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mardi 14 octobre 2014

Et la monnaie dans tout ça ?

Par Fabien Hassan Date de publication : 10 October 2014

"si la finance est hors de contrôle, c’est parce que la monnaie est hors de contrôle. Plus précisément, l’Etat a perdu le contrôle de la création monétaire, désormais déléguée au « marché », c'est-à-dire aux banques."

Le 15 septembre 2008, il y a six ans, Lehman Brothers s’est effondrée. Depuis, malgré un tsunami de réformes, le système financier n’a pas été transformé. Pour changer la finance, peut-être faut-il modifier notre compréhension fondamentale du système financier. Ce retour aux fondamentaux a conduit les réformateurs ainsi que les banquiers centraux à se focaliser sur la monnaie elle-même. De façon intéressante, ces nouvelles pensées s’accompagnent de nouvelles méthodes de production et de diffusion de la connaissance, et de nouveaux moyens pour faire entrer ces idées dans l’agenda politique. Ce mois-ci, ce blog vous présente les acteurs les plus dynamiques, entreprenants et rafraichissants du paysage progressiste en finance et leur dernier grand succès : une reconnaissance importante de leurs idées par la Banque d’Angleterre.



vendredi 3 octobre 2014

Aspects politiques du plein emploi


par Michal Kalecki

Bien que la motion 4 ne partage pas entièrement le diagnostic de Kalecki quand il considère que « la demande effective pour les biens et services peut être augmentée au point où le plein emploi est atteint » (nous avons toujours défendu l’ajustement  du travail sur la demande, autrement dit le partage du travail pour atteindre le plein-emploi), cet article reste d’une grande clairvoyant, rétrospectivement. Il est traduit depuis cette version anglophone. Michal Kalecki (22 juin 1899 – 18 avril 1970) était un économiste polonais. Cet essai a d’abord été publié dans le Political Quarterly en 1943 ; il est reproduit ici pour un objectif éducatif non-lucratif. Une plus courte version de cet essai1 fut publiée dans La Dernière Phase de la Transformation du Capitalisme (Monthly Review Press, 1972).


I

1. Une solide majorité des économistes est maintenant d’avis que, même dans un système capitaliste, le plein emploi peut être assuré par un programme de dépenses gouvernementales, étant supposé qu’il existe un plan opérationnel pour employer toute la force de travail existante, et étant supposé un approvisionnement suffisant des matières premières étrangères nécessaires en échange d’exportations.

dimanche 21 septembre 2014

« La dette neutralise le temps, matière première de tout changement politique ou social »

PAR AGNÈS ROUSSEAUX 6 SEPTEMBRE 2012

Emprunt, crédit, créanciers, débiteurs, déficits, remboursement, taux d’endettement, « pacte budgétaire »… La dette est partout, elle a envahi nos vies. Or la dette n’est pas seulement économique, elle est avant tout une construction politique. Elle n’est pas une conséquence malheureuse de la crise : elle est au cœur du projet néolibéral et permet de renforcer le contrôle des individus et des sociétés. « Le remboursement de la dette, c’est une appropriation du temps. Et le temps, c’est la vie », nous explique le sociologue et philosophe Maurizio Lazzarato (auteur de La Fabrique de l’homme endetté). Entretien.

Vous dites que l’Homo debitor est la nouvelle figure de l’Homo economicus. Quelles sont les caractéristiques de ce « nouvel homme » ?

Maurizio Lazzarato : De nombreux services sociaux, comme la formation ou la santé, ont été transformés en assurance individuelle ou en crédit. Le mode de développement néolibéral est fondé sur le crédit et l’endettement. Cette situation s’est aggravée avec la crise des subprimes de 2007. Un exemple ? La formation aux États-Unis : la Réserve fédérale (Banque centrale) a récemment évalué que le montant total de prêts aux étudiants était de 1 000 milliards de dollars [1] ! C’est un chiffre astronomique. Pour avoir accès aux services, à la formation, vous devez tout payer par vous-même. Vous devenez débiteur. Entrepreneur de votre vie, de votre « capital humain ».

mardi 2 septembre 2014

La chute de la France

Par paul Krugman | 28 Août  2014 | 
Traduction par Sylvie Tassin | Article en version originale ici 

