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dimanche 6 novembre 2016

Selon une nouvelle étude, il ne faudrait travailler que 3 jours par semaine

Une étude menée sur la productivité des employés, conduite par un chercheur de l'Université de Keio, au Japon, en collaboration avec des chercheurs australiens de l’Université de Melbourne, est parvenue à un résultat étonnant : Selon les chercheurs, le temps optimal de travail par semaine serait de… 25 heures hebdomadaires.

mercredi 11 novembre 2015

LE CHIFFRE | Ces condions de travail travail qui font perdre des années d'espérance de vie, selon une étude

Nous savions déjà que le chômage tue 14 000 français par an. Aujourd'hui des chercheurs des universités d'Harvard et de Stanford ont comparé les durées de vie des Américains, pour trouver ce qui explique les plus grands écarts. Verdict : 33 c'est le nombre d'années d'espérance de vie que peuvent perdre les salariés qui souffrent de conditions de travail stressantes. Ceux qui subissent des horaires de travail décalés, de la précarité ou des licenciements à répétition voient leur espérance de vie diminuer très fortement. A quand les estimations pour la France après 1 million de chômeurs supplémentaire depuis l'élection de François Hollande ?

jeudi 15 octobre 2015

Conférence sociale ou monologue social ?

Communiqué de la CGT

Où sont les réponses aux exigences des salariés ?

Dans nombre d’entreprises et dans les manifestations interprofessionnelles, depuis plusieurs mois, les salariés ont exprimé leurs désaccords à l’encontre des politiques d’austérité et face à la culpabilisation permanente instrumentalisée sur le "coût du travail". Ils ont exprimé haut et fort leurs exigences pour l’augmentation des salaires, des pensions, des minima sociaux, pour leurs conditions de travail, l’équilibre temps de travail et vie privée, pour l’emploi, pour des protections à l’exemple de la Sécurité Sociale, des régimes de retraite…

mercredi 10 juin 2015

Manuel Valls tourne un peu plus le dos aux salariés

PAR MATHILDE GOANEC  | 09 JUIN 2015 | 

Si Manuel Valls aime l’entreprise, il aime encore plus le patronat. Avec ses mesures pour l’emploi, le premier ministre s’attache à répondre point par point aux demandes des employeurs, quitte à détricoter un peu plus le code du travail.

samedi 16 mai 2015

En 2015, le travail tue encore

PAR MATHILDE GOANEC ET RACHIDA EL AZZOUZI  | 15 MAI 2015 |

Trente ans après la première version, la nouvelle édition des Risques du travail fait froid dans le dos, tant le livre démontre combien le travail peut gravement nuire à la santé. Un risque rendu aujourd'hui largement invisible par le recours massif à la sous-traitance. 

En 1985, un ouvrage collectif publié aux éditions La Découverte jetait un pavé dans la mare. Sobrement intitulé Les Risques du travail mais agrémenté de ce sous-titre en forme d’avertissement, “Pour ne pas perdre sa vie à la gagner”, il imposait pour la première fois pleinement le sujet dans le débat social. Une question éminemment sensible, qui passe souvent à la trappe face aux enjeux économiques et politiques.

Trente ans plus tard, alors que le chômage est au plus haut, que des pans entiers du droit du travail sont détricotés au nom de la simplification, l’ouvrage est totalement remis à jour sous la direction de la sociologue du travail Annie Thébaud-Mony, de Philippe Davezies, enseignant-chercheur en médecine et santé au travail, de Laurent Vogel, juriste et chercheur en santé au travail à l’institut syndical européen, et de Serge Volkoff, statisticien et ergonome. Ce sont à nouveau des dizaines d’auteurs qui sont mobilisés au fil des pages : chercheurs, syndicalistes, avocats, juristes, les regards sont multiples et concis et permettent de faire de ce livre un outil scientifique et militant d'envergure. 
Sur le constat, trente ans après, c'est toujours alarmant. Mediapart tente un état des lieux avec Annie Thébaud-Mony et Laurent Vogel.

lundi 3 novembre 2014

Le Medef propose de supprimer délégués du personnel et CHSCT, et de « licencier sans motif »

PAR GERARD FILOCHE | 03 NOVEMBRE 2014 | 

Le Medef vient de formuler une proposition choc (cf AFP, 28 oct. 2014)  en suggérant de ne conserver qu’une seule instance de représentation du personnel (IRP) dans les entreprises. Dans un document transmis aux cinq organisations représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC), les trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) proposent de créer un « Conseil d’entreprise » dans les entreprises de plus de 50 salariés, qui serait « l’instance unique de représentation du personnel ».

