jeudi 21 mai 2015

Intervention à l'Assemblée Fédérale de Paris le 19 mai

François Hollande avait déclaré au Bourget : "Mon adversaire c'est la finance".
Nous avons un autre adversaire plus insidieux et d'autant plus redoutable : la domination de la pensée libérale qui s'est insinuée jusque dans notre parti.
Elle s'appuie sur de soi-disant théories économiques démenties par les faits et dont des économistes de plus en plus nombreux contestent le caractère scientifique.
Elle tente de se justifier en invoquant le réalisme.
Il n'y aurait pas d'autre choix que de se plier aux exigences de la finance et du marché.
C'est le fameux TINA, "There is no alternative", "Il n'y a pas d'autre choix" de Margaret Thatcher.
Mais alors, s'il n'y a pas d'autre choix, à quoi servons nous ?
À quoi sert la politique ?
À quoi sert la démocratie ?
Ce n'est plus que du théâtre.
Nous ne sommes pas ici pour être les gestionnaires d'une société dominée par les forces de la finance, du marché, des grands groupes.
Pour ma part, je n'accepte pas cette résignation.
J'appelle donc ceux qui ne l'acceptent pas non plus à voter jeudi pour une motion qui, au delà de son texte, est conduite par des personnes ayant montré par leurs votes au Parlement qu'il n'étaient pas résignés non plus.
Vous l'aurez compris, j'appelle à voter pour la motion B

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