (qu’il qualifie même de « criminelle ») pour faire reculer la récession dans les pays en proie aux marchés spéculatifs et faire baisser le fléau du chômage. »

lundi 23 décembre 2013

La dette, quelle dette ?

En Grèce, les nouvelles élections législatives, prévues le 17 juin, se joueront sur la question de la renégociation de la dette. Les contribuables refusent en effet de continuer à « mettre de l’argent dans un puits sans fond », explique M. Alexis Tsipras, le dirigeant du parti de gauche Syriza. En France, une campagne populaire exige elle aussi un audit citoyen de la dette publique.

par Jean Gadrey, juin 2012

Un parfum de printemps 2005 ? A l’époque, le président de la République, M. Jacques Chirac, avait soumis à référendum le traité constitutionnel européen (TCE). Les médias furent unanimes : il fallait approuver le texte. La campagne se caractérisa néanmoins par une mobilisation inédite. Associations, organisations politiques et syndicales s’employèrent à décortiquer, expliquer et débattre un document pourtant peu engageant. Contre l’avis des « experts » institutionnels, les Français décidèrent de rejeter le TCE à près de 55 %.

Sept ans plus tard, il n’est plus question de traité européen, mais le chœur des éditorialistes résonne de nouveau : le fardeau de la dette impose aux peuples de se serrer la ceinture. Et, bien qu’aucun référendum n’ait cette fois été prévu pour demander aux Français leur avis sur la question, une campagne de terrain a pris le pari — délicat — d’imposer dans le débat public une question que les médias s’emploient à taire : faut-il payer l’ensemble de la dette française ?

Depuis l’été 2011, l’appel national « Pour un audit citoyen de la dette publique », rassemblant vingt-neuf associations, organisations non gouvernementales (ONG) et syndicats, et bénéficiant du soutien de diverses formations politiques (1), a été signé par près de soixante mille personnes (2). Plus de cent vingt comités d’audit citoyen (CAC) se proposant de « remplacer les agences de notation » ont été créés depuis l’automne 2011. Comment expliquer un tel engouement ?