PS : c'est la dernière en date de Gattaz, la plus terrible,, le Medef propose de supprimer le motif du licenciement, je l’avais prédit c’est leur but ultime : dénoncer la convention 158 de l’OIT ! licencier sans motif c'est le comble du viol de la dignité du salarié, cela revient à avoir le droit de dire  : "dehors, on te chasse de ton emploi, et on ne te dira pas pourquoi".
Le « conseil d'entreprise » dans les plus de 50 salariés, (3% des entreprises) reprendrait l’ensemble des prérogatives dévolues jusqu’ici au Comité d’entreprise, au Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), aux délégués du personnel et aux délégués syndicaux.

mercredi 5 mars 2014

Marie-France Hirigoyen: «Des cas de plus en plus graves de harcèlement au travail»

Aujourd'hui, Marie-France Hirigoyen observe un durcissement des méthodes de management. Elle explique recevoir dans son cabinet des cas de plus en plus graves, des salariés tellement inquiets de perdre leur emploi qu’ils supportent l’insupportable.


Marie-France Hirigoyen sur le harcèlement au... par Mediapart

C’était en 1998. Marie-France Hirigoyen, psychiatre et psychanalyste, publiait Le Harcèlement moral : la violence perverse au quotidien. Un livre électrochoc : pour la première fois, on parlait de santé mentale au travail et l'on mettait en lumière l’une des violences les plus destructrices dans les entreprises. Ce livre inspirera notamment la loi française de 2002 sur le harcèlement.

Même s’il ne s’agissait pas d’un phénomène nouveau, la diffusion de ce concept scientifique dans la société ainsi que sa traduction juridique sont venues changer le regard que portent les salariés sur certaines situations vécues au travail et interpeller les entreprises quant à leurs méthodes de management. Des plaintes ont été déposées, des dirigeants sanctionnés.

Quinze ans et plusieurs ouvrages plus tard, Marie-France Hirigoyen publie dans la collection « Que sais-je ? » des Presses universitaires de France (PUF) Le Harcèlement moral au travail. En moins de 130 pages, elle fait le point sur ce fléau que la crise économique et sociale banalise. Elle décortique les origines, les conséquences, les mécanismes ainsi que les solutions apportées à ce processus complexe qui a ouvert la porte à d’autres problématiques de mal-être au travail regroupées sous le vocable de risques psychosociaux comme le burn-out.

Aujourd'hui, Marie-France Hirigoyen observe un durcissement des méthodes de management. Elle explique recevoir dans son cabinet des cas de plus en plus graves, des salariés tellement inquiets de perdre leur emploi qu’ils supportent l’insupportable.

Le Harcèlement moral au travail, Marie-France Hirigoyen dans la collection « Que sais-je ? » des Presses universitaires de France, 2014, 9 euros.


dimanche 16 février 2014

Oser réveiller la gauche

Tribune libre
Par Frédéric Lutaud
membre du Bureau national du Parti socialiste pour la motion 4

La spécificité de notre motion c'est de relever les grands défis du XXIe siècle dans un monde solidaire où l’homme n’est pas esclave du travail et de la production.

La « politique de l’offre » de François Hollande a ranimé un débat que l’on croyait enterré à gauche. La baisse substantielle du « coût du travail » va t’elle créer de l’emploi et quelles contreparties exiger ? La gauche se laissera t’elle enfermer dans un débat stérile ?

10 milliards d’exonération de cotisations familiales[1] ne reconstitueront pas les marges des PME. Même en accordant les 100 milliards d’allègements de cotisations demandés par le MEDEF, on réduirait cette fois le coût de production des entreprises de 3,5 %. Soit une misère par rapport aux variations des prix de l’énergie ou du taux de change de l’euro. Quant à la surenchère dans la baisse du « coût du travail », elle ne peut que dégrader la conjoncture internationale. Nos partenaires économiques déjà frappés par la crise seront obligés de répliquer. Une fuite en avant qui prive tous les jours un peu plus l’Europe de ses débouchés en réduisant la demande intérieure. Cette politique court-termiste est largement désavouée par les travaux récents du FMI, l’OCDE et du BIT, au point de se voir qualifiée par le prix Nobel d’économie Paul Kugman, de « scandale français ». Depuis le temps que nous accordons des exonérations au patronat nous n’avons récolté que le chômage de masse.


vendredi 24 janvier 2014

Plus de 3 millions de Français au bord du burn-out


Plus de 3 millions d'actifs ont un risque élevé de faire un burn-out, selon une étude publiée mercredi 22 janvier par le cabinet Technologia. A l'occasion de cette étude, ce cabinet de prévention des risques professionnels lance un appel pour la reconnaissance par les autorités de ce syndrome d'épuisement professionnel.

Technologia s'est fondé sur un sondage mené auprès de 1 000 actifs. Il en ressort que 12,6 % d'entre eux encourent un burn-out, ce qui, rapporté à l'ensemble de la population, porte le nombre de personnes concernées à 3,2 millions d'actifs.

Le cabinet d'experts, qui est notamment intervenu chez France Télécom après la vague de suicides de 2008-2009, relève que le risque de burn-out, caractérisé par un travail excessif et compulsif, est particulièrement élevé chez les agriculteurs (23,5 %), devant les artisans, commerçants et chefs d'entreprise (19,7 %) et les cadres (19 %). Viennent ensuite les ouvriers (13,2 %), les professions intermédiaires (9,8 %) et les employés (6,8 %).

