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lundi 20 mars 2017

Elie Cohen : « Je crains une pénurie massive d’ingénieurs en Europe »


LE MONDE ECONOMIE | 20.03.2017 à 06h37 | Propos recueillis par Annie Kahn

L’économiste, directeur de recherche au CNRS et professeur à Sciences Po, affirme que les problèmes complexes d’urbanisme, de santé ou de transports, entre autres, nécessitent des réponses industrielles. La robotisation et la mondialisation ne condamnent pas les métiers industriels en France. Bien au contraire. A condition de s’adapter à la nouvelle demande.

mercredi 8 octobre 2014

La compétitivité est une idée morte

Par Thomas Coutrot, le 30 septembre

La quête de la compétitivité n’est pas seulement erronée, elle est dangereuse, parce qu’elle masque les vrais défis et les vrais enjeux de l’avenir de nos économies et de nos sociétés. Telle est la thèse que soutient Thomas Coutrot, cofondateur des Économistes atterrés et porte-parole d’Attac.

jeudi 14 août 2014

J.C. Werrebrouck : "Une crise de surproduction mondiale"

Propos recueillis par Rémy Brisson | 4 décembre 2013 |

Jean-Claude Werrebrouck revient ici sur la pensée dominante selon laquelle nous serions confrontés à une crise de l’offre, et non de la demande. Or si la déflation salariale améliore la compétitivité-prix d’un pays (souvent confondue avec la productivité), elle aboutit aussi, en comprimant la demande, à restreindre non seulement la consommation interne mais aussi les débouchés à l’export des pays concurrents. Appliquer à tous une politique mercantiliste à l’allemande ou à la chinoise est une aberration : tout le monde ne peut exporter plus qu’il n’achète… Une analyse que j’avais développée naguère dans le blog, sous le titre : "Zone euro : tous exportateurs !" OD

Le regain de compétitivité des pays d’Europe du sud provient-il exclusivement des politiques d’austérité menées par les gouvernements ou faut-il y voir également des gains de productivité ?

J.-C. Werrebrouck : Cela provient effectivement, essentiellement, de la baisse des salaires. Je pense que l’on confond beaucoup productivité et compétitivité. Il faut savoir que la compétitivité peut être obtenue par des gains de productivité, ou simplement par une baisse du coût du travail.
Avec une hausse de la productivité, le « gâteau économique » devient plus grand, pour des investissements en capital et en travail identiques. Cette part supplémentaire peut être utilisée pour baisser les prix de la marchandise produite, pour accroître les profits ou pour augmenter les salaires.

mercredi 12 mars 2014

Les allègements de charges pourront servir à verser des dividendes

(avec AFP) 07-03-2014

« L'acte politique du pacte revient à s'en remettre au seul patronat pour régler les problèmes économiques et sociaux », a estimé Thierry Lepaon

D'après Pierre Gattaz, le président du Medef, à l'origine du pacte de responsabilité, l'usage que feront les entreprises des allègements de charge ne sera pas contrôlé.

Les entreprises décideront de l'usage qu'elles feront des allègements de charges promis dans le cadre du pacte de responsabilité, y compris la distribution de dividendes, a déclaré jeudi 6 mars le président du Medef, Pierre Gattaz.

lundi 24 février 2014

Jusqu’où confier le développement aux entreprises?


"Au nom de la rentabilité à court terme, on sacrifie le développement social et environnemental à plus long terme. Les investisseurs étrangers ont quatre responsabilités vis-à-vis du développement : la première est financière, au sens du partage de la valeur économique et du paiement de l’impôt. La deuxième touche à la création d’emploi : quelles conditions réserve-t-on aux salariés et aux sous-traitants ? La troisième est sociétale et environnementale : quelle est l’utilité sociale réelle du bien ou du service produit ?"

Entretiens croisés – La tendance est à faire de l’aide publique un levier pour favoriser l’investissement privé dans les pays en développement. Et pour en assurer les « performances sociales et environnementales ». Avec quels résultats ? Quelle conception de l’entreprise ? Des questions qui méritent débat.

lundi 4 novembre 2013

Croissance, compétitivité, emploi, pourquoi ça ne peut pas marcher !