François Hollande, président de la France depuis 2012, aurait pu être un espoir. Il a été élu sur la promesse de tourner le dos aux politiques d’austérité qui ont tué le redressement économique trop bref et insuffisant de l’Europe. Dans la mesure où la justification intellectuelle de ces politiques ne tenait pas et était vouée à  s’écrouler rapidement, M.Hollande aurait pu être le meneur d’un bloc d’états exigeant un changement de politique. Or le destin en a décidé autrement. Une fois au pouvoir M. Hollande a promptement plié, cédant complètement aux demandes de davantage d’austérité.

vendredi 21 mars 2014

Troïka : conclusions et recommandations du Parlement

SESSION PLÉNIÈRE Communiqué de presse 13-03-2014
Affaires économiques et monétaires / Politique de l'emploi  

La "Troika" (Commission, BCE, FMI) a aidé quatre pays pendant la crise et a permis d'éviter que celle-ci ne s'aggrave. Mais des faiblesses dans sa structure et ses méthodes de travail n'ont pas favorisé une adhésion au niveau national et ont mis à mal la transparence et la responsabilisation, indique un rapport d'enquête du Parlement. Dans une deuxième résolution, les députés soulignent les impacts négatifs du travail de la Troïka sur l'emploi et demandent une révision des mesures.


dimanche 16 février 2014

Oser réveiller la gauche

Tribune libre
Par Frédéric Lutaud
membre du Bureau national du Parti socialiste pour la motion 4

La spécificité de notre motion c'est de relever les grands défis du XXIe siècle dans un monde solidaire où l’homme n’est pas esclave du travail et de la production.

La « politique de l’offre » de François Hollande a ranimé un débat que l’on croyait enterré à gauche. La baisse substantielle du « coût du travail » va t’elle créer de l’emploi et quelles contreparties exiger ? La gauche se laissera t’elle enfermer dans un débat stérile ?

10 milliards d’exonération de cotisations familiales[1] ne reconstitueront pas les marges des PME. Même en accordant les 100 milliards d’allègements de cotisations demandés par le MEDEF, on réduirait cette fois le coût de production des entreprises de 3,5 %. Soit une misère par rapport aux variations des prix de l’énergie ou du taux de change de l’euro. Quant à la surenchère dans la baisse du « coût du travail », elle ne peut que dégrader la conjoncture internationale. Nos partenaires économiques déjà frappés par la crise seront obligés de répliquer. Une fuite en avant qui prive tous les jours un peu plus l’Europe de ses débouchés en réduisant la demande intérieure. Cette politique court-termiste est largement désavouée par les travaux récents du FMI, l’OCDE et du BIT, au point de se voir qualifiée par le prix Nobel d’économie Paul Kugman, de « scandale français ». Depuis le temps que nous accordons des exonérations au patronat nous n’avons récolté que le chômage de masse.


dimanche 3 novembre 2013

Comment l’élite dirige le monde

Les révélations de Karen Hudes employée de la Banque mondiale

Vers une « affaire Snowden » puissance 10 ! Karen Hudes est diplômée de la Yale Law School et elle a travaillé dans le département juridique de la Banque mondiale depuis plus de 20 ans. En fait, quand elle a été congédiée pour avoir dénoncé la corruption à l’intérieur de la Banque mondiale, elle occupait le poste de Conseillère Senior.

Elle était dans une position unique pour voir exactement comment l’élite mondiale dirige le monde, et les informations qu’elle révèle maintenant au public sont absolument stupéfiantes.

Selon Hudes, l’élite utilise un noyau très serré des institutions financières et des méga-sociétés pour dominer la planète. Le but est le contrôle. Ils veulent nous asservir tous à la dette, ils veulent asservir tous nos gouvernements à la dette, ils veulent rendre nos politiciens accros aux énormes contributions financières qu’ils canalisent dans leurs campagnes. Puisque l’élite détient aussi toutes les grandes sociétés de médias, les grands médias ne nous informent jamais de ce secret : il y a quelque chose de fondamentalement mauvais dans la manière dont notre système fonctionne.

La plus grande escroquerie de l'histoire de l'humanité

Les secrets cachés de l'argent - Mike Maloney

« Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire. Car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin. » Henry Ford