Souffrance au travail : de plus en plus de médecins censurés sur demande des employeurs


Des médecins du travail et des généralistes sont accusés par des entreprises de violer la déontologie médicale. Celles-ci font pression en portant plainte auprès de l’Ordre des médecins. Objectif : faire modifier des certificats médicaux en effaçant tout lien entre l’état de santé du patient et son travail. Ou obtenir que les récalcitrants soient blâmés. Dominique Huez, médecin du travail à la centrale nucléaire de Chinon, vient d’être ainsi condamné par l’Ordre suite à la plainte d’un employeur. Enquête sur des pratiques qui risquent d’avoir de graves conséquences sociales et environnementales.


dimanche 24 novembre 2013

Michel Sapin sait-il de quoi il parle ?

Le constat accablant d'un ministre du travail 
sans solution pour l'emploi

FORUM ÉCO - Libération - Commentaires de Frédéric Lutaud, membre du Bureau national du Parti socialiste pour la Motion 4

Le ministre du Travail était l'invité du Forum Eco de «Libération» pour débattre de la crise de l'emploi. Voici ce qu'il fallait retenir de son intervention par Libération.

Venu débattre avec l’économiste Jean-Paul Fitoussi au Forum Eco, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a précisé sa vision de la crise de l’emploi - et de ses "solutions". Extraits.


lundi 4 novembre 2013

Croissance, compétitivité, emploi, pourquoi ça ne peut pas marcher !

Par Frédéric Lutaud
Membre du Bureau national du Parti socialiste


Le Parti socialiste a repris à son compte les préceptes économiques hérités d’une pensée économique libérale. Le pacte croissance, compétitivité, emploi ne peut aboutir qu’à la désillusion politique et aux désaveux de son électorat. Le gouvernement laisse entendre que la croissance, garantie de la prospérité nationale, sera obtenue au prix de la compétitivité de nos entreprises avec pour bénéfice l’embauche massive de salariés. Ce serait la martingale pour résorber le chômage de masse. Malheureusement, la logique apparente de ce raisonnement est totalement erronée. Pire encore, la croissance et la compétitivité ne peuvent qu’aggraver le situation de l’emploi et dégrader nos conditionsde vie. C’est ainsi que le remède ne fera qu’empirer le mal. En fondant sa politique de relance sur un schéma de pensée dépassé, la France court à sa perte, entrainant avec elle ses partenaires économiques dans une surenchère suicidaire pour l’économie mondiale.

mardi 30 juillet 2013

Les Français travaillent plus qu'on ne le croit

Le temps travaillé augmente constamment
La Tribune - Giulietta Gamberini | 29/07/2013

Les 35 heures sont habituellement dépassées en France, tant sur la semaine ordinaire que sur l'année effective, selon la Dares. Depuis 2003, les salariés français travaillent de plus en plus et, dans leur ensemble, ont des semaines normalement plus chargées que la moyenne de leurs collègues européens.

mardi 25 juin 2013

Le diagnostic sur le temps de travail de la Motion 4 confirmé par des experts allemands

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En Allemagne est paru le Manifeste pour surmonter le chômage de masse rédigé par deux éminents professeurs d’économie : Dr Heinz-J. Bontrup et Mohssen Massarat, respectivement membre expert sur ​​la réforme de l'Union économique et monétaire européenne et ancien professeur de sciences politiques et d'économie à la Faculté des sciences sociales de l'Université d'Osnabrück.
Ce document d’une clarté édifiante démontre :

• Que l’Allemagne malgré son excédent commercial rencontre les mêmes problèmes que la France concernant le chômage de masse : « Tout compris, le déficit d’emploi dans sur le marché du travail allemand a été en 2010 de l’ordre de 5,9 millions d’emplois manquants. Une situation catastrophique pour le marché du travail. Si on ajoute à cela les multiples revenus du travail précaire de l’automobile, les pseudo-auto entrepreneurs au chiffre des entrepreneurs et des membres de leur famille qui les épaulent, chiffre qui en 2010 était d’au moins 4,4 millions de personnes, la vue d’ensemble s’assombrit encore ».

vendredi 5 avril 2013

Quand le travail nous épuise

Etre heureux en entreprise, mission impossible ? 
L’apparition de nouvelles maladies, comme le «burn-out», témoigne de l'émergence d'un mal-être moderne au travail.

LIBÉRATION - AURA FERNANDEZ RODRIGUEZ, avec THÉO ALLEGREZZA
étudiants en master journalisme à Sciences Po Paris







«Le bonheur, j’ai plutôt le sentiment qu’il s’est dissous dans l’entreprise». François Dupuy, sociologue, n’y allait pas avec le dos de la cuillère, mercredi 3 avril, lors du Forum Eco de Libération à Sciences Po.