Par Frédéric Lutaud
Membre du Bureau national du Parti socialiste


Le Parti socialiste a repris à son compte les préceptes économiques hérités d’une pensée économique libérale. Le pacte croissance, compétitivité, emploi ne peut aboutir qu’à la désillusion politique et aux désaveux de son électorat. Le gouvernement laisse entendre que la croissance, garantie de la prospérité nationale, sera obtenue au prix de la compétitivité de nos entreprises avec pour bénéfice l’embauche massive de salariés. Ce serait la martingale pour résorber le chômage de masse. Malheureusement, la logique apparente de ce raisonnement est totalement erronée. Pire encore, la croissance et la compétitivité ne peuvent qu’aggraver le situation de l’emploi et dégrader nos conditionsde vie. C’est ainsi que le remède ne fera qu’empirer le mal. En fondant sa politique de relance sur un schéma de pensée dépassé, la France court à sa perte, entrainant avec elle ses partenaires économiques dans une surenchère suicidaire pour l’économie mondiale.

mardi 1 octobre 2013

Intervention au Bureau national du 1er Octobre 2013

Par Frédéric Lutaud, membre du Bureau national pour la motion4


Harlem, j’ai une question que je t’adresse personnellement.

            Bernard Cazeneuve nous a présenté le budget 2014 du gouvernement. Nous avons tous compris que sa logique comptable serait au bénéfice du pouvoir d’achat des français. Elle se propose d’être un soutien à la croissance et à la productivité pour créer de l’emploi. Bernard a même établi un parallèle avec l’Allemagne, constatant que la croissance de la France était la plus forte d’Europe juste après celle de l’Allemagne. Arrêtons nous un instant sur le contexte allemand afin de pousser la comparaison.
L’Allemagne affiche un excédent commercial de 200 milliards. Son taux de chômage est de 5,4% en 2013, contre 11% pour la France officiellement. Mais ce chiffre dissimule un taux de précarité record. Un emploi sur trois est désormais à temps partiel ou un CDD, un emploi subit. 2,5 millions de personnes sorties des statistiques du chômage travaillent pour 5 € de l’heure. L’Allemagne a fait le choix de la déflation salariale et de la précarité, autrement dit celui des travailleurs pauvres. Finalement, malgré sa croissance et la compétitivité de son appareil productif, l’Allemagne a les mêmes problèmes sociaux que nous. Elle ne fait que masquer son déficit d’emplois par une dérèglementation du marché du travail.
Ma question est donc la suivante : comment la croissance et la productivité pourrait-elle résoudre le chômage de masse en France ? Comment un budget qui se propose d’appliquer les mêmes recettes réussirait là où la première puissance industrielle d’Europe échoue ?

Cette question est restée sans réponse.

lundi 30 septembre 2013

La compétitivité comme suicidaire panique collective

Le blog de jean Claude Werrebrouck - Vendredi 27 septembre 2013

La grande presse internationale se félicite des succès croissants des pays de l’Europe du sud qui rétablissent parfois de façon spectaculaire leur balance extérieure et contribuent ainsi à la levée des doutes sur la possible pérennité de l’euro. Toute la zone euro serait ainsi sur le chemin d’une nouvelle compétitivité, et ce d’autant que l’Allemagne s’apprête à frôler pour l’année 2013 un excédent de 200 milliards d’euros.

jeudi 20 juin 2013

Rage contre la machine

Pression sur les salaires
Une récente étude de l'INSEE mettait en évidence un phénomène qui ne surprendra pas grand monde : pour la majorité de la population, le niveau de vie a tendance à baisser. A l'exception des 5% de français les plus riches, le pouvoir d'achat tend en moyenne à stagner, voire à diminuer; et cette tendance devrait continuer. Ce n'est pas une spécificité française : l'OCDE fait le même constat pour ses autres pays membres.

jeudi 16 mai 2013

Le « modèle allemand » ou comment s’obstiner dans l’erreur


par Pierre Rimbert, Le Monde Diplomatique, lundi 6 mai 2013

Il n’est pas rare qu’un personnage de Tex Avery emporté par son élan franchisse le bord d’une falaise et poursuive sa course quelques instants dans le vide avant de mordre la poussière. Les politiques d’austérité imposées aux pays européens par l’Allemagne, la Banque centrale européenne, et — avec un enthousiasme déclinant — le Fonds monétaire international (FMI) ainsi que la Commission européenne, ont-elle atteint ce point où le coureur, comprenant soudain qu’il n’a plus rien sous les pieds, jette un regard penaud avant de s’écrouler ?

dimanche 14 avril 2013

Pour en finir avec la compétitivité

Publié le 5 novembre 2012 - 12:21 par Fondation Copernic et Attac France gouvernement souhaite construire un « pacte de compétitivité » sur l’ensemble du quinquennat de François Hollande, inspiré par les mesures préconisées par le rapport Gallois. La rengaine est connue : notre pays souffrirait d’un déficit de compétitivité dû, entre autres, à un coût du travail trop élevé. Qu'en est-il vraiment ?