samedi 26 septembre 2015

Pour un nouveau groupe parlementaire à gauche

  
Par Sergio Coronado, Député de la 2e circ. des Français de l’étranger, Amérique latine et Caraïbes (groupe Ecologiste) , Philippe Noguès, Député de la 6e circ. du Morbihan (ex-PS) , Isabelle Attard , Députée de la 5e circonscription du Calvados (groupe Ecologiste) et Jacqueline Fraysse, Députée de la 4e circ. des Hauts-de-Seine (groupe Gauche démocrate et républicaine) 10 septembre 2015

Face à la «caporalisation» du groupe socialiste, quatre députés proposent de créer à l’Assemblée nationale une alliance «rouge-rose-vert» afin de mener une politique anti-austérité, écologiste et sociale.

Pour un groupe «rouge-rose-vert» à l'Assemblée

Face au désenchantement, au fossé qui ne cesse de se creuser entre les citoyens et les politiques, aux sentiments d’insécurité et de déclassement social qui s’expriment dans notre pays, il n’est plus possible de rester sans réagir.

Députés, nous constatons que les frontières des groupes constitués ne permettent pas qu’une offre politique alternative à la politique du gouvernement se fasse entendre. Face à la «caporalisation» du groupe socialiste majoritaire, à l’implosion du groupe écologiste, à l’absence de taille critique des autres groupes de gauche, il est urgent de faire bouger les lignes.

Nous voulons co-construire - dans le respect de chacun - une démarche politique cohérente et collective, qui ne soit pas seulement d’opposition mais surtout force de propositions.

Nous refusons de rester impuissants jusqu’à la fin du quinquennat, chacun dans son groupe parlementaire, satisfait de l’atomisation des initiatives critiques à gauche.

Nous proposons de créer un groupe rouge-rose-vert afin d’exprimer, avec efficacité, les aspirations de la société. Il ne s’agit pas, ici, de ralliement à un quelconque groupe existant mais d’une démarche unitaire concrète permettant la naissance d’un nouveau groupe ouvert aux élus choisissant de s’engager dans la voie d’une politique anti-austéritaire, écologiste et sociale.
A gauche nous sommes, en effet, de plus en plus nombreux à plaider pour une refondation et à partager le sentiment de l’urgence de l’engager. Quand certains font le pari de rebâtir sur les ruines de leurs propres partis après 2017, nous affirmons, nous, notre volonté d’agir dès aujourd’hui et de tout faire pour éviter le cataclysme annoncé.

Nous croyons au dépassement des chapelles politiques ainsi qu’à celui des formes traditionnelles d’engagement et de militantisme. Nous croyons au renouveau démocratique.

A quelques semaines de la COP 21 qui va se dérouler en France, il nous apparaît urgent de réinventer un nouveau modèle économique, écologique et social. Des solutions existent qui passent par une transformation du système productif, une adaptation des modes de vie et un partage plus équitable des ressources que les politiques d’austérité imposées actuellement, et la dictature du PIB, ne permettent pas.

Nous souhaitons, de fait, défendre, au-delà d’un simple verdissement du système actuel, une économie réellement juste et soutenable, qui permettra aux hommes et aux femmes de vivre bien, sans compromettre le bien-être de ceux qui vivront demain.

Députés issus de différents courants de la gauche, riches de la diversité de nos familles politiques, engagés pour un développement économique et social soutenable, nous entendons symboliser et représenter à l’Assemblée nationale les voix qui réclament une alternative.

Nous montrerons qu’une autre politique est possible, qui puisse redonner confiance en l’avenir et constituer un rempart contre la montée de l’extrême droite.

Nous appelons ainsi à la création d’un nouveau groupe parlementaire, composé de tous ceux qui n’acceptent pas la dérive libérale du gouvernement et qui refusent la résignation, le renoncement à  leurs valeurs et à leurs convictions. Il est temps d’agir et de réagir. Ne pas s’engager, c’est accepter la déroute annoncée et demeurer sourd à l’exigence exprimée par nos concitoyens d’un tel rassemblement.

Nous savons que la construction d’une alternative de gauche et écologiste n’est pas chose facile. Mais là où nous pouvons agir, dans les communes, les départements, les régions et au Parlement, il est de notre devoir de tout faire pour contribuer à reconstruire l’espoir. On ne peut pas appeler au rassemblement tous les quatre matins et quand les conditions le rendent possible, ne pas en prendre l’initiative pour en faire un des leviers d’une politique de transformation. Pour notre part, nous y sommes prêts